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 Etage Privé - La Chambre de la Courtisane

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Graziella Rivieri
Courtisane


Nombre de messages: 113
Date d'inscription: 03/09/2005

MessageSujet: Re: Etage Privé - La Chambre de la Courtisane   Dim 10 Déc - 20:09

"Merci Lea, voilà qui est plus agréable à entendre." dit-elle quand sa servante lui assura qu'elle était toujours splendide.

De la part de la courtisane, ce n'était pas de la vanité mal placée, mais son charme était son outil de travail. Sans cela, elle ne serait pas où elle était aujourd'hui. Cela dit, Lea savait parfaitement qu'elle comptait sur son honnêteté pour parer au moindre défaut.

Une fois sa robe de jour enfilée et ajustée, Graziella regarda le reflet que lui rendait le miroir. Il n'y avait presque plus trace de cernes et de nuit blanche.


"Ah, que ferai-je sens toi, c'est parfait."

Elle laissa sa servante prendre connaissance de la liste des remèdes. Elle pensait bien qu'il devait rester de l'écorce de saule pour une tisane, mais il allait falloir en racheter. Mais Lea savait mieux qu'elle et elle lui faisait confiance pour trouver le tout au Rialto.

"Bien." dit-elle quand elle obtint une nouvelle fois le serment de silence de Lea.

"Va maintenant, ne traîne pas." dit-elle en l'entraînant vers la sortie.

La courtisane arrêta au passage une petite bonne qui semblait plus essoufflée qu'à la normale et lui demanda d'apporter prestement une tisane d'écorce de saule dans la chambre bleue.


[Chambre Bleue]

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Luciano di Lorio
Ami de la Famille Adorasti - Ca'Adorasti


Nombre de messages: 166
Date d'inscription: 04/07/2005

MessageSujet: Re: Etage Privé - La Chambre de la Courtisane   Dim 16 Mar - 2:28

[Affaires discrètes]

À présent parfaitement détendu, Luciano s’était allongé aux côtés de sa compagne, son corps comme son âme assouvis après un si agréable moment. À la fois homme de plaisir et de devoir, pour rien au monde n’aurait-il négligé l’une de ses passions au profit de l’autre, toutes deux étant également essentielles à son existence. S’il méprisait la tiédeur et la tempérance, il n’en pensait pas moins qu’un excès de zèle comme de libertinage pouvait mener quiconque à sa perte. Il tentait par conséquent de préserver un équilibre parfois précaire entre agrément et obligation. Ce rendez-vous avec la courtisane avait su lui faire oublier les rigueurs des derniers jours et il lui en était infiniment reconnaissant. Peut-être pourrait-il même affronter un nouvel entretien avec son jeune protégé sans ressentir la moindre impatience devant des faveurs souvent évoquées, mais jamais accomplies…

Tournant la tête vers Graziella, le regard gris apprécia les courbes voluptueuses lui étant offerts avant que sa main ne les caresse, à la manière à la fois affectueuse et respectueuse qu’on employait pour cajoler un chat, somptueusement étalé sur ses genoux.


« N’est-ce pas tout à notre honneur que de nous soucier de votre satisfaction? Ne nous tenez pas rigueur de notre désir de vous plaire, à vous comme à vos semblables, Madame. Nous, membres du sexe fort, savons fort bien combien les vôtres, une fois déçues, peuvent répandre des calomnies à notre compte, » déclara-t-il, en songeant à ces maîtresses dépitées, racontant leurs mésaventures au cœur d’un salon bondé.

Il fallait être bien sot pour sous-estimer le pouvoir de quelques allusions mal placées, celles-ci ayant déjà détruit la réputation de bien des hommes. Heureusement, il semblerait qu’aucune des conquêtes du baron n’ait eu à se plaindre en ce domaine, car jamais n’avait-il été inquiété par quelque rumeur au sujet de sa virilité… Il accepta avec gratitude la collation, l’exercice lui ayant creusé l’estomac, puis répondit à la question qui lui était posée :


« Certainement et soyez certaine que vous serez la bienvenue dans ma loge, si par miracle, mille aux galants ne s’étaient pas déjà offerts de vous convier dans la leur. »

Un sourire retroussa ses lèvres lorsqu’il crut bon d’ajouter :

« La mienne présente toutefois un avantage indéniable puisqu’il est possible que vous y rencontriez Monsieur Scaligeri, loin du brouhaha des couloirs et du foyer. Je compte l’inviter aujourd’hui même et lui mentionnerai que vous pourriez faire connaissance en privé, à condition, bien sûr, que vous consentiez à ma proposition. »
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Graziella Rivieri
Courtisane


Nombre de messages: 113
Date d'inscription: 03/09/2005

MessageSujet: Re: Etage Privé - La Chambre de la Courtisane   Mer 9 Avr - 16:37

[Affaires discrètes]

Allongée aux côtés du baron, légèrement tournée vers lui, la courtisane apprécia la caresse de ses yeux puis de sa main sur son corps alangui. Un peu de tendresse n'avait jamais été de refus après l'amour. Certains protecteurs recouvraient une sorte de gêne et se pressaient de partir après leur tête-à-tête. Que l'on prenne son temps avec elle, de façon raisonnable bien sûr, ses journées étient chargées, était un signe de respect qu'elle appréciait. Le baron faisait partie de ceux là, cela expliquait pourquoi il faisait parti de ses favoris. Il allait sans dire que la générosité du baron di Lorio y jouait aussi pour beaucoup.

Graziella appela une servante qui apporta un plateau de fruits et de biscuits sans s'attarder ni regarder aucun des deux corps nus se prélassant sur le lit. La jeune femme tendit la main, se penchant un peu plus sur Luciano et attrapa un biscuit avant de s'étendre de nouveau à ses côtés, le dos relevé contre les oreillers.


"Vous n'avez pas tort, Baron... Certains ont vu leur réputation souffrir de quelques révélations embarrassantes..." dit-elle glissant le biscuit sur ses lèvres, un sourire amusé éclairant son visage.

"... en ce qui me concerne, vous imaginez bien que seule leur performance n'en était pas la cause..." ajouta-t-elle, laissant planer la fin de sa phrase.

La jeune femme grignota un coin du biscuit et sourit d'entendre qu'il serait là à la représentation du soir à la Fenice et qu'il l'y invitait. Une flamme d'intérêt alluma son regard quand il précisa que Scaligeri y serait également. La courtisane fit mine de réfléchir un instant, le sourire au coin des lèvres.


"Et bien... je pense que.. la personne m'ayant déjà invitée ne m'en voudra pas de le délaisser quelques instants, le temps pour moi de visiter quelques loges accueillantes..." répondit-elle, son regard glissant lentement sur le baron.

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Luciano di Lorio
Ami de la Famille Adorasti - Ca'Adorasti


Nombre de messages: 166
Date d'inscription: 04/07/2005

MessageSujet: Re: Etage Privé - La Chambre de la Courtisane   Jeu 26 Juin - 4:52

Un plateau fut apporté aux deux amants par une domestique à la discrétion exemplaire, offrant à Luciano un choix déchirant entre ces victuailles et sa délicieuse hôtesse. Certains appétits ayant déjà été amplement rassasiés et l’heure se faisant tardive, il fit preuve de résignation et opta pour les fruits posés près de lui. Ce rendez-vous avec Graziella n’était malheureusement qu’un intermède, certes fort agréable, et il lui faudrait bientôt retrouver son quotidien truffé d’intrigues à dénouer ou à fabriquer de toutes pièces. Ces « révélations embarrassantes » évoquées par sa compagne agirent comme rappel à l’ordre et le laissèrent vaguement songeur quant aux confidences qu’ait pu divulguer la jeune femme à son propos.

« Je ne doute aucunement de votre clairvoyance lorsqu’il s’agit de dévoiler ces secrets auxquels vous et vous seule avez accès, ma chère. Une femme détenant un pouvoir tel que le vôtre sait en user à bon escient sans quoi jamais ne serait-elle l’objet des faveurs dont on vous couvre. »

Pas tout à fait une menace, peut-être seulement une légère allusion à cette discussion au sujet d’une dague volatilisée. Le baron accordait sa confiance à Graziella depuis longtemps déjà, mais il n’était toutefois pas dans sa nature de se départir totalement de sa vigilance.

Un coup d’œil à l’horloge lui indiqua qu’il n’avait déjà que trop abusé de la générosité de son hôtesse. Il se releva donc, tout en prêtant oreille à la réponse de son interlocutrice au sujet de la Fenice. Réponse peu surprenante, puisque la Rivieri étant chaque fois la première invitée à chaque évènement de quelque envergure. Se penchant vers sa maîtresse, l’aristocrate caressa doucement sa joue, une lueur de convoitise brillant à nouveau dans son regard.

« J’ose espérer que la personne vous ayant invitée vous permettra d’échanger quelques mots avec d’aussi aimables gentilshommes que Monsieur Scaligeri et moi-même. Seul un malotru accaparerait une dame de votre qualité toute une soirée, faisant fi des déçus n’ayant pu paraître avec elle à leur bras… et vous ne méritez pas de tel mufle pour compagnie. »

Démontrer une certaine possessivité faisait bien entendu partie de ses propres habitudes, qu’il considérait comme naturelles chez lui mais inadmissibles de la part d’autrui. Déposant un baiser sur ces lèvres parfaites, il esquissa un sourire avant de prendre son congé.

« Il me faut à présent vous quitter, Madame, mais j’escompte vous revoir ce soir, pour le plaisir que m’apporte votre présence autant que dans le but de vous introduire à mon jeune compagnon. Si, par malheur, votre hôte se révélait par trop jaloux, n’hésitez pas à m’en faire part. Je serai heureux de lui signifier la grossièreté de tant d’insistance. »

[Ailleurs]
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