Coriolan Invité
 | Sujet: Re: La Bibliothèque Jeu 19 Mai - 8:17 | |
| Coriolano hocha lentement la tête une fois que son homme de main se fut retiré. Oui... Matteo aurait un rôle à jouer. Sans doute plus important qu'il ne le supposait et infiniment plus dangereux également. Pour tout dire, Coriolano n'aurait pas voulu être à sa place pour le moment. Mais le Prince savait aussi que ces rôles seraient ammenés à changer. L'immobilité. La plus grande de ses ennemis. Combien de fois, au cours des années précédentes, avait-elle failli lui coûté la vie ? L'existence était mouvement et l'oublier était le seul péché en ce monde, Coriolano en était chaque jour un peu plus convaincu. L'espace d'un instant, ses pensées se dirigèrent vers le dirigeant actuel de la famille Adorasti, Elio. Il en savait très peu à vrai dire, ignorant jusqu'à son apparence physique. Il ne pouvait bien entendu pas demander à Matteo de lui faire un rapport circonstancié sur l'homme, il faudrait à un moment ou à un autre, s'y confronter. Une ou deux passes d'armes, rien de plus.*Tout viendra en son temps.* Sur ces mots, Coriolano s'étira longuement, tel un chat, et sorti à son tour de la bibliothèque. Autant profiter, à présent, de cet agencement bien ordonné qu'était devenu le palais.[Le Grand Hall] |
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Samuele di Grazziano Prince - Ca'Grazziano

Nombre de messages: 41 Statut: Modo Date d'inscription: 18/10/2007
 | Sujet: Re: La Bibliothèque Mer 5 Mar - 16:46 | |
| [L'Etage Inférieur - Le Petit Salon-Bibliothèque] Il s’était arrêté en haut des marches, afin de s’assurer que la Marquise le suivait bien. Après quoi, le Prince daigna rejoindre la bibliothèque, poussant la porte sans la refermer, pour la Grâce qui la franchirait bientôt. D’un seul regard, il balaya la pièce ; dans les tons rouges, quelques fauteuils parsemés ça et là, au fond se trouvait un large bureau, sur lequel il avait mis à plat bien des affaires. Il vint y prendre appui, debout, bras et pieds croisés, faisant face à l’entrée de la bibliothèque pour accueillir Ligeia. Cependant, son regard ne tarda pas à s’égarer sur le sol, le projetant des années en arrière, alors qu’à Versailles, il la rencontrait. Ils n’auraient plus tant de temps, désormais, tant de liberté. Avait-il des regrets ? Oh non, jamais. A Venise, tout restait à faire et elle devait le savoir tout aussi bien que lui. Quelques minutes de réflexion passées, Samuele, alerté par des pas, releva le menton et sourit instantanément à l’arrivante. Un sourire particulier, qui, exceptionnellement, ne présageait rien de mauvais. Le sourire d’un homme à qui l’absence d’une amie avait parfois arraché des soupirs. Il attendit que la porte soit refermée pour lâcher, d’une voix sans mystère :« Eh bien, nous y sommes arrivés, finalement. » Il l’invita à s’installer ; lui resta à sa place. Réjoui de la retrouver pour un temps, mais s’attarder aurait été contraire à sa nature, aussi la malice ne tarda pas à plonger de nouveau dans son regard, alors qu’il en revenait à la petite Baronne. Simple introduction.« J’ai cru bon de raccourcir cet entretien qui, déjà, avait bien trop duré. Je vous plains d’ailleurs d’y être arrivée avant moi. » , il se rappela les bribes de discussions qui lui étaient parvenus, « Mais dîtes-moi donc, quel plaisir que de s’improviser donneuse de conseils, n’est-ce pas ? Et cette Donatella… » S’il avait été incapable de retenue, Samuele, à cet instant, arborerait probablement un sourire jusqu’aux oreilles. Il ne se moquait pas de son amie – ou si peu – mais était curieux de savoir ce qu’elle avait pensé de la Baronne après cet échange. |
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