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Bianca Grazziano Adorasti Princesse - Ca'Adorasti

Nombre de messages: 310 Statut: Modo Date d'inscription: 30/04/2005
 | Sujet: Re: Le Petit Salon Lun 28 Mai - 19:56 | |
| La respiration courte mais rythmée de Bianca s'accéléra quand elle entendit le médecin rire. Elle le connaissait peu mais tout de même il ne rirait pas si sa vie était en danger.. elle n'était donc pas malade. Mais qu'avait-elle alors ? Cette explication absurde de grossesse de huit mois était loin de toute réalité. D'ailleurs il riait sûrement de sa bonne blague.
Pourtant... il insistait. Elle allait donner la vie, c'est ce qu'il disait. Elle était enceinte, soit. Elle avait neuf mois devant elle pour tenter de comprendre comment elle y était parvenue. Elle se sentait maintenant obligée d'avouer."Maître Barozzi... vous devez certainement vous tromper... Il y a des mois que.. le Prince Elio et moi-même... enfin, cela fait très longtemps que nous n'avons rien tenté pour avoir un enfant." Le regard de la princesse se perdit un instant dans les flammes de l'âtre. Tout ça était vraiment étrange. Elle tourna de nouveau les yeux vers Muzio quand il reprit la parole. Il l'avait examinée hier et le matin même, mais superficiellement... il n'était pas forcément évident de déceler un début de grossesse. Quant à elle, elle l'apprenait par un médecin après un malaise, rien d'anomal... Quoique.. d'où venait cette douleur qu'elle avait ressentie ? C'était le deuxième point qui la laissait perplexe.
Alors qu'elle essayait de démêler ces deux noeuds dans sa tête, Muzio remit sur le tapis le sujet qu'elle avait déjà balayé de son esprit. Le regard abasourdi de la princesse se posa sur le médecin comme s'il le lui annonçait pour la première fois. Elle regarda le corset, puis Muzio et secoua la tête avec un sourire nerveux."C'est impossible... insensé et totalement surréaliste. Mais regardez-moi enfin, ai-je le profil d'une femme enceinte de huit mois comme vous le prétendez ? Je ne suis pas stupide au point de ne pas me rendre compte de cela !" s'exclama-t-elle, plus perplexe qu'en colère.
Les signes.. elle allait lui en parler justement. Mais elle devait d'abord reprendre son souffle. Elle le suivit des yeux et se redressa avec difficulté dans les coussins pour prendre le bol entre ses mains."Merci... Maître Barrozi, écoutez-moi... je ne met pas en doute vos compétences mais je peux vous assurer que vous faites fausse route. Il ne me semble pas avoir un ventre d'une taille convenable pour une grossesse qui serait à ce point avancée... et.." Pourtant ces derniers temps, elle n'aimait plus l'image que lui renvoyait le miroir. Elle avait trouvé parfois que sa taille n'avait plus la grâce qu'elle avait avant."...et .." Et Maria, la petite bonne qui s'occupait d'elle tous les matins pour l'habiller.. Bianca la voyait tous les jours hésiter à serrer son corset.".. et... il y a aussi mon.. mon cycle féminin qui était à peu près normal..." "A peu près". Plus elle parlait, moins elle se convainquait elle-même et cela se voyait à son expression de visage perturbé ainsi qu'à son regard qui se faisait plus vague."... plus précisément, j'ai été délivrée de ce désagrément pendant quelques temps il y a plusieurs mois.. J'ai d'ailleurs pensé à une grossesse à ce moment là... mais cela est revenu ensuite... un peu aléatoirement mais j'étais tellement anxieuse ces derniers mois que je n'y ai pas prêté plus d'importance que cela." La princesse se plaqua la main sur le visage, visiblement perdue. Si elle acceptait ce que venait de lui annoncer le médecin, les deux problèmes précédents n'avaient plus lieu d'être : les visites d'Elio qu'elle refusait ces dernières semaines, et cette douleur qui finalement serait dû au corset. Deux problèmes résolus mais pour laisser place à d'autres, et pas des moindres.
La princesse Bianca Grazziano Adorasti, incapable de se rendre compte qu'elle est enceinte jusqu'à se mettre en danger, elle et son enfant. Mais qu'allait penser Ugo... et Elio ? Certainement qu'elle était simple d'esprit... et ils auraient peut-être raison.
D'ailleurs le médecin lui demanda qui prévenir. La honte qu'elle ressentait manqua lui faire dire "personne". Mais c'était absurde. Cela allait bien finir par se savoir tôt ou tard, il était inutile de repousser l'inévitable. Les yeux toujours perdus dans la danse enivrante des flammes de l'âtre, la princesse but quelques gorgées de bouillon et laissa la lassitude l'étreindre."Mon époux... et mon frère... ils doivent savoir." dit-elle tout bas en reposant le bol. Mais pour l'heure, elle était bien incapable d'expliquer à qui que ce soit une chose qu'elle ne comprenait pas encore. |
|  | | Coriolan Invité
 | Sujet: Re: Le Petit Salon Mar 29 Mai - 17:49 | |
| Coriolano avait dévalé avec légèreté les escaliers. Sa femme était installée, ses hôtes étaient occupés (très occupés même pour certain, s'il en croyait les bruits qui filtraient des portes). Il fallait qu'il retourne auprès de sa sœur.
La maladie étrange de Bianca était totalement imprévue, mais prendrait sans doute un rôle déterminant dans l'avenir. Il fallait simplement qu'il y réfléchisse. Quelle était la manière la plus pertinente de prendre en compte ce fait ? Fallait-il qu'il joue cette carte en attaque "vous ne savez pas prendre soin de ma sœur" ou bien fallait-il qu'il la garde comme un atout secret dans son jeu pour ensuite ériger Bianca en martyre ?
Coriolano haussa légèrement les épaules et sautant les dernières marches. Cela ne servait à rien pour l'instant. Il fallait d'abord savoir de quoi elle était atteinte. Parce que si l'on apprenait que c'était de la syphilis et qu'Elio n'en souffrait pas, c'était silence et étouffement de l'affaire qui prédomineraient...
Coriolano avait doucement poussé la porte du petit salon, au moment ou Bianca concluait. Bien, sa sœur était encore vivante et le médecin avait enfin daigné apparaître. Son visage s'éclaircit et il avança vivement dans la pièce, non sans avoir pris soin de refermer la porte derrière lui."Bianca ! Vous êtes revenue à vous ! Que je suis heureux !" Il posa délicatement une robe de chambre sur les épaules de sa sœur et s'assit à côté d'elle avant de lever les yeux vers le médecin."Vous avez pu venir... Vous avez pu voir que ce n'est rien, n'est-ce pas ? Qu'est-ce qu'il faut que votre époux et moi-même sachions, Bianca... Rien de grave, n'est-ce pas ?" Il avait le ton et l'expression d'une personne morte d'inquiétude, mais qui ne veut pas le montrer ouvertement pour ne pas inquiéter son entourage. Envers le médecin, rien de ses soupçons, rien de plus que son habituelle confiance.
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|  | | Muzio Barrozi Médecin

Nombre de messages: 724 Date d'inscription: 14/05/2005
 | Sujet: Re: Le Petit Salon Ven 1 Juin - 21:18 | |
| Les confidences arrivaient, et Muzio comprit que cela ne devait pas être spécialement agréable de révéler ses déboires conjugaux à un homme rencontré la veille, même médecin. Il s'abstint donc de répondre à cette évocation. Il suffisait simplement d'une fois, huit mois auparavant... Mais c'était tellement... surréaliste, comme disait la Princesse ! D'autant plus si... Mais pas insensé. Il ne pouvait s'être trompé. Bianca elle-même finit par capituler. Il tâcha de rester le plus bienveillant possible.« Je ne comprends pas tout non plus, c'est la première fois que... que je vois cela. Mais le fait est là. » Bien là, même.« Et croyez-moi, cet enfant-là... » Il fut dispensé de qualifier le tempérament de cet enfant-là par l'ouverture de la porte. Les derniers mots de Bianca eurent tout juste le temps d'arriver à son cerveau. L'époux... Le frère... Le frère ! Car c'était celui-là, sans l'ombre d'un doute, que la Princesse désignait. Il l'observa en silence manifester sa tendresse envers sa soeur. Vous allez avoir un neveu. Ou une nièce. Ô joie.
Muzio ne se sentait pas à l'aise. D'abord, il sortait d'une opération délicate et le café qu'il avait avalé ne lui avait pas rendu toute sa placidité. Ensuite, ce qu'il avait... découvert, il ne le comprenait pas. Une grossesse de huit mois et personne ne s'en était rendu compte, pas même lui ! Et puis... les explications qu'il faudrait donner. Convaincre, justifier son non-diagnostic de la veille, expliquer ce qu'il ne comprenait pas. Il était écrit que la vie vénitienne de Muzio Barrozi serait faite de dilemmes.
En attendant, il ne laissait rien paraître de ses tourments - la future mère (diable !) n'ayant pas besoin de cela pour en connaître. Spontanément, il laissa de côté également le visage illuminé qu'il revêtait pour annoncer les heureux évènements. Il ne sut finalement que garder dans le registre des sentiments, et s'entendit annoncer paisiblement:« Rien de grave, non, mais quelque chose d'importance tout de même ! Votre soeur attend un enfant. » Votre épouse attend un enfant. La Princesse Adorasti attend un enfant. Eh oui. Mais si ce n'était que cela ! Il plongea son regard dans les yeux clairs d'Ugo. Il ne prit pas, cependant, un ton solennel qui aurait rapproché l'annonce de celle d'une maladie honteuse.« Depuis huit mois. » |
|  | | Bianca Grazziano Adorasti Princesse - Ca'Adorasti

Nombre de messages: 310 Statut: Modo Date d'inscription: 30/04/2005
 | Sujet: Re: Le Petit Salon Sam 2 Juin - 23:33 | |
| Bianca apprécia la discrétion du médecin qui ne fit aucune remarque sur ce qu'elle venait de lui avouer. Il était vraiment différent de Maître Treviano, et c'était appréciable. Il essayait de la comprendre mais jamais il ne mit en doute sa bonne foi ni son intelligence, du moins à haute voix. Qui savait ce qu'il pensait au fond de lui ? La princesse elle-même ne savait quoi penser d'elle.
A peine achevait-elle de répondre au médecin que quelqu'un entra dans la pièce, lui faisant tourner le regard en direction de la porte. Bianca regarda son frère s'avancer vers elle avec un mélange de sentiments, du soulagement, mais aussi de l'appréhension, beaucoup d'appréhension. Elle était en train de vivre une situation qui la dépassait totalement, sans compter la fatigue qui la rendait confuse et qui l'empêchait de réfléchir.
Bianca tendit la main pour qu'Ugo la serre et lui assura d'un sourire et d'un bref hochement de tête qu'elle n'avait rien de grave."Je suis désolée d'avoir gâché votre dîner..." dit-elle tout bas avec un sourire contrit.
Elle ferma les yeux quand Muzio commença à donner les explications, comme si elle ne voulait pas être confrontée à cette situation, elle ne voulait pas voir le visage de son frère à ce moment là, elle voulait être loin, et seule, sans compte à rendre à personne.
Lorsque sonna le cinglant "depuis huit mois", Bianca ne broncha pas mais serra légèrement la main de son frère."S'il vous plait. Dit-elle soudain en rouvrant les yeux. Il ne faut pas que cette histoire s'ébruite avant que mon époux ne l'apprenne... Je dois.. le lui annoncer moi-même et je doute de surcroît.. qu'il apprécie que mon frère ait été informé avant lui... Je dois le lui annoncer..." expliqua-t-elle en refermant les yeux sous la fatigue qui l'étreignait de plus en plus."Lui annoncer..." répéta-t-elle, sentant l'angoisse lui tordre l'estomac rien qu'à cette idée.
Epuisée physiquement et psychologiquement, le bouillon du médecin aidant, la princesse s'enfonça dans un sommeil lourd et profond.(Voilà, comme ça vous pourrez sauter mon tour et parler librement entre vous deux) |
|  | | Coriolan Invité
 | Sujet: Re: Le Petit Salon Dim 3 Juin - 16:07 | |
| Bianca enceinte ? Mais elle venait de lui dire qu'elle avait fermé sa porte au prince... Depuis huit mois ? Cela permettait d'écarter la thèse de l'enfant illégitime, mais alors pourquoi... pourquoi ne le savait-elle que maintenant ?
Il était heureux que le médecin ait donné ses informations rapidement. Confusion, étonnement, doute, tout était passé trop vite pour que Bianca, qui avait fermé les yeux, puisse le remarquer. Coriolano se contenta de serrer à son tour la main de sa sœur et de la prendre un peu plus dans ses bras.
Oh il comprenait parfaitement l'angoisse dans laquelle sa soeur devait se trouver. Personne ne croirait à cette histoire. Lui-même... S'il ne s'agissait pas de Bianca, s'il ne la tenait pas ainsi épuisée dans ses bras...
Elle s'était endormie et Coriolano calla la tête de sa soeur contre son épaule."Depuis huit mois..." Sa voix n'était qu'un murmure, il avait peur de réveiller sa soeur s'il la timbrait."Mais comment est-ce possible ? Et dire que..." que la veille il avait posé la question au Prince Adorasti. Mais cela le médecin n'était pas obligé de le savoir. Il s'était comporté très étrangement avec Elio la veille. Qu'est-ce qu'on lui avait répondu ? Que si c'était le cas on le lui ferait savoir très rapidement... La situation était ironique."Est-ce que cela veut dire que l'enfant... Non il ne peut pas être mort. Mais est-ce qu'il serait malade ?" Cela ne le concernait pas. La situation était désagréable. Il était bizarrement partagé entre l'ennui d'imaginer la famille Adorasti avec un héritier sain et vigoureux, et l'envie que sa soeur ait un enfant dont elle soit fière. Et puis il y avait le médecin au milieu dont il ne comprenait plus les actions."Vraiment, je ne sais pas quoi faire..."
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|  | | Muzio Barrozi Médecin

Nombre de messages: 724 Date d'inscription: 14/05/2005
 | Sujet: Re: Le Petit Salon Dim 3 Juin - 17:20 | |
| Une petite clochette s'était agitée au milieu des idées brouillées de Muzio. Dans les villages qu'il parcourait avant, toute la famille jusqu'aux cousins éloignés de trois générations était au courant d'une grossesse environ dix minutes après qu'il l'avait révélée à la future mère. Mais ici, 'le frère au courant avant le mari', cela rimait avec 'le médecin aura beaucoup d'ennuis'. Discrétion, discrétion, donc.« Votre époux sera mis au courant avant tout. » promit Muzio tandis que la Princesse s'endormait, épuisée par la nouvelle et sans doute davantage par le pavot.
Heureusement, Ugo di Grazziano avait suffisamment de sang-froid pour réagir calmement, et le médecin lui en sut gré. Etrangement, c'était la santé de l'enfant qui préoccupait d'abord le Prince.« D'après ce que j'ai pu... voir, l'enfant semble en bonne santé. Evidemment, il sera sans doute... peut-être... plus fragile, à la naissance. Mais je ne crois pas qu'il y ait de grave conséquence. » Il hésita. Bianca dormait, maintenant, et les doutes qu'il avait cachés pour elle ressurgissaient face à qui était assez solide pour les supporter. Avait-il cependant le droit de les révéler au Prince di Grazziano alors que le futur père ne savait rien encore ? L'aveu désemparé d'Ugo le résolut à garder pour lui ses troubles.« Oh, mais vous n'avez rien à faire... Ou plutôt, vous avez à chérir votre soeur plus que jamais. » Il hésita encore, jeta un coup d'oeil à la Princesse endormie, baissa la voix.« A propos de ce dont vous me chargiez hier... Il est vrai que l'agitation de votre soeur contrastait avec sa réserve d'aujourd'hui. Néanmoins... Je ne sais pas, c'est un cas unique, je vous l'avoue mais... Peut-être était-ce seulement une effervescence passagère liée à cette grossesse ? » Malgré ses efforts, une partie de sa confusion passait dans ses yeux. Il finit par cligner des paupières et détourner le regard du visage d'Ugo. Il tendit la main et entreprit d'essuyer ses instruments. Ce n'était peut-être guère bienséant, mais c'était nécessaire. |
|  | | Coriolan Invité
 | Sujet: Re: Le Petit Salon Dim 3 Juin - 23:07 | |
| Ce que Muzio lui conseillait de faire, chérir sa sœur, ne lui demandait aucune peine. Evidemment si Bianca avait une fille et non un garçon, cela arrangerait toutes ses contradictions internes et lui rendrait la tache encore plus facile. Et il ne pouvait faire aucun doute que, s’il avait une nièce, il serait un oncle exemplaire comme il était un frère exemplaire…
Une hésitation dans la voix du médecin, son regard qui s’échappait, ramenèrent l’esprit de Coriolano à la situation présente. L’homme semblait douter lui aussi. Etait-ce parce qu’il jouait toujours son rôle d’espion ? Pourtant… à le revoir ainsi devant lui, Coriolano était pris de doute. Peut-être était-il simplement trop honnête. Mais dans ce cas, pourquoi cet air embarrassé ?
Coriolano sourit tristement, la voix toujours dans un souffle."Vous ne me dites pas tout, Maître Barrozi… Je vous en prie, ne me cachez rien. Vous savez que mon unique désir est de protéger ma sœur. Que pour son bien je suis prêt, si elle le désire, à prétendre ne pas savoir sa condition nouvellement révélée et attendre même que le Prince Adorasti me le dise pour annoncer cette joie à ma famille. Mais j’ai besoin de connaître votre avis de médecin, vos doutes, vos questionnements, sur des sujets que je ne connais pas, pour pouvoir la protéger. Aussi je vous en supplie, ne vous arrêtez pas aux convenances, à l’étiquette. N’essayez pas de me ménager, ne me cachez rien, s’il vous plait… Dites-moi tout." Coriolano hésita un instant et son regard qui jusque là était resté fixé sur le visage du médecin s’égara dans les cheveux de Bianca."Tout ce que vous pouvez me dire."
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|  | | Muzio Barrozi Médecin

Nombre de messages: 724 Date d'inscription: 14/05/2005
 | Sujet: Re: Le Petit Salon Ven 8 Juin - 21:15 | |
| Le maître de maison assuré et affable du souper cédait de nouveau la place au jeune homme sensible et triste. Muzio n'était plus si sûr de le comprendre totalement, mais sa confiance n'était pas ébranlée. Pourtant... Pourtant il ne pouvait accéder à la requête du Prince. Il s'en rendit compte soudain. D'abord, parce que lui-même ne savait ce qui le tourmentait exactement. C'était des impressions diffuses, une incompréhension sourde, un sentiment d'insécurité qui rôdait autour des Princes et de la Princesse. Ensuite, parce que quoi qu'il aurait dit, il n'aurait pas tout dit. Car là-bas, au-delà de quelques ponts, un homme aussi brun que ceux-ci étaient blonds reposait, blessé. Et le secret que le médecin gardait à ce propos créait une barrière à la sincérité.
Muzio regardait le frère, regardait la soeur. Un poids alourdissait sa poitrine, mais il ne serait pas soulagé maintenant. "Votre seul défaut de médecin, Barrozi, c'est votre coeur. Vous soignez avec votre coeur. Cela vous perdra." Oui Monsieur.« Ecoutez... Je suis un peu perdu, il est vrai. D'abord, Venise... Je ne suis pas habitué. Je ne suis pas familier des convenances, des ambiances... Mais je le deviendrai - il en doutait, il le redoutait sans doute, d'ailleurs -, cela ne doit pas vous affecter et d'ailleurs ce n'est pas le moment de parler de moi. Mais... » Il s'embourbait. Sainte Clarté...« Ecoutez. Cela fait plus de dix ans que je vois des femmes enceintes, jeunes, âgées, qui attendent des jumeaux, des triplés même... Mais je ne comprends pas comment un enfant peut grandir huit mois à l'insu de sa propre mère et... sans que je l'aie remarqué hier. » Aveu.« Votre soeur n'est pas en cause, c'est une... fantaisie de la nature. Mais cela laisse perplexe l'homme scientifique que j'essaye d'être. » Il hésita un instant. "Cela vous perdra"... A Dieu Vat, Monsieur.« Et, croyez-moi ou non, je m'inquiète pour votre soeur et son enfant, et l'accueil, et l'avenir qui lui seront réservés. » Il sentait vaguement l'insolence du propos. "Tout ce que vous pouvez me dire." Muzio hésita un instant, puis fit un geste en direction de sa trousse.« Je ferais mieux d'y aller, maintenant... » [Ca Grazziano - L'Etage Inférieur - L'Embarcadère]
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|  | | Coriolan Invité
 | Sujet: Re: Le Petit Salon Lun 11 Juin - 14:37 | |
| Coriolano ne répondit rien, mais imperceptiblement, ses traits s'étaient détendus. Son raisonnement était peut-être complètement erroné, mais il considérait comme un bon signe que le médecin semble confus et ne lui dise rien de définitif. Cela voulait dire soit qu'il était réellement simplement confus, soit qu'il cachait quelque chose, mais qu'il était trop honnête pour cacher qu'il cachait quelque chose.
En somme, cela voulait dire que le médecin ne serait jamais un ennemi direct, mais simplement un obstacle qui par sa trop grande honnêteté ne pouvait être mis de côté. Il faudrait simplement apprendre à le contourner.
Comme le médecin faisait signe que le moment était venu pour lui de s'en aller, Coriolano installa sa sœur dans l'ottomane et se leva."J'imagine que ce dont Bianca a le plus besoin, maintenant, c'est de repos... Et moi j'ai besoin de marcher dehors. Je sors avec vous." Après avoir ajouté une couverture, il se dirigea vers l'entrée du palais, sachant que le médecin le suivrait.[L'embarcadère - Ca Grazziano]
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|  | | Bianca Grazziano Adorasti Princesse - Ca'Adorasti

Nombre de messages: 310 Statut: Modo Date d'inscription: 30/04/2005
 | Sujet: Re: Le Petit Salon Mer 4 Juil - 21:37 | |
| La princesse Bianca n'avait rêvé de rien, strictement rien, même pas quelque chose de désagréable. Le sommeil profond dans lequel le pavot l'avait plongée l'avait cependant bien reposée. De ce fait, à peine les yeux ouverts, ses idées se remirent assez vite en place, les bonnes comme les mauvaises.
Elle sentait l'agréable chaleur du feu la réchauffer. Bianca resta quelques instants, pensive sans bouger, les yeux rivés vers le plafond décoré. Elle pensait à ce qu'elle avait vécu ces derniers mois, cherchant toujours une explication satisfaisante, mais elle pensait aussi beaucoup à l'avenir. Quand ? Comment ? Sans compter qu'elle devrait affronter la réaction d'Elio. Elle n'avait pas peur de lui mais elle craignait ses réactions. Elle se doutait qu'il la tiendrait pour responsable, peut-être l'accuserait-elle d'avoir dissimuler sa grossesse ? Mais pourquoi aurait-elle fait une chose aussi inutile ? Cependant, si elle même ne comprenait pas, ni le médecin, Elio ne comprendrait guère mieux non plus, et elle ne pourrait pas lui en vouloir.
Bianca appuya sur ses avant-bras pour se redresser sur les coussins. A ce moment là, une petite servante qu'elle n'avait jusque là pas remarquée, se précipita vers elle pour l'aider."Je ne vous avez pas vue... Le prince Ugo n'est plus là ?" demanda-t-elle.
La petite servante hocha négativement la tête et lui remit alors un pli que Bianca prit entre ses doigts."Merci.. Laissez-moi seule je vous prie." dit-elle tandis que la jeune fille s'inclinait avant de sortir de la pièce.
Bianca déplia le message et le lut lentement. Elle soupira et rebaissa les yeux sur le feu dansant dans l'âtre. Ugo parti, elle se retrouvait comme seule dans cette demeure. Pire, elle se sentait Adorasti, intruse dans ce palais Grazziano. Elle avait causé assez d'émoi ici et se surprit à vouloir rentrer au palais Adorasti. Elle sentait également qu'elle avait besoin de retrouver Elio pour lui parler. Elle se sentirait bien mieux après lui avoir parlé, c'était certain.
Bianca tenta de se redresser avec difficulté pour s'asseoir mais ne parvint pas à se mettre debout, sentant que ses jambes ne la porteraient pas longtemps. Soupirant de nouveau, elle se calla dans l'ottomane et regarda le feu, de nouveau pensive.
Ugo parti, elle allait bien devoir avancer sans son soutien... |
|  | | Ivano Polacco Valet - Ca'Grazziano

Nombre de messages: 6 Date d'inscription: 07/07/2007
 | Sujet: Re: Le Petit Salon Sam 7 Juil - 23:03 | |
| Rohlala... Il était mal. Il était mal, mal-mal-mal. En même temps, ce n'était pas de sa faute! C'était le soir déjà! Il était fatigué! Il avait bien mangé le midi, et, par conséquent, s'était trouvé rudement fatigué quelques heures plus tard. Ca l'avait déconcentré, fatalement. Il avait même été obligé d'aller faire une sieste (car ça ne se fait pas de lutter contre les besoins naturels, on le lui avait toujours dit). Et donc, oui, oui, il l'avouait, il avait oublié ce qu'il devait faire. Non, il ne savait pas quoi faire de ces dix doigts pour cette fin de journée. Alors, forcément, il était mal. Parce que si on l'attrappait encore une fois à se tourner les pouces, personne ne l'excuserait. Peut être même qu'ils le roueraient de coups. Ou qu'ils le forceraient à aller s'occuper des pires corvées, encore. Il en aurait presque eu marre de ce travail si il avait eu l'intelligence d'imaginer pouvoir vivre autrement. Mais il ne l'avait pas. C'était à peine s'il réussissait à se concentrer suffisamment pour espérer trouver une solution à son problème du moment.
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Oh bon Dieu oui! Oh la! Il était génial! Haha! Il allait, accrochez vous bien, faire semblant d'être occupé. Il allait attrapper le premier balais qu'il verrait, et nettoierait la première poussière qu'il verrait. Fier de lui, fier d'avoir réussi à faire naitre une idée valable dans le néant qui lui servait de cerveau, le valet se mit en marche d'un pas décidé, l'air ferme et sur de lui. Alors par contre... Par où commencer? Aïe, là, il risquait de mettre un sacré moment pour trouver la réponse à une question aussi épineuse.
Ivano prit son courage à deux mains, et ouvrit la porte qu'il avait sous la main, celle du petit salon. Il pénétra dans le lieu, observa la cheminée avec un petit pincement au coeur, déglutit un bon coup, et repéra la jeune femme. Miracle. Elle, elle serait son excuse. "Non non, je n'ai rien fait cet apres midi, mais c'est cette dame, elle m'a tenu occupé tout le temps". Muhuhaha, qu'il était vil."Bonjour Madame." Il commençait bien. Il s'était même courbé, chose qu'il oubliait d'habitude de faire. C'était bien parti. Il se sentait plein d'énergie. Plein d'entrain, plein d'une saine joie."Auriez vous besoin de quelque chose? Vous me semblez troublée Madame. Voudriez vous que je vous amène du thé Madame? Ou peut être un petit encas?" Ca se déroulait bien. ... Ha mince! Il fallait se relever après la courbette. Mince! Il oubliait à chaque fois! Enfin, mieux vaut tard que jamais de toute façon. |
|  | | Bianca Grazziano Adorasti Princesse - Ca'Adorasti

Nombre de messages: 310 Statut: Modo Date d'inscription: 30/04/2005
 | Sujet: Re: Le Petit Salon Dim 8 Juil - 22:01 | |
| Bianca sortit de ses pensées quand une voix se fit entendre. La princesse tourna la tête vers Ivano et tira la couverture à elle dans un même mouvement, sachant très bien qu'elle n'était guère présentable. Se trouver en tenue légère devant une servante était une chose, devant un valet en était une autre.
Celui était fort charmant, il ne fallait pas le nier mais la princesse était à des lieus de telles considérations. Elle fut légèrement intriguée qu'il s'enquiert de son bien-être sans se redresser immédiatement de sa courbette. Mais là encore, elle ne s'y attarda pas vraiment, l'esprit encombré de bien d'autres préoccupations."Non, merci je n'ai pas faim..." répondit-elle ignorant sa question sur son trouble, mais lui offrant un sourire aimable pour son attention."En revanche, j'aimerais assez que vous me fassiez préparer une chambre pour cette nuit. Le Petit Salon de mon frère est confortable mais je me reposerai mieux dans un lit." Les lèvres de la princesse restèrent en suspens sur un mot alors qu'une idée lui revenait en tête."Enfin.. j'espère que toutes les servantes ne sont pas parties au bal populaire...? Mais si vous-même avez décidé de ne pas y aller, j'ai bon espoir." Bianca allait congédier le valet quand une nouvelle chose lui vint à l'esprit."Ah, et j'aimerais que demain matin vous préveniez ma modiste, Madame Fabiozzi, lui dire que la Princesse Grazziano Adorasti l'attend Ca'Adorasti." |
|  | | Ivano Polacco Valet - Ca'Grazziano

Nombre de messages: 6 Date d'inscription: 07/07/2007
 | Sujet: Re: Le Petit Salon Lun 9 Juil - 1:09 | |
| Rah, pas de chance! Il était tombé sur quelqu'un qui lui donnait réellement des ordres. Il n'allait pas pouvoir prolonger sa sieste cet après midi. Damnation..."Vous n'avez pas faim? Oh, quel dommage." Imaginez, faites l'effort, imaginez, il avait trouvé ça intelligent sur le coup. Il s'était presque senti malin en le disant. Alors que, nous en conviendrons surement, c'était parfaitement sot, et n'avait rien à faire dans la bouche d'un serviteur à cet instant précis.
Mais Ivano n'eut même pas le temps de se rendre compte à quel point sa phrase précédente était perfectible, car déjà, l'avalanche d'ordres commençait. Il mobilisa l'integralité de ses neurones, les mit au garde à vous, et leur ordonna : "Prenez des notes, bons amis!", ce qu'ils firent avec entrain. Préparer une chambre pour la dame, d'accord. Prendre le salon.. herm.. nettoyer le salon? C'était ça? Ah non, oui, en effet : rendre le salon confortable. Pourquoi pas, si elle le voulait. Pourtant, il semblait déjà vraiment coquet ce petit salon, Ivano ne voyait franchement pas quoi y rajouter pour en augmenter l'attrait. Bon, tant pis, il demanderait à quelqu'un de l'aider, et puis ça irait bien. ... Pardon? Le salon de son frère?"Haaaa d'accord! Alors vous êtes... Vous êtes la soeur du... Haaa d'accord! Je comprend mieux. Bienvenue chez les Grazziano Madame en tout cas." Le tout, lancé avec un sourire déconcertant d'assurance. A croire qu'il était sincère. Et il reprit tout de suite dérrière, s'enfonçant encore un peu plus, souriant encore un peu plus, lachant avec un soupçon de condescendance : "Non non, ne vous en faites pas pour le Bal. Je n'y vais pas. Et non non, toutes les servantes n'y sont pas. Il n'y a pas de bal d'ailleurs Madame haha, vous avez surement du vous tromper de jour. Hahaha!" Halala, qu'ils pouvaient être bêtes des fois ces riches. A confondre les jours, et s'inventer des dates. S'il y avait eu un Bal quelque part ce soir où les serviteurs avaient été susceptibles d'être invités, Ivano l'aurait su, hahaha! Evidemment qu'il l'aurait su, on lui disait toujours tout, à lui, Ivano. Il en était en tout cas persuadé. D'un coté, c'était triste. Il faudrait bien qu'un jour, quelqu'un se décide à lui dire la vérité, et surtout, à la lui expliquer de manière simple et concise, histoire qu'il comprenne qu'il n'était pas l'homme apprécié qu'il pensait être. Ce jour là, jour terrible, serait surement un jour pluvieux, ou le ciel vénitien serait déchiré par des éclairs furieux et ou la ville serait traversée par la tempête. Là, dans un coin, Ivano pleurerait, en l'honneur de sa vie ratée et de ses rêves brisés. Mais on y était pas encore. Pour l'instant, Bianca Grazziano Adorasti était en train de lui donner un dernier ordre."Prévenir modiste... hu-hum... Mabilozzini. D'accord, comme vous voudrez Madame. Mais, puis je me permettre de vous corriger, ici, nous sommes Ca'Grazziano. Pas Ca'Adorasti Madame, haha! Si j'envoie votre modiste Ca'Adorasti, elle va se retrouver seule et bien ennuyée." Il plissa le front quelques instants, signe qu'il était en train de réfléchir."A moins que... A moins que vous ne souhaitiez lui faire une farce?" |
|  | | Bianca Grazziano Adorasti Princesse - Ca'Adorasti

Nombre de messages: 310 Statut: Modo Date d'inscription: 30/04/2005
 | Sujet: Re: Le Petit Salon Mar 10 Juil - 20:47 | |
| La princesse leva un sourcil intrigué alors que le valet s'exclamait qu'il était dommage qu'elle n'ait pas faim. Le cuisinier avait donc préparé un si succulent repas pour qu'il soit dommage de ne point y goûter ? Peu importait, Bianca n'avait pas envie de discuter ses envies, ou non-envies. De toute manière elle n'avait pas à discuter avec un valet tout court.
Si Bianca avait un peu plus prêté attention au serviteur qu'au feu de cheminée, elle se serait peut-être rendue compte que le regard d'Ivano se perdait un peu dans le vague au gré de sa confusion. Elle aurait alors certainement pris la peine de répéter un peu plus lentement afin d'être certaine que toute sa demande soit bien comprise. Mais dans l'immédiat, ce qui l'importait était de s'étendre dans un bon lit confortable et de passer une bonne nuit de sommeil afin d'être prête à affronter les difficultés qui ne manqueraient pas de la submerger le lendemain.
La jeune femme releva tout de même le regard vers Ivano tandis qu'il comprenait juste qu'elle était la soeur d'Ugo. Elle était surprise, mais ce n'était pas le genre de choses qui la vexait. Après tout, il était peut-être nouveau au palais."Je vous remercie." répondit-elle tout de même à ses voeux de bienvenue.
Puis à ses remarques suivantes, ce n'est pas un mais les deux sourcils qu'elle leva tout en regardant plus attentivement le valet."Non, je vous assure, nous en avons parlé au repas ce midi, je peux vous assurer que c'est ce soir et que je ne me trompe pas de date." dit-elle d'un ton assuré. "Vous pouvez vérifier, je suis même persuadée qu'il n'y a que la moitié du personnel dans les communs." Ceci fait, ce fut un soupir qui franchit ses lèvres lorsque le valet en vint au sujet de la modiste."Fabiozzi, et non Mabilozzini. Et elle ne se retrouvera pas seule et bien ennuyée car demain je serai Ca'Adorasti. Et j'ai autre chose à faire que de faire des farces... vous pouvez disposer maintenant." trancha-t-elle, décidément trop fatiguée pour avoir la diplomatie qu'elle déployait d'habitude. |
|  | | Ivano Polacco Valet - Ca'Grazziano

Nombre de messages: 6 Date d'inscription: 07/07/2007
 | Sujet: Re: Le Petit Salon Sam 18 Aoû - 10:36 | |
| Il pouvait... disposer? Est ce que ça voulait dire qu'il était en fait dispensé toutes les taches qu'on lui avait confié? Yavait-il en réalité un bal? Les autres serviteurs avaient ils, encore une fois, décidé de l'écarter rien que pour le rendre triste? Ce sombre jour pluvieux où Ivano passerait la nuit à pleurer sur la cruauté humaine était il enfin arrivé? Tant de questions, et si peu de matière grise pour trouver les réponses..."Vous... Herm... Vous voulez que je... dispose?" Ivano eut un sourire géné, et se passa une main sur le menton, pouffant à cause de l'étrangeté de l'ordre donné."Est ce que ça veut dire que je suis disposé d'effectuer tout ce que vous m'avez demandé?" Son teint changea légérement, s'empourprant, alors que ses fins sourcils se fronçaient."Vous savez... Herm... Madame... (le mot fut prononcé avec un fond de mépris) Je suis largement capable d'effectuer ces taches. N'écoutez pas les autres ragoteurs qui servent de serviteurs ici, ils mentent et essayent de me faire passer pour un... idiot... (le mot avait cette fois ci était prononcé à voix basse, avec un regard dur attestant que cette insulte était véritablement abominable et sans fondement)Mais je vais vous dire la vérité : je suis largement aussi capable qu'eux. Je peux prévenir votre modiste tout en rangeant le salon si vous voulez. Je vous le promet. S'ils racontent toutes ces bêtises sur moi... et s'ils ne m'invitent pas au Bal... c'est parce que "Monsieur" Gregorio m'en veut d'avoir appris les choses de la vie à sa soeur cadette. Ils font circuler un tas de fausses rumeurs sur moi depuis. Si! Et oui, si. Pourtant, c'est plutot moi qui devrait les lancer les rumeurs, parce que sur Gregorio et sa famille par exemple, hin hin, croyez moi, yaurait à dire!" Et il continua comme ça pendant bien une minute et demie. Au final, la soeur du Prince en savait presque autant que lui sur la famille de ce fameux Gregorio. Certes, ces commérages avaient surement été fort ennuyeux à entendre, mais au moins, elle saurait que si jamais elle devait s'arrêter dans l'auberge du cousin du fameux Gregorio, elle ne devait en aucun cas demander le velouté de tomates. Sauf si elle voulait attrappe une "colique du Diable". En réalité, si Ivano se mettait comme ça à déballer son sac, à raconter sa vie et ses malheurs, ce n'était pas parce qu'il n'avait personne à qui parler pour lui remonter le moral, non. Enfin, pas seulement. C'était aussi parce que cette dame était importante, elle serait surement sensible à son sort, et peut être ferait elle quelque chose pour que les autres arrêtent de se moquer de lui. Elle pourrait peut être faire pression sur son frère pour qu'il lui accorde un meilleur poste. Comme "Chef des Serviteurs". Ou plutot "Roi des serviteurs". Il n'était pas venu à l'idée au pauvre imbécile une seconde que cette femme avait aussi peut être le pouvoir de le faire renvoyer s'il continuait à la retenir plus longtemps."Et voilà, vous savez tout maintenant. Effrayant n'est ce pas? Et il se permet après de donner des leçons aux autres... On devrait toujours nettoyer devant sa porte avant d'aller voir comment est celle du voisin." Conclut il."Maintenant, à vous." ... "Maintenant, à vous". Il attendait de la part de Madame Bianca "entre deux fronts" Grazziano Adorasti des explications pour... quelque chose. Pourquoi pas. Ca existait les amitiés entre nobles et gens du peuple. Une fois, le grand oncle du vieil Emilio avait discuté avec un Duc pendant plus de vingt cinq minutes. Plus de vingt cinq!"Vous me dites être demain à la Ca'Adorasti, c'est cela? Ca doit être dur, cette situation, je compatis." Annonça t il avec un regard mélant la tendresse et une petite pointe de pitié."Être là, tiraillée entre les deux familles.. Je crois que jcomprend ce que vous devez ressentir." Ah? |
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