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 Etage Inférieur - Le Salon-Bibliothèque

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Muzio Barrozi
Médecin


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Date d'inscription: 14/05/2005

MessageSujet: Re: Etage Inférieur - Le Salon-Bibliothèque   Sam 31 Mai - 16:18

A son tour, Muzio rit un peu.

« Justicier de l'ombre ? Cela n'est guère en accord avec mon caractère. Pourtant, s'il fallait faire justice... Eh bien, il me semble que dans l'ombre cela serait plus facile. Mais la solution la plus facile à un problème complexe est nécessairement mauvaise, sans doute. »

Les paroles de Iago l'avaient profondément touché. Cet homme avait la faculté d'analyser les notions les plus complexes et de les lui rendre intelligibles. Et, si le médecin trouvait parfois les discours de Iago un peu obscurs, un peu abstraits, celui-ci lui parlait directement. Une certaine émotion avait même saisi Muzio en entendant parler de ce Bien absolu.

« Mais celui qui veut suivre le Bien absolu et renonce à utiliser le Mal, celui qui fait le Bien même au Mal, il renonce donc à toute justice ? Je ne crois pas, vous le savez, en l'existence d'une justice divine. Alors n'opposer que le Bien absolu au Mal, n'est-ce pas se montrer complice du Mal lui-même ? Et, ce faisant, le Bien absolu ne se montre-t-il pas plus terrible encore que le Bien qui s'accorde des déviances ? »

Ces enchaînements de paradoxes lui étaient douloureux. Déchirants. Il eut un sourire un peu triste.

« Ah, il n'y a qu'avec vous que je me prends à désespérer du Bien, vous savez. »

Mais il se ressaisit bien vite, et d'un ton plus joyeux:

« Pourtant, je ne devrais pas aujourd'hui ! Le jour où j'assiste à une naissance est normalement un jour gonflé d'espoir... Je doute que ce soit votre avis... » ajouta-t-il en souriant.

Il imaginait très bien les diatribes que pourrait lui servir Iago, sur les hommes qui multipliaient leur pourriture par le biais de leur progéniture, et qui s'émerveillaient devant un petit être fort laid d'avoir su lui donner la chance de faire perdurer cette espèce pervertie... Pourtant, peut-être n'aurait-il pas parlé ainsi de l'enfant du prince Elio.
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Iago degli Albizzi
Gentilhomme - Ca'Grazziano


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MessageSujet: Re: Etage Inférieur - Le Salon-Bibliothèque   Jeu 5 Juin - 11:06

Muzio était incontestablement quelqu’un de bon. Il n’y avait qu’à le voir s’inquiéter de ses questions pour en être persuadé. Et Iago ne put s’empêcher de sourire légèrement à le voir continuer de s’interroger sur le Bien et le Mal.

"Si cela peut vous rassurer, je ne pense pas que le Bien absolu se fasse complice du Mal. Car si le Bien ne fait pas le Mal, cela ne l’empêche pas de dire ce qu’il pense.
Comment dire… par exemple, si quelqu’un se fait battre dans la rue, la réaction du bien relatif sera de se précipiter sur celui qui frappe et de le frapper à son tour.
La réaction du bien absolu ne sera pas d’ignorer la scène, parce qu’il ne peut pas faire de mal. Ce serait de la lâcheté, ou de l’indifférence, pas du Bien. Il demandera peut-être à celui qui fait du mal de cesser, il essayera peut-être de lui faire comprendre pourquoi c’est mal. Peut-être même ira-t-il jusqu’à s’interposer quitte à recevoir lui-même les coups. Cela est le Bien absolu. Je ne pense pas que l’on puisse dire que ce soit être complice du mal. Qui peut affirmer que quelqu’un qui fait le mal arrêtera de le faire plutôt parce qu’il a été menacé ou plutôt parce qu’il a été touché par un exemple de bonté extrême ?

Mais vous vous rendez compte, j’imagine que quelqu’un capable d’agir ainsi tout le temps ne vivra sans doute pas très longtemps…"

Mais le médecin s’était repris tout seul et optait pour une vue très optimiste sur la naissance. Vue à laquelle Iago répondit par un petit "hum" assez sceptique.

"Oui, en effet n’est-ce pas… Je ne vois pas trop ce qu’il y a d’heureux dans la vision d’un être brailleur, témoignage cruel des ambitions abjectes de ses géniteurs. D’autant que l’enfant n’a absolument rien demandé et va être obligé de vivre un nombre bien trop considérable d’années de martyre tout cela à cause de l’égoïsme de deux personnes.
Et puis il est tellement facile de se servir d’un petit machin qui pense à peine tout seul pour régler ses comptes…"

La dernière phrase, un peu elliptique, avait subitement perdu de son ironie pour ne garder que de l’amertume. Il s’arrêta et ne reprit qu’après un instant, comme avec hésitation.

"Je ne voulais pas qu’il ait d’enfant, vous savez ? Je savais qu’il en aurait, il n’y a pas d’autres solutions, mais… je ne le voulais pas. Vraiment pas. J'espérais que cela n'arriverait jamais, qu'il...."

Il n'était pas besoin de préciser qui était le "il"

"Quelle stupidité…"

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Muzio Barrozi
Médecin


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MessageSujet: Re: Etage Inférieur - Le Salon-Bibliothèque   Jeu 5 Juin - 21:14

Un sourire discret accompagna l'illustration de Iago. Quelques semaines plus tôt, Muzio avait rafistolé le gentilhomme au Castello, où il avait effectivement essuyé des coups sans répondre autrement que par la parole. Ainsi Iago mettait-il en oeuvre ses théories.

« Je vous remercie. » murmura-t-il tandis que la discussion suivait déjà son cours.

Iago ne lui épargna pas sa vision de la procréation, et Muzio ne cacha plus son sourire, amusé d'avoir si bien deviné la position de son compagnon. Pourtant... Pourtant, c'était bien autre chose que de l'ironie qui venait maintenant. Oui, le médecin avait également deviné cela. Il s'était demandé, à un moment, pourquoi Iago refusait tellement l'idée que le prince ait une descendance. Il lui semblait, à lui, que son bonheur serait grand si un ami venait à avoir un enfant. Mais, évidemment, son caractère était très éloigné de celui des personnes concernées, et les amitiés qu'il entretenait tout autant. Finalement, il avait compris intuitivement beaucoup plus que raisonnablement ce qui effrayait Iago.

Les deux derniers mots de Iago flottèrent un instant dans la pièce, tandis que Muzio observait le feu, songeur. Le silence était souvent sa réponse la plus vraie. Il reprit néanmoins pour indiquer:


« C'est une fille. Elle a déjà beaucoup de prénoms, attendez... Athénaïs, Maria, Amélia et... ah... Carmela, oui c'est cela. Carmela Maria Amélia. Ses yeux sont très clairs et je crois qu'ils le resteront, mais ses cheveux sont de jais. »

Il évita de préciser davantage le tableau émouvant de cette famille balbutiante, et ne jugea pas plus nécessaire d'indiquer combien Elio semblait fier de sa paternité. Une fierté qui ne devait rien au rang, mais tout à la nature, à la nature d'homme-animal.

« Mais il n'y a pas de raison pour que le prince soit changé. » ajouta-t-il après une hésitation, se demandant s'il avait bien le droit de dire cela. « L'amour, l'affection, toutes ces choses, échappent aux mathématiques: cela se multiplie, mais ne se divise jamais. Cela vous semble un peu mièvre, sans doute, mais je crois que c'est vrai. »

Il jeta un coup d'oeil à Iago puis reporta le regard sur les bûches qui se consumaient lentement.

« Dans une naissance, je ne vois pas d'égoïsme. Ne dit-on pas "donner la vie" ? Certes, elle nous est plutôt imposée ! Et certes, cela ressemble parfois à un cadeau empoisonné. Mais c'est aussi l'occasion de donner une nouvelle chance à... à l'humanité, peut-être. L'idée d'une chaîne, d'un relais vers... je ne sais pas, le mieux. J'ai une vision très belle et très peu scientifique de la procréation. » avoua-t-il avec une mimique désolée.

Il se redressa, se secoua et conclut:

« Enfin, vous et moi, nous avons laissé cette noble tâche à d'autres. »
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Iago degli Albizzi
Gentilhomme - Ca'Grazziano


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MessageSujet: Re: Etage Inférieur - Le Salon-Bibliothèque   Mer 18 Juin - 14:09

Iago eut une expression de dérision à la dernière phrase du médecin.

"Oui, en effet. Je pense que mes parents seraient prêts à payer plutôt que d’avoir à me présenter à une jeune fiancée. A moins que ce ne soit une fois de plus un grand jeu pour…" Un frisson glacé courut le long de sa colonne vertébrale. "Non, non. Aucune chance."

Il reprit du café comme si l’amertume de la boisson pouvait faire passer l’amertume qu’il ressentait.

"Mais vraiment je ne comprends pas votre optimisme. Votre raisonnement sur l’amour qui se démultiplie, oui. Car cela est visible. Plus un être est aimé et aime plus il est capable d’aimer. L’amour est une question d’entraînement plus que d’autre chose.
Mais pour les enfants…"

Iago réalisa soudaine que Muzio ne connaissait peut-être pas si bien les horreurs qui pouvaient se dérouler d’être les belles façades des familles de la noblesse. Et pourtant, il n’arrivait pas à imaginer que la situation puisse être fondamentalement différente dans les familles de la bonne bourgeoisie citadine ou du peuple.

"Les enfants ne sont que des jouets entre les mains de leur parent. Il n’y a rien de plus facile que de les tirer d’un côté ou de l’autre. Ce sont des morceaux d’argiles malléables, et lorsqu’il y a des comptes à régler entre les parents, quoi de plus facile que de se servir des enfants, ces choses entre les deux ?

La fille d’un Adorasti et d’une Grazziano… Bien sûr l’Elio que je connais ne lui fera jamais de mal. Il sera peut-être même touché, fier, que sais-je. Il l’aimera sans doute. Mais il l’aimera aussi parce qu’elle est sa fille, une Adorasti.
Même si la Princesse est d’une bonté extrême, et accepte que sa fille soit élevée comme une Adorasti… Elle aime tellement son frère, elle ne voudra pas que sa fille ne connaisse pas sa famille Grazziano.
Et la famille Grazziano… Croyez-vous vraiment qu’elle laissera la fille de sa fille devenir une parfaite Adorasti ?
La grossesse de la Princesse est si étrange. Peut-être n’aura-t-elle pas d’autres enfants, pas de fils. Samuele, lui, a une hypothétique fiancée. Mais auront-ils une descendance ?

Vous imaginez ? La petite Athénaïs Maria je ne sais plus trop quoi, seule héritière des deux familles ? Qui épousera-t-elle ? Un homme qui servira les intérêts des Grazziano ? des Adorasti ? Et elle, préfèrera-t-elle Florence, Naples ?

Cette enfant est née avec le poids de la haine de deux familles sur la tête. Croire que sa naissance pourrait permettre de réconcilier deux familles, tient de l’utopie.
Ce qui a réconcilié les Capulets et les Montaigu, c’est la mort de Roméo et Juliette. Pas la naissance d’un enfant. Et parce qu’ils s’aimaient, et que les deux familles étaient en bout de souffle à force de se tuer. Il n’y a pas de tel sentiment entre Elio et son épouse, et les deux familles sont en pleine expansion.

La seule chose que l’on puisse souhaiter à cette enfant, c’est l’immense chance d’avoir des parents qui aient assez d’affection pour elle, de manière à ce que le calvaire qui, inexorablement, l’attend, ne commence que le plus tard possible."

Iago soupira puis se frotta énergiquement les paumes des mains contre les yeux. Sa manière à lui de se forcer à ne pas s’enliser dans des pensées peu agréables.

"Vous comprenez ? Je ne crains pas vraiment qu’Elio change. Je crains que la situation ne modifie son comportement. Et voir un enfant pris entre Elio et sa femme, ce serait… insupportable."

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Muzio Barrozi
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MessageSujet: Re: Etage Inférieur - Le Salon-Bibliothèque   Sam 21 Juin - 21:35

L'un des traits de caractère que Muzio s'efforçait de cultiver était la lucidité. Et l'un des traits de caractère propres à Muzio était la confiance qu'il avait dans les grandes choses de la vie. Conjuguer ces deux qualités représentait un exercice de chaque instant.

Le médecin avait écouté son ami - oui, il s'autorisait à penser que la relation qui le liait à Iago était bien de l'amitié - sans cesser de le regarder, les sourcils légèrement froncés. Le tableau était sombre et corrodait les belles pensées qu'avait eu Muzio. Non, même s'il avait toujours su que l'héritière du prince portait un lourd fardeau, jamais il n'en avait pris conscience à un tel point.

Contrairement à ce que pouvait penser Iago, les choses étaient bien différentes pour les familles n'appartenant pas aux grandes noblesses du pays. Bien sûr, les parents avaient une certaine ambition pour leurs enfants et les mariages d'amour n'étaient pas forcément les plus nombreux. Néanmoins, jamais les luttes familiales n'atteignaient des extrémités telles que celles décrites par Iago.

La lucidité se mêlait d'un certain abattement qui altérait sa foi infuse. Il songea soudain qu'il aurait peut-être mieux valu pour Athénaïs Adorasti qu'il ne soit pas démené pour la ramener à la vie. Sa pensée l'effraya.


« Je comprends maintenant, je crois que je comprends. » acquiesça-t-il assez gravement. « Cela m'apparaît... », et ce sentiment était très éloigné de son caractère, « cela m'apparaît comme un cercle, vicieux et absurde, la fatalité... Un cercle qui ne pourrait se briser qu'avec la mort, selon vous. Et dire que beaucoup envient la petite princesse... »

Dieu que les hommes savaient compliquer la vie et la rendre douloureuse.

La conversation entre les deux hommes avait petit à petit empli la pièce d'une gravité triste. Muzio crut bon de ne pas prolonger trop longtemps ce moment de silence qu'ils partageaient. Quitter Iago sur de tels propos était le meilleur moyen pour grever sa soirée et le dissuader définitivement de se rendre à la Fenice.


« Permettez-moi de repartir sur une note plus légère. Vous vous êtes décidé à reprendre l'escrime ? »

Parfois Iago attendait négligemment le médecin à la sortie de son cours avec Mila, mais jamais Muzio n'avait cru déceler chez le gentilhomme l'envie de croiser le fer. Pourtant, c'était bien dans la salle d'armes qu'il l'avait trouvé quelques heures auparavant.
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Iago degli Albizzi
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MessageSujet: Re: Etage Inférieur - Le Salon-Bibliothèque   Mer 9 Juil - 0:34

Muzio comprenait, et Iago ne se sentait pas particulièrement heureux d’avoir une fois de plus éclairer quelqu’un sur les vicissitudes de la vie. Mais ce qu’il y avait d’agréable avec le médecin, c’est qu’il cherchait toujours à voir plus loin, et à garder espoir. Ce qui le poussait parfois à changer brusquement de sujet.

Le gentilhomme eut une grimace amusée à l’idée de reprendre l’escrime.


"Oh non ! Certainement pas. Mon affinité pour les choses pointues a la même force que celle d’un chat pour l’eau. Mais j’ai été quelque peu forcé dans l’histoire. Peu importe, c’était intéressant.
La dame est particulière. Vive et intelligente. Sans maniérisme. Du moins, sans trop de maniérisme. Mélange rare et à cultiver. Elle m’a dit des choses pour le moins… curieuses.

Nous avions parlé de Matteo un peu, de sa mort et…"

On commençait à attendre un grand bruit dans l’escalier, et Iago s’avança de manière à se rapprocher de Muzio et à parler bas, les coudes plantés sur les genoux.

"Pour faire court, il semblerait que la dague qui a tué Matteo ait été aux armes d’Elio. Curieux, n’est-ce pas ?"

Le bruit se fit de plus en plus distinct. Une voix de femme qui hurlait quelque chose comme "Mais enfin ! Je suis sur le point de mourir et vous ne voulez pas me permettre de voir le docteur !". Le pauvre Alessandro semblait vouloir faire remarquer que vu la voix de la dame elle ne devait tout de même pas être réellement en train de mourir, mais sa voix à lui était couverte par le boucan.

"Evidemment, garder ça pour vous. Mais j’aimerai votre avis. Ce soir à la Fenice ? Nous trouverons bien un moment pour discuter. Je serais sans doute à l’orchestre. J’essayerai de vous trouver."

Iago avait parlé rapidement et précisément, d’un air calme mais néanmoins très sérieux. Cet air sérieux tomba brusquement pour laisser place à l’amusement le plus clair.

"Il est temps que je prenne la fuite, je crois. Je vous laisse au monstre sous un déguisement de femme qui tente de forcer votre porte…"

Le jeune homme se fendit d’une petite révérence comique et ironique, avant de s’échapper, sans manquer de saluer au passage la dame d’un très sérieux "Madame, il me semble que vous devriez voir un prêtre plutôt qu’un médecin".
Ce qui évidemment ne fit que redoubler les cris de la bête.

Vraiment, pauvre Muzio…


[Ailleurs]

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Muzio Barrozi
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MessageSujet: Re: Etage Inférieur - Le Salon-Bibliothèque   Sam 26 Juil - 20:21

« D'Elio ? Je veux dire... du Prince ? »

Muzio s'était penché en avant dans un réflexe mimétique, mais la révélation le fit se redresser un peu brusquement.

« Mais... »

Oui, c'était pour le moins curieux. Mais le médecin ravala ses objections et hocha la tête, les sourcils à peine froncés.

« Entendu, ce soir à la Fenice. »

Au moins une bonne raison pour y aller.
Il se leva pour raccompagner Iago et salua la réflexion finale de ce dernier par une grimace. Il regarda la porte se refermer derrière son visiteur, puis soupira légèrement avant de se retourner. Sus à la bête.


[A suivre]
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