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Calle Bardini

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Du Bout des Doigts



Inscrit le : 11 Avr 2005
Messages : 379
Statut : Admin

MessageSujet: Calle Bardini   Lun 18 Avr - 2:02

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Giuseppe
Invité




MessageSujet: Re: Calle Bardini   Mer 4 Mai - 21:06

[Premier Post]

Giuseppe referma délicatement la porte de sa résidence derrière lui. Un frisson le parcourut. Il observa un instant le soleil, dont les quelques rayons avaient bien du mal à le réchauffer par cette journée d'hiver.

Vêtu d'un long manteau de voyage qui lui donnait une allure quelque peu massive, il coiffa son chapeau et se dirigea lentement vers le bord du canal. Son regard vide semblait indiquer que son esprit vagabondait, probablement vers une contrée lointaine au climat plus chaleureux.

Ses pas résonnèrent sur le pavé, et il s'approcha d'un ponton où l'attendait une barque. Il glissa dans celle-ci avec une agilité surprenante au regard de sa silhouette. Sans mot dire, il s'assit, et la frêle embarcation se mit doucement à naviguer sur les eaux sombres de la lagune. Elle prit la direction de la Place saint Marc …


[Place St Marc - Rive du Grand Canal devant le Palais des Doges]
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Giorgio
Invité




MessageSujet: Re: Calle Bardini   Mer 25 Mai - 9:04

[Premier Post]

Giorgio s'engouffra en coup de vent dans la rue, un panier rempli de nourriture sous un bras, un deuxième rempli d'effets divers pour l'entretien de la maison de son maître sous l'autre. Il était vêtu d’une culotte et d’une veste en lin de couleur écru, ses cheveux retombant librement sur ses épaules.

Il marchait rapidement dans la rue en vérifiant une dernière fois qu'il n'avait rien oublié. La perspective de devoir retourner au marché ne l’enchantait guère mais il préférait encore cela que d’être pris en faute par le médecin à cause d’un objet important qu’il aurait oublié de rapporter.

Satisfait par cet examen, comme par les trois autres qu’il avait effectués depuis les cinq dernières minutes, il releva la tête et franchit en quelques enjambées de sa démarche gracieuse si particulière la distance qui le séparait de la porte de la maison du médecin.

Il l’ouvrit et pénétra dans l’ombre de la demeure en prenant garde à épousseter ses pieds avant d’entrer.


[maison du médecin - étage inférieur - escalier]
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Muzio Barrozi
Médecin



Inscrit le : 14 Mai 2005
Messages : 717

MessageSujet: Re: Calle Bardini   Ven 27 Mai - 19:12

[Chambre de Muzio]

La porte se referma avec le léger grincement qui lui était familier. Tranquille, Muzio s'apprêtait à héler un gondolier lorsqu'il sentit que quelqu'un le tirait doucement par la manche. Il baissa les yeux et découvrit un petit garçon qui ne devait pas avoir dix ans, mais déjà l'air dégourdi caractéristique des gamins de milieu modeste. D'ailleurs, les guenilles qu'il portait attestaient plus d'un milieu miséreux que modeste... L'enfant, d'une voix appeurée, le supplia sans interruption de venir. Doucement, Muzio le fit taire et répondit:

"Très bien, je viens, je viens... Où a-t-on besoin de moi, petit ?"

Son père était tombé d'une meule, jambe saignant à flot, incapacité de se relever. Bouche d'Ombre. Bouche d'Ombre ? Le médecin n'avait aucune idée d'où cela pouvait se situer. Cependant, il n'allait pas se laisser arrêter pour si peu; attrapant le garçon par le bras, il le hissa dans une gondole et y monta à ses côtés.


"Quartier de la Bouche d'Ombre." annonça-t-il en répétant mot à mot les instructions du petit.

Le gondolier eut une drôle de tête en observant tour à tour les habits du médecin et l'enfant. Muzio haussa un sourcil: qu'est-ce que sa destination avait d'étrange ? Il commença à s'inquièter de l'endroit où il allait atterrir, mais le cacha et esquissa un sourire rassurant à l'enfant.


[Quartier de la Bouche d'Ombre; ruelle de l'Ours]
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Une mauvaise herbe est une plante dont on n'a pas encore trouvé les vertus.
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Matteo Salvanti
Homme de Main - Ca'Grazziano



Inscrit le : 02 Mai 2005
Messages : 390
Statut : Assassiné le 5 février 1744 en soirée au Jardin du Castello.

MessageSujet: Re: Calle Bardini   Jeu 10 Nov - 21:14

[Le Ponton]

Matteo lança quelques pièces au gondolier, le quittant sur un sourire enjôleur. Fort esthétique pour un homme de sa condition. Malheureusement, les élégantes embarcations étaient loin d'être discrètes - ce qui, en soi, n'était pas un si vilain défaut - mais, surtout, pas des plus sécuritaires pour le genre d'activités auxquelles auraient bien voulu se livrer le jeune homme. Peu importait, la Sérénissime foisonnait en alléchantes opportunités, le joli gondolier saurait vite trouver remplaçant.

Les yeux tournés vers le ciel, le blondinet déambula dans les rues étroites, son regard s'attardant parfois sur les passants qui croisaient sa route. Une bien jolie bonne rougit lorsqu'il lui adressa son sourire le plus charmeur et s'empressa de s'éloigner, disparaissant derrière une porte. Une moue dépitée aux lèvres, Matteo commençait presque à se décourager quand, soudain, lui apparut une vision angélique. À la fenêtre se tenait une jeune fille, d'une jeunesse exquise, d'une pureté à couper le souffle! Ces joues aux courbes douces! Cette bouche qu'on aurait voulu baiser sur le champ! Voilà ce qu'il lui fallait. Une jouvencelle que le Sauveur des libertins saurait convertir aux plaisirs de l'amour!

S'arrêtant tout net, le garçon se plaça sous la fenêtre et déclama d'une voix vibrante:


" Mais doucement! Quelle lumière jaillit par cette fenêtre? Voilà l'Orient, et Juliette est le soleil! Lève-toi, belle aurore! "
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La mia lealtà appartiene a soltanto un padrone. Lasci l'altro timore me e la casa del di'Grazziano.
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Matteo Salvanti
Homme de Main - Ca'Grazziano



Inscrit le : 02 Mai 2005
Messages : 390
Statut : Assassiné le 5 février 1744 en soirée au Jardin du Castello.

MessageSujet: Re: Calle Bardini   Mar 15 Nov - 0:46

Les vers de Matteo eurent l’effet escompté sur sa belle car un sourire illumina son doux visage. Son expression enchantée se transforma en profond dépit lorsque son aimée disparut de sa vue… pour bientôt revenir et lui faire signe d’attendre. C’était beaucoup plus qu’il ne l’avait espéré! La jeune fille était plus audacieuse que certaines jouvencelles de son âge qui se contentaient bien souvent de rougir à ses avances et de détourner le regard, cachant leurs joues rosies par le plaisir derrière un éventail ou une main coquette.

Le blond mit de l’ordre dans sa tenue, ajustant son pourpoint et lissant sa tignasse rebelle qui lui donnait des airs de mauvais garnement ou de jeune poète insouciant, au choix. Il avait tout de l’amant se présentant à la demeure de sa demoiselle, le Roméo attendant que daigne le rejoindre sa Juliette… ne manquait qu’un seul élément qui aurait pu compléter ce tableau idyllique. Jetant un coup d’œil autour de lui, le jeune homme repéra une jardinière, accrochée à une fenêtre. Un instant plus tard, il était de retour devant la porte, son bouquet improvisé à la main, fin prêt pour une petite séance d’amour courtois.

Entendant le pas léger de la jolie brune, Matteo poursuivit son envolée lyrique toute shakespearienne:


" Voilà ma dame! Oh! voilà mon amour! Ah! si les étoiles se substituaient à ses yeux, en même temps que ses yeux aux étoiles, le seul éclat de ses joues ferait pâlir la clarté des astres, comme le grand jour, une lampe; et ses yeux, du haut du ciel, darderaient une telle lumière à travers les régions aériennes, que les oiseaux chanteraient, croyant que la nuit n'est plus. "
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Anteo Za
Invité




MessageSujet: Re: Calle Bardini   Mar 15 Nov - 23:15

[Premier Post]

Le hasard avait mené Anteo jusqu'ici, ne connaissant pas encore la ville, il avait demandé au gondolier de le déposer la où bon lui semblerait. Il fallut que ce soit ici. Anteo sauta de la gondole regagnant sol, il réajusta son long manteau.

*La soirée promet d'être très fraîche*

Il fouilla dans sa poche et y délogea deux pièces qu'il donna généreusement au gondolier lui adressant un "Merci" presque inaudible, il inspira profondément l'air frais puis il se mit en marche sans vraiment savoir où il allait, préférant découvrir la ville de lui-même.

*Le gondolier était loin de la vérité cette ville est encore plus belle que ce qu'il m'a raconté.*

Un petit ruissellement d'eau courrait le long de la rue sûrement de la neige fondue, Anteo leva ses yeux vers le ciel et le soleil semblait ne plus y être, il devait sûrement s'apprêter à se cacher derrière l'horizon. Il marchait tout en observant chaque maison visiblement très impressionné...
Il finit par arriver non loin d'un homme qui un bouquet de fleurs à sa main, clamait ses sentiments à une jeune femme plus haut sur un balcon. Pendant un moment il pensa qu'il allait recevoir un seau d'eau usagée sur son joli petit minois mais il n'en fut rien, la jeune femme semblait au contraire apprécier. Le jeune homme apparemment habile avec les mots attisa la curiosité d'Anteo, il s'en approcha sans se soucier de savoir qu’il serait vu ou pas. Une lueur qui pétillait dans ses yeux trahissait ses intentions.
Etait-il trop curieux ?
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Eva Call
Invité




MessageSujet: Re: Calle Bardini   Ven 18 Nov - 19:38

[Chambre d'Eva]

Eva sortit dans la ruelle, un manteau sombre jeté sur ses épaules. La fraicheur ambiante la fit frissoner légèrement ; un passant aurait, en la regardant, une vision angélique et émouvante, elle inspirait naturellement cette envie de la protéger. Elle regarda autour d'elle. En cette douce fin de soirée, le soleil rougeoyait à l'horizon et conférait à la rue une atmosphère qu'elle jugea parfaitement romantique - cette pensée lui arracha un sourire.
Elle se dirigea à pas mesurés vers l'endroit où se tenait le jeune Salvanti, et, lorsqu'elle fut sûre qu'il l'avait vue, elle esquissa un sourire timide.
Cependant, elle croisa un jeune homme d'allure toute aussi agréable qui s'approchait. Une lueur étrange brillait dans les yeux du bel inconnu.
Eva le salua d'un sourire charmant, mais elle continua d'avancer vers Matteo, tout en ralentissant. Quand elle ne fut plus qu'à quelques pas de lui, elle s'arrêta, feignant l'hésitation. Un regard au jeune homme charmeur suffit pour la persuader qu'elle allait passer une agréable soirée, sûrement bien plus agréable que toutes les soirées passées dans la rue, il n'y avait pas si longtemps que ça.
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Bertucci
Invité




MessageSujet: Re: Calle Bardini   Ven 18 Nov - 22:17

[Place St Marc - Nord]

Le hasard faisait décidément bien les choses, comme l'avait fait remarquer l'aventurier à Silvio Da Pontalcone au caffé Florian. Il venait d'apercevoir son hôte précédent, le petit blond, ce cher Matteo Salvanti, un bouquet à la main. Mais celui-ci n'était plus en compagnie de la même jeune femme rousse, mais d'une autre jeune femme, toute aussi charmante. Bertuccio nota au passage que cette dernière était une vraie beauté.

*Décidément, ce Monsieur Salvanti a le don de cultiver ses relations..."

Il remarqua aussi un troisième personnage, un jeune homme qui observait la scène avec curiosité. Devait-il s'approcher et tenter de une conversation ?

*Pourquoi pas ?*

Et pourquoi ne pas aussi se rappeler au bon souvenir de Monsieur Salvanti ? Il aborda le jeune homme, un peu à l'écart, qui lui parut sympathique, à première vue.

"Monsieur, seriez-vous en quête de compagnie ? Vous semblez bien seul et je vous vois observer avec curiosité une de mes connaissances. Permettez-moi de vous introduire..."

Il se tourna alors vers Matteo et sa compagne.

"Madame, pardonnez-moi de troubler votre entretien, mais je retrouve ici Monsieur Salvanti, une de mes récentes connaissances vénitiennes..." dit-il en s'inclinant devant la jeune femme.

Il ajouta, en se tournant vers Matteo : "La jeune femme rousse vous a donc abandonné ?"

*Quel hypocrite tu fais...*

Il n'était pas dans la nature de Bertuccio de jouer ainsi la carte de l'hypocrisie. La nouvelle compagne de Matteo n'allait peut-être pas apprécier d'apprendre qu'elle n'était pas la première conquête de la journée ! Mais l'aventurier avait encore en tête le départ de Matteo du caffé, cinq minutes après l'avoir invité à sa table. Une petite mesquinerie de plus...Venise avait décidément une bien mauvaise influence sur lui.

(le tour de post pour ce sujet est : Matteo, Anteo, Eva, Bertuccio)
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Matteo Salvanti
Homme de Main - Ca'Grazziano



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Statut : Assassiné le 5 février 1744 en soirée au Jardin du Castello.

MessageSujet: Re: Calle Bardini   Lun 21 Nov - 2:39

Son bouquet à la main, Matteo admira la jeune fille du balcon alors qu’elle se dirigeait vers lui. Il remarqua le gracieux sourire qu’elle adressa à un second jeune homme. Un rival? Le blond n’était pas friand des conflits ou des compétitions futiles, lorsque son adversaire était d’une pareille beauté. Un sourire entendu retroussa ses lèvres rosées. Sa belle semblait bien ouverte pour une jeune femme de sa condition. Peut-être ne serait-elle pas rebutée par le fait qu’un autre s’ajoute à leur couple. Pour sa part, Matteo était de nature généreuse et ne dédaignait aucuns plaisirs, qu’ils fussent multiples ou plus intimes. Il était tout à fait prêt à partager, tant qu’il n’était pas mis de côté, ce qui n’arrivait jamais, considérant sa grande ardeur et ses habiletés manuelles.

S’inclinant galamment devant l’adorable domestique, l’homme de main lui tendit son bouquet et s’apprêtait à s’introduire lorsque surgit soudain Monsieur Farieli. Si un divertissement à trois était fort agréable, un quatrième convive était de trop. Manœuvrer devenait moins aisé, le plaisir en était diminué plutôt que décuplé. Et puis, cela ne seyait pas à une dame (car autrement, il n’était pas certain que le garçon n’aurait pas aussitôt rejeté une telle éventualité).

Mais ce fut la pique qui lui fut lancée qui le décida à exclure l’aventurier de toute récréation qui eût pu suivre. Lui qui avait eu la naïveté de croire l’homme intègre! Cette attaque était d’une bassesse, non seulement pour Matteo, mais également pour sa délicieuse compagne. Si Farieli était trop maladroit pour trouver chaussure à son pied, ce n’était certainement pas au blond Don Juan d’en paître! Ce n’était tout de même pas entièrement de sa faute s’il connaissait un tel succès auprès de la gent féminine et encore moins de la sienne si l’autre homme ne savait pas s’y prendre correctement. Il pourrait peut-être condescendre à lui donner une leçon ou deux lorsqu’il ne serait pas occupé… ce qui était loin d’être le cas en ce moment.

Malgré son mécontentement, le jeune homme accorda un sourire gracieux au nouveau venu et s’exclama :


« Monsieur Farieli, quel plaisir que de vous retrouver sitôt. J’ose croire que c’est ma présence vous a manquée pour que vous cherchiez à la retrouver aussi vite! Au risque de vous décevoir, je suis déjà forcé de vous quitter. J’attendais que Mademoiselle soit prête pour l’emmener en promenade et vous savez qu'un gentilhomme tel que moi ne peut rater de rendez-vous en si charmante compagnie! »

Sur ce, le garçon salua les deux hommes d'un « Messieurs » courtois avant de prêter son bras à sa charmante compagnie en question, dans le but de la conduire jusqu'aux jardins publics. L'endroit rêvé pour tout rendez-vous galant.

[Jardins Publics]
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Anteo Za
Invité




MessageSujet: Re: Calle Bardini   Mer 23 Nov - 18:44

La demoiselle du balcon était maintenant en bas dans la rue toute prête à se laisser séduire par le jeune homme blond au bouquet de fleurs. La jeune femme qui était sans conteste très belle lui adressa un sourire, il répliqua d'un hochement de tête et d'un sourire qui creusa dans sa joue droite une fossette.
Il admirait la démarche de la jeune femme tout en se disant que le blondinet était chanceux...

Anteo perdu dans les méandres de ses pensées sursauta lorsque une troisième personne vint l'aborder, il se laissa un temps de réflexion histoire de ne pas paraître incohérent lorsqu'il prendrait la parole.

Il observa l'homme qui lui parlait. La bouche close il ne fit rien qu'un instant avant d'étirer ses lèvres dessinant un sourire d'amusement. La première impression que dégagea cet homme était tout bonnement plaisante, chaleureuse avec un physique de bandit et ses manières directes
Il répondit d'un ton rieur.


"Bonsoir, Monsieur. En quête de compagnie ? Dites-vous ? Hé bien dans l'idée d'une balade j'y avait inclus aussi des rencontres effectivement. Et comme vous dites j'observe... j'observe les coutumes Vénitiennes."

Acheva t'il sur cette pointe d'humour.
Il reprit :


"Oui bien sur pourquoi pas."

Il imita son interlocuteur se retournant vers ce Monsieur Salvanti, il s'inclina encore devant la demoiselle.
Lorsque l'homme qui lui avait parlé sans même se présenter, évoqua une deuxième femme qui serait apparemment la première conquête du Monsieur Salvanti.
Anteo ne put s'empêcher de sourire, il se moquait ouvertement de la situation...
Il planta alors son regard bleuté dans celui de la jeune femme pour espérer voir une probable réaction de jalousie, de colère ou autre.
Le Salvanti laissa son bouquet de fleurs pour le bras de la jeune femme, il semblait pressé de partir ne laissant pas vraiment le choix à la jeune femme.


"Au plaisir Monsieur Salvanti"

Répliqua t'il en réponse au "Messieurs" qu'il avait ajouté avant de partir.
Il se retourna vers le dénommé Farieli, laissant son visage traduire ses pensées qui se voulaient interrogatrices et désireuses d'en savoir plus.
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Eva Call
Invité




MessageSujet: Re: Calle Bardini   Sam 26 Nov - 20:15

Eva n'était qu'à quelques pas de Matteo lorsqu'un inconnu aux traits rudes aborda le jeune homme et lui parla d'une récente conquête, après s'être adressé à elle. La jeune fille esquissa une révérence et réprima sans peine un sourire.
Une jeune femme rousse ? La servante aux traits d'ange avait une fois de plus la preuve que le sieur Salvanti était fidèle à sa réputation.
Elle admira la politesse forcée et l'hypocrisie parfaite dont faisait preuve le galant jeune homme, et opta donc pour la même réaction : elle fit semblant de n'avoir rien entendu.
Elle prit le bouquet que lui offrait Matteo avec plaisir et, approchant les fleurs de son délicat visage, sentit la délicieuse odeur.
Puis elle releva la tête et détailla discrètement les deux nouveaux arrivants. Le premier, celui qui avait abordé Matteo, avait le visage d'un aventurier, d'un homme au parlé franc. Il lui inspirait confiance. Le second, restant un peu en retrait, était celui-là même qu'elle avait croisé, auquel elle avait souri. Il l'admirait, elle l'avait lu dans ses yeux.
Avant de suivre Matteo, elle salua les deux hommes d'un sourire - de ce sourire si charmant. Puis, de sa voix douce :


"Messieurs..."

[Jardin Public]
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Bertucci
Invité




MessageSujet: Re: Calle Bardini   Mer 30 Nov - 22:28

"Bonne promenade..."

Bertuccio lança ces derniers mots sur un ton ironique, regarda quelques instants les jeunes gens s'éloigner, puis se retourna vers l'inconnu, un sourire aux lèvres.

"Délicieux personnage, n'est-ce pas ?"

Tout aussi délicieux que sa compagne, d'ailleurs. Quoique la jeune femme lui avait laissé une impression troublante. Elle semblait trop parfaite, trop sucrée, trop douce, trop...angélique. L'aventurier rejeta toutes ces pensées qui lui traversaient l'esprit pour se concentrer sur l'homme qui lui faisait face.

"Mais je ne me suis pas présenté : Bertuccio Farieli. Nouveau venu à Venise, et pas encore rompu aux "coutumes vénitiennes."

Tout en prononçant ces dernières paroles, l'aventurier ressera les pans de sa cape. Il faisait vraiment froid, et le petit vent qui soufflait était glacial, bien que les hautes maisons de la ruelle le coupât un peu.
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Anteo Za
Invité




MessageSujet: Re: Calle Bardini   Dim 11 Déc - 14:36

Il faisait froid et la fatigue de sa journée se faisait sentir dans ses mollets qui, tétanisés par le froid, étaient restés contractés.
Cet homme méritait d'être connu mais pas dans un froid comme celui ci.
Anteo était quelque peu frileux et la nuit qui s'annonçait froide...


"Oui c'est cela, délicieux.." souffla t'il.

L'homme se présenta enfin, comme étant un certain Bertuccio Farieli.
Anteo saisit l'opportunité pour se présenter à son tour.
Il clama d'une voix plus forte et vive que précédemment.


"Enchanté Monsieur Farieli, je suis Anteo"

Il posa sa voix puis reprit tout en s'inclinant légèrement en avant.


"Anteo Zanichelli"

Acheva-t'il d'une façon théâtrale.
Il reprit la parole sans plus attendre.


"Je suis également nouvel arrivant en ville, j'espérais faire de fructueuses rencontres et je crois que c'est chose faite."

Dit il en souriant.
La curiosité de l'acteur le poussa à poser une question qui lui brûlait paradoxalement les lèvres par ce froid.


"Je n'ai pu m'empêcher de remarquer que vous connaissiez ce Monsieur Salvanti..."

Il gardait en suspens ses idées pour pousser son interlocuteur à se livrer et puis cela faisait une bonne entrée en matière.
Il était clairement visible qu'Anteo avait froid sous son maigre manteau, il aurait pu proposer de discuter dans un siège confortable devant un feu de cheminée aux braises rougeoyantes mais il ne connaissait pareil endroit.
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Basileo
Invité




MessageSujet: Re: Calle Bardini   Mar 13 Déc - 0:55

[Ca'Adorasti]


D'un pas énergique et rapide Basileo Orio Valcarenghi fit son apparition au bout de la Rue. Slalomant habilement entre les nombreux badauds, il progressait à bride abattue. Le froid constituait son principal carburant. Echapper à l'oppressante emprise de la rudesse hivernale était actuellement sa seule motivation. Plus que quelques pas et il serait arrivé à destination.

Mais brusquement, le regard de Basileo se posa sur un visage. Stupeur. Un vestige du passé venait de resurgir. Les souvenirs se pressaient dans l'esprit du riche marchand. Cependant, le doute n'était pas permis. Il n'avait pas changé.

Basileo ralentit son allure. Il hésita, puis bifurqua pour se retrouver aux côtés de Bertuccio. Interrompant la conversation, il posa une main ferme sur l'épaule de l'Aventurier.


"Farieli... Décidément, la chance ne semble guère vouloir vous quitter. Alors toujours en vie, apparemment?"

Large sourire de Valcarenghi. Il regarda son interlocuteur des pieds à la tête. Il semblait bien se porter... Comment un homme aussi prompt à sortir sa rapière, aussi fidèle aux champs de duel, pouvait être encore de ce monde? Basileo pensait sincérement qu'il avait passé de vie à trépas depuis belle lurette...

"Je m'attendais à tout, sauf cela... Mais que faites-vous donc à Venise?"
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Calle Bardini

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