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 La Chambre de Brunilde

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Pourpre
Du Bout des Doigts
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MessageSujet: La Chambre de Brunilde   Lun 25 Avr - 0:28

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Brunilde Gurrieri
Comtesse - Ca'Adorasti
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MessageSujet: Re: La Chambre de Brunilde   Dim 22 Juil - 1:58

[Le Couloir desservant les Appartements Privés]

Sa mante fut grossièrement jetée sur une chaise, tandis que la servante s'était déjà retirée dans le cabinet de toilette pour préparer un bain. Brunilde posa ses mains sur ses hanches et inspira profondément, elle prenait un retard monstre mais s'en contrefichait royalement, tandis que ses tempes battaient à n'en plus pouvoir, si bien qu'elle craignit un instant d'être dans l'impossibilité de supporter l'événement mondain du soir. La malice en maîtresse, le mépris dissimulé par l'hypocrisie, trois cartes qu'elle se plaisait à jouer lors de tels rassemblements ; sans nul doute que cette soirée serait ornée de mille paroles fleuries et révérences profondes.
Enfin, il fallait qu'elle arrête de cogiter, perdre du temps, oui, mourir enracinée au centre de sa chambre, non.
Mourir... Un frisson, Brunilde agita ses mains devant elle et ouvrit la porte du cabinet de toilette, passant sa tête dans l'entrebâillement :


« J'oubliais, ne montez pas une eau trop chaude, je sens qu'elle me donnerait facilement le vertige. »

Sans relever le hochement de tête de la servante, Brunilde referma la porte et retira prestement ses souliers, puis ses bas de coton, dévoilant deux petits pieds ronds, dont seule la pointe touchait le sol, à présent. Elle attendrait la servante pour le reste, prenant place devant sa poudreuse, posant négligemment ses coudes sur la surface, le menton calé sur ses doigts entremêlés, elle se contempla silencieusement dans le miroir. Intérieurement, la jeune femme reprocha à ses yeux leur cruel manque d'éclat, notant au passage qu'elle avait connu ses lèvres plus roses, ses pommettes plus hautes et plus audacieuses. Effet néfaste d'une chute trop brutale, sans doute. Journée d'abord destinée à découvrir davantage la Sérénissime, elle s'était ensuite révélée être, avec cette course oubliée, une pure source d'angoisse que la comtesse aurait pu éviter, si seulement elle s'était pourvue d'un sens un minimum poussé de l'organisation...
Cette fois, elle ne put le réprimer, ce soupir. Sa joue s'écrasa contre la paume de sa main et son regard se perdit loin dans l'ailleurs...


*Allons, allons... J'ose espérer que le bal jouera à merveille son rôle de divertissement...*

Ce fut sur cette pensée positive qu'elle se redressa brusquement, cet élan très vite accompagné d'une voix étouffée qui l'appelait. Le bain était prêt. Le pas lourd, Brunilde se dirigea vers le cabinet de toilette et s'y engouffra, tout comme la vapeur dans ses poumons, les effluves dans ses narines...

[Le cabinet de Toilette]
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Brunilde Gurrieri
Comtesse - Ca'Adorasti
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MessageSujet: Re: La Chambre de Brunilde   Sam 4 Aoû - 18:16

[Le Cabinet de Toilette]

Brunilde revint dans sa chambre vêtue de linge propre ; elle se positionna de nouveau devant son miroir pour constater avec satisfaction que le bain lui avait procuré un bien manifeste. Derrière elle, la servante, qui semblait s'extasier au-dessus de sa robe. Se levant et s'approchant d'elle, la comtesse l'interrogea :

« Elle vous plaît ? »

Brunilde releva les rougeurs qui montèrent aux joues de la servante à cet instant. Probablement se sentait-elle coupable d'avoir admiré la robe trop longtemps.

« Oh ! B... Bien sûr, elle est superbe ! », bafouilla-t-elle en lissant nerveusement son tablier, tandis que la comtesse ne trouvait rien de mieux à faire que de rester silencieuse, contemplant fixement la jeune fille qui lui faisait face. Un supplice auquel elle mit fin en posant son regard sur la fameuse robe, qui lui arracha d'ailleurs un sourire ironique. Des teintes mauves, plus foncées que vives, et... ces... insupportables fanfreluches que l'on trouvait sur la plupart des robes de bal. Allez savoir pourquoi, mais Brunilde s'imposait l'extravagance. Le corsage se fermait de part et d'autre du ventre, tandis qu'un triangle le recouvrait, celui-ci orné de luxueuses décorations, il laissait les épaules nues et soustrayait la poitrine aux regards. Les pans nettement découpés de la robe semblaient capables de suivre le moindre mouvement des jambes, à l'image des manches en pagode pour les mouvements des bras. La comtesse n'allait pas stopper la servante dans son enthousiasme. Après tout, que pouvait-elle faire sinon apprécier cette robe ? A chaque condition son caprice.

Sans plus attendre, Brunilde intima à la jeune domestique de s'occuper du corset, allant trouver par la même occasion un ferme appui sur les barreaux ouvragés de son lit. Elle se tenait prête à pester contre des lacets trop serrés, mais rien de cela n'arriva : la servante eut une poigne douce mais non moins efficace. Elle entreprit ensuite de passer la robe, arrangea minutieusement chaque détail, puis recula de quelques pas, les mains jointes devant elle, arborant une mine des plus satisfaites.


« Il ne reste plus que vos cheveux, Madame ! »

La comtesse rit doucement en remarquant dans le miroir qu'elle était toujours coiffée de ce maladroit chignon. Ainsi le défit-elle, pour ensuite saisir une brosse sur sa poudreuse et dompter la longue chevelure qu'elle possédait, tâche d'habitude réservée à sa chère Linda. C'était d'ailleurs elle qui avait choisi la couleur de la robe, Brunilde préférait souvent le vert. Enfin, elle enroula ses cheveux en une unique mèche qu'elle laissa glisser le long de sa gorge.

« Vous êtes ravissante... »

La servante s'était inclinée respectueusement, tandis que Brunilde piochait un manchon assorti dans sa malle. Malgré elle, le compliment lui soutira un sourire.

« Merci, j'ai grandement apprécié votre efficacité. »

Toutes deux se dirigèrent vers la sortie de la chambre, l'une irait s'engouffrer dans les nombreux couloirs du palais, l'autre affronter la fraîche brise de la soirée, et surtout une bonne partie de la population vénitienne... Sans aucun doute que plusieurs soupirs incontrôlés animeraient son trajet jusqu'au Castello...

[Le Jardin du Castello – L'Allée Centrale]
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