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 Le Cabinet de Toilette

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Du Bout des Doigts
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MessageSujet: Le Cabinet de Toilette   Lun 25 Avr - 0:30

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Gabriella Delmonti
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MessageSujet: Re: Le Cabinet de Toilette   Ven 5 Jan - 19:31

[Chambre de Danilo via les Communs]

Gabriella revint une bonne dizaine de minutes après, suivie de quelques valets qui tenaient dans chaque main un seau rempli d'eau chauffée. Gabriella posa un grand drap sur la baignoire et fit signe aux valets qu'ils pouvaient y verser l'eau chaude. Elle vérifia que des éponges étaient à disposition ainsi que des serviettes chaudes avant de prévenir le gentilhomme.

"Votre bain est près, monsieur."
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Danilo della Lonza
Gentilhomme - Ca'Adorasti
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MessageSujet: Re: Le Cabinet de Toilette   Ven 5 Jan - 20:28

[La chambre de Danilo]

Gabriella sortit du cabinet alors que le noble florentin y pénétrait avec l'une des trois tenues de rechange qu'il avait pu par miracle faire tenir dans sa malle de voyage. Elle s'en alla attendre qu'il fut prêt. Danilo posa ses habits propres sur une chaise avant d'enlever sa tenue, qui méritait une bonne lessive. Le voyage avait été long, Rouen et Venise étaient bien loin d'être cités mitoyennes. retrouver le contact de l'eau ne lui ferait aucun mal. Il Se plongea doucement dans l'eau encore presque brûlante, appréçiant la lente descente dans les profondeurs de la baignoire avec un brin d'extase, profitant du contact de la vapeur sur sa peau encore sèche. Son esprit était soudain vidé par la transe de l'eau brûlante, et il ne s'en trouva pas plus mal.

Lorsqu'il fut complètement immergé, il se laissa détendre quelques dizaines de secondes, puis appela de nouveau la servante.
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Gabriella Delmonti
Servante - Ca'Adorasti
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MessageSujet: Re: Le Cabinet de Toilette   Sam 6 Jan - 0:43

La jeune servante sortit du cabinet de toilette le temps que le gentilhomme s'installe dans la baignoire. Il souhaitait visiblement qu'elle reste pour l'aider à se laver. Elle soupira l'air rêveuse. Depuis qu'elle travaillait au palais, elle n'avait jamais eu l'occasion de frotter le magnifique dos du prince et de laver ses magnifiques cheveux noirs. Par de malheureux concours de circonstance, c'était toujours une autre servante qui avait eu ce privilège. Ce n'était vraiment pas de chance. D'un autre côté, elle n'avait jamais eu l'occasion de laver Luciano non plus, et ça, c'était plutôt une chance.

La voix de Danilo la rappelant la fit redescendre sur Terre et elle entra de nouveau dans la pièce. L'homme avait préparé une nouvelle toilette et avait laissé ses vêtements sales de côté. Il fallait qu'elle pense à les prendre pour les laver en sortant.

Elle s'approcha d'une console et y prit un petit flacon bleuté d'huiles parfumées. Elle versa quelques gouttes du produit dans l'eau chaude du bain qui se parfuma d'une douce effluve de fleur d'oranger. Elle défit le bouton de ses manches pour pouvoir les remonter jusqu'au coude.


"Puis-je vous demander d'où vous venez pour avoir fait un si long voyage, monsieur ?" s'avança-t-elle timidement, aidée par la gentillesse de l'homme.

Gabriella prit ensuite une éponge douce qu'elle trempa calmement dans l'eau du bain avant de la frotter sur un gros pain de savon pour la faire mousser. Souriant au gentilhomme, elle décida pour l'instant de rester face à lui pour lui frotter les bras. Ses gestes étaient doux mais efficaces.


"Souhaitez-vous que je vous lave les cheveux aussi ?" demanda-t-elle en changeant de place pour frotter l'autre bras et répandre la mousse onctueuse et parfumée sur sa peau.
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Danilo della Lonza
Gentilhomme - Ca'Adorasti
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MessageSujet: Re: Le Cabinet de Toilette   Sam 6 Jan - 1:23

Gabriella pénétra de nouveau dans la pièce. Il observa derrière ses yeux mi-clos ses déplacements dans la pièce d'eaux, l'air de dormir à moitié. Elle s'approcha de la baignoire pour y verser des huiles odorantes. Ce n'était pas le genre d'artifice qu'appréciait beaucoup Danilo, mais il la laissa faire. Sans doute, encore et toujours, le goût du changement qui l'agitait ces derniers temps.

Elle s'installa façe à lui, retroussant ses manches, révélant la peau douce de ses avant bras. Danilo ne se priva pas de les contempler brèvement avant d'ouvrir les yeux. Tout détail avait son importance chez la femme. Le visage, l'odeur, la voix, le satin de ses avant-bras, tout. Alors qu'elle commençait à le frictionner doucement, elle lui demanda d'où il venait. Danilo en fut content. Il avait pu mettre Gabriella en confiance, sans quoi elle ne se serait pas risquée à poser une seule question. La confiance était un élément assez rare pour que toute traçe de cette chose fut bonne à prendre. Danilo n'était pas de ceux, comme pouvaient l'être tous les Di Lorio de la terre, qui négligeaient les domestiques. On n'est jamais mieux servi que par des personnes qui ont confiance en nous. S'il pouvait s'attirer la sympathie d'un commun, lui n'hésitait pas, encore moins s'il s'agissait d'un jupon. Surtout s'il s'agissait d'un jupon, à y bien réfléchir.


"J'ai fait route jusqu'à la Sérénissime depuis Rouen, charmante ville française lotie aux creux de la Seine en aval de Paris. Même en voiture à cheval, le temps fut bien long."

La jeune femme lui demanda s'il voulait se faire laver les cheveux. Della Lonza n'eut pas à réfléchir très avant pour se décider. Il portait les cheveux longs, maintenant épars, libérés de la queue de cheval qui les maintenaient un peu plus tôt. S'il les négligeait quelques jours de plus, il seraient assez gras pour approvisionner toutes les lampes de la Ca'Adorasti en combustible pour trois mois. Il répondit donc en conséquence.

Gabriella lâcha son bras droit et se saisit doucement du gauche. Danilo sentit venir le danger, et interrompit le un instant le travail de la servante.


"Oh, heu... ne faites pas la main gauche. Je m'en chargerai moi-même. Vous m'excuserez, si je ne faisais pas un seul petit caprice de noble gâté, vous pourriez être un peu perdue, n'est-ce pas?"

Il avait commencé sa réplique sur un ton un peu brusque, mais s'était rattrapé sur la deuxième phrase, lui adjoignant un petit sourire presque complice.
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Gabriella Delmonti
Servante - Ca'Adorasti
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MessageSujet: Re: Le Cabinet de Toilette   Dim 7 Jan - 21:18

Il était facile de voir si une personne se sentait bien ou non et les yeux mi-clos du gentilhomme en disaient long. A le voir, cela donnait presque envie de se prélasser aussi dans un bain. Elle ne remarqua pas spécialement qu'il lorgnait ses avant-bras. Ceux-ci étaient à l'image de son visage, une peau claire recouverte d'un fin duvet blond presque invisible et douce au toucher comme du velours.

Elle fut contente de voir qu'il répondait à sa question avec plaisir et sans paraître choqué ou importuné.


"La France ? Ce doit être un pays magnifique. Il paraît que les robes des dames sont particulièrement belles là-bas." dit-elle en s'imaginant parader dans l'une d'elles.

"Je comprends que vous soyez fatigué." ajouta-t-elle.

Perdue dans ses rêves de mode française, Gabriella fut surprise de la requête de Danilo. Elle regarda le bras gauche de l'homme qu'elle tenait délicatement dans sa main. Il ne présentait aucune blessure ou aucune cicatrice susceptible de lui faire mal.


"Ce n'est rien monsieur." lui dit-elle alors en répondant à son sourire. "Il sera fait comme vous le souhaitez."

Elle s'installa derrière l'homme et glissa l'éponge sur ses épaules et le haut de son dos, répandant la mousse parfumée sur sa peau. Elle trempa de nouveau l'éponge dans l'eau et la frotta une nouvelle fois sur le savon pour bien l'imprégner de mousse. Elle entreprit alors de lui laver les cheveux, prenant bien garde que de l'eau savonneuse ne lui tombe pas sur la figure et dans les yeux. Partant du sommet de la tête, elle glissait l'éponge sur la longueur des cheveux, enlevant ainsi toute trace de saleté, recommençant tant qu'elle ne trouvait pas la propreté satisfaisante.

Quand elle estima qu'elle l'avait assez savonné, elle prit un broc d'eau claire et, après lui avoir demandé de pencher la tête en arrière, lui rinça la tête, laissant couler l'eau chaude le long de ses cheveux qui se libérèrent de leur mousse.
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Danilo della Lonza
Gentilhomme - Ca'Adorasti
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MessageSujet: Re: Le Cabinet de Toilette   Mar 9 Jan - 0:21

*Les robes de cour? Ces horreurs sophistiquées gâchent plus la beauté d’une femme que ne l’embellissent. Une créature de dieu est bien plus belle lorsque aucun clinquant ne vient tenter de faire pâlir leur merveille par des feux trop intenses. Que diables les femmes ne s’habillent-t-elles pas plus simplement? On peut être élégante et magnifique sans fioritures inutiles, une simple robe de satin sombre, avec une discrète broche d’argent…*

Danilo coupa net le cour de sa pensée et s’administra une gifle mentale. Il devait poser sur son esprit une sévère contingence, car le moindre instant de rêverie pouvait lui coûter cher. Cette petite dérive insignifiante en était la preuve. Le bavardage d’une servante pouvait le faire rechuter. Extérieurement, il n’y eut aucun signe de sa petite violence interne. Il s’était arrêté à temps, aucun mal n’était donc fait.

Gabriella passa derrière lui et entreprit de lui laver le dos. Il décida de concentrer ses pensées sur les mouvements de l’éponge parcourant sa peau, et peu à peu, replongea dans le plaisir simple que lui procurait ce bain mérité. Il ne put, et ne chercha d’ailleurs pas vraiment, éviter d’accrocher son esprit sur l’idée des doigts de Gabriella, dont il sentait la douce pression au travers de l’éponge. Il se prit à regretter qu’il fut besoin de cet instrument; lui qui avait déjà contenté trois de ses sens avec la jeune femme, vue bien sûr, ouïe et odorat, aurait bien souhaité compléter le tableau par la sensation du toucher. Quant au goût, il était trop peu de femmes dans sa collection lui ayant accordé cette faveur pour qu’il aie seulement l’envie de la rechercher. Mais au fond, lui qui aurait bien souhaité que l’éponge s’oublie dans l’eau du bain pour pouvoir apprécier le contact des doigts de la servante sur son dos, se rappelait bien qu’en d’autres circonstances, ce petit objet avait été salvateur. Par exemple lorsqu’il avait pour la première fois mis les pieds au château des de La Fresnes, et que la servante millénaire du sieur Damien lui avait ainsi frotté le dos, pour rien au monde il… Nouvelle gifle mentale.


*Venise, imbécile.*

La jeune femme, qui s’échinait alors à lui nettoyer les cheveux, lui demanda de pencher la tête en arrière. Il s’exécuta, et sous l’action de l’eau jaillissant du broc, les bulles de savons se dispersèrent, se séparèrent, s’écrasèrent, fuirent les multiples recoins que sa chevelure leur offrait en guise de résidence. Gabriella connaissait bien son métier, et pas une goutte ne s’en fut irriter les yeux du gentilhomme. Danilo laissa de nouveau sa nuque aller contre le bord de la baignoire, fermant à nouveau à moitié les paupières. Là encore, ses yeux ne s’immobilisèrent aucunement, et profitèrent de l’aspect de demi-sommeil de leur possesseur pour reporter leur attention sur le physique de la servante. Jouer la taupe atténuait la précision des détails, mais apportait un charme certain à la contemplation. Ses prunelles passèrent en quelques brefs instants du galbe de la cuisse, parfaitement perceptible sous la robe… simple… de la jeune femme, remontèrent vivement jusqu’au buste, à la courbe de sein naissante s’enfouissant dans les profondeurs de l’habit, pour revenir, finalement, sur la chevelure.

*Satanée coiffure… c’est énervant, tout de même.*

Sans cesser de faire courir ses yeux derrière le rempart de ses paupières entrouvertes, le gentilhomme adressa à la jeune femme, sans tourner la tête vers elle:

« Vous pouvez disposer maintenant, je suppose que vous allez avoir du travail aux communs… Je descendrai d’ici une dizaine de minutes pour le repas. N’hésitez pas à prévenir mademoiselle… Oh, vous ne m’avez pas nommé l’autre personne suceptible de déjeuner avec moi? »
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Iago degli Albizzi
Gentilhomme - Ca'Grazziano
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MessageSujet: Re: Le Cabinet de Toilette   Jeu 11 Jan - 3:21

[Calle Galante - l'Embarcadère]

Sur ses mots, une personne absolument pas susceptible de déjeuner avec lui pointa son nez.

Une personne… plutôt plusieurs personnes. Car arriva, juste derrière la personne qui avait si cavalièrement fait irruption dans la pièce, une armée de serviteurs. Par armée, nous entendons les trois ou quatre pauvres diables qui s’étaient retrouvé pour leur plus grand malheur sur le chemin d’un certain Iago degli Albizzi.

Car Iago, puisqu’il avait envie d’entrer, n’avait pas frappé, mais s’était contenté d’entrer justement, puis de pousser toutes les portes qu’il avait devant lui de manière à essayer de trouver les personnes qu’il cherchait.

Comme il ne les trouvait pas, s’il croisait un serviteur, il l’arrêtait et lui disait avec une grande simplicité (et donc une assez grande brusquerie) : "Où est Elio ? Et où est le médecin ?" Comme il n’avait reçu jusqu’à présent que des bredouillements ou des "je ne sais pas Monsieur", il continuait sa route comme s’il n’y avait plus personne à côté de lui. Comme les serviteurs, de leur côté, étaient des gens très professionnels, ils tentaient de comprendre ce que voulait l’homme qui semblait arpenter les allées comme un mercenaire et le suivaient en tentant de l’arrêter par des "Monsieur ! Monsieur ! S’il vous plait… Mais enfin Monsieur ! Arrêtez-vous !" ce qui évidemment, agaçait légèrement Iago.

Ce qui fait qu’à un moment, quelque part au premier étage, il se retourna brusquement et se campa face à eux.
"Silence, basse-cour piailleuse ! Je vous ai posé une question, vous ne pouviez y répondre, vous n’avez donc plus d’utilité pour l’instant, vous pouvez disposer. C’est simple, non ?" Dans le silence de mort qui suivit ses paroles définitives (et dénuées de malveillance, selon Iago) il entendit des bruits d’eau et de voix humaines venant d’une des chambres. Il poussa un "Ah !" triomphant et s’y dirigea à grand pas, bientôt suivi de son escorte.

Voilà comme la tête de Iago degli Albizzi, bientôt suivie de son corps et de la tête des valets apparut dans le cabinet de toilette du Sieur della Lonza.

Tête qui eut vite fait de comprendre la situation, mais qui, au lieu de s’excuser et de se retirer, s’inclina vers Danillo, avec le léger air moqueur qui semblait fixé à jamais sur le visage de Iago et un geste de chapeau (qui n’existait pas, bien sûr), avant de se tourner vers Gabriella.


"Mademoiselle... Oh ! Tiens, c'est encore vous... Pendant que j'y pense : magnifique utilisation du bouquet de notre ami lors de la soirée d'hier. Toutes mes félicitations...

Bref, peu importe. J'ai quelques questions : Où est Elio ? Où est Maître Barrozi ? et..."

Iago avait dressé un doigt à chaque interrogation. Il avait levé le troisième, le regarda attentivement, et puis le rebaissa.

"C'est tout, en fait je crois. Alors ?"

Ne prêtant plus aucune attention à l'homme dans sa baignoire, il regardait Gabriella, légèrement penché en avant, de son regard inquisiteur avec toujours cette moquerie quelque part au fond.
Les valets s’étaient reculés, soit par respect pour l’homme dans son bain, soit parce qu’ils avaient confiance en Gabriella pour régler le problème, soit qu’il considérait que c’était un cul de sac, et que de toutes les façons l’homme ne pourrait leur échapper...
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Gabriella Delmonti
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MessageSujet: Re: Le Cabinet de Toilette   Jeu 11 Jan - 23:41

Une fois que les cheveux du gentilhomme furent rincés, Gabriella passa doucement ses doigts entre les mèches pour les séparer et les démêler sommairement. Elle put se remettre en position debout alors qu'il lui disait qu'elle pouvait le laisser.

Elle prit une grande serviette sèche qu'elle déplia, les bras grands ouverts devant elle pour qu'il puisse s'y enrouler sans qu'elle ne voit rien.


"Il s'agit de madame d'Alep." répondit-elle juste au moment où un troupeau entra dans la pièce sans prévenir.

Le premier réflexe qu'elle eut fut d'enrouler arbitrairement Danilo dans la serviette. Seulement ensuite elle put se retourner et voir ce qui se passait. Gabriella ouvrit de grands yeux quand elle reconnut l'homme qui avait été odieux avec elle la veille au marché et qu'elle avait revu le soir du divertissement ; cet homme qui semblait proche du Prince Elio.

Elle crut sur le moment qu'il venait lui apporter des nouvelles du prince, ce qui laissa, pour le moment, la surprise et l'attente prendre le dessus sur la colère. Le regard hagard de la jeune servante se posa un instant sur le groupe de serviteurs qui avaient suivi Iago. Que venaient-il faire là ? Mais le moment de flottement prit fin dès que le gentilhomme ouvrit la bouche pour poser ses questions.

Gabriella fronça les sourcils et inspira lentement et profondément. Ceux qui la connaissaient assez bien savaient que c'était les prémices d'une colère noire et qu'il valait mieux se faire tout petit.


"Comment osez-vous ?!" cria-t-elle en le poussant d'une forte pression sur son torse avec ses deux mains pour le faire reculer.

"Comment osez-vous entrer dans les appartements privés des gens sans autorisation ! Vous n'êtes qu'un rustre, goujat, grossier, malappris, malotru, mufle !" hurla-t-elle en accompagnant chaque synonyme d'un coup sur son torse.

"Si vous voulez des réponses il faudra avant apprendre les bonnes manières ! DEHORS !" s'égosilla-t-elle en le poussant une fois pour toutes hors de la pièce.

[La Chambre de Danilo]
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Danilo della Lonza
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MessageSujet: Re: Le Cabinet de Toilette   Ven 12 Jan - 1:08

Alors qu’il sortait du bain, protégé du regard de la servante par la serviette qu’elle lui tendait, Danilo entendit les piétinements précipités de ce qui devait être au moins quatre, voire cinq ou six personnes retentir dans tout près. Il n’eut pas le temps de réagir, trop surpris de l’intrusion, et se retrouva saucissonné dans la serviette que Gabriella avait rabattu sur lui au plus vite. Il arracha brusquement son bras gauche au drap enserrant qui semblait vouloir l’immobiliser, puis de la main droite, rattrapa vivement sa maigre protection s’abîmant suite à son mouvement, avant seulement de lever le nez sur les arrivants pour le moins inattendus.

Il y avait là quelques serviteurs, dont l’attitude trahissait un certain malaise. A leur tête, un homme étrange, apparemment aristocrate, ni beau ni laid,plutôt grand… Et, surtout, manquant clairement d’éducation. Ou, peut-être, se fichant éperdument des bienséances. Le résultat était le même: il se permettait d’entrer dans la pièce d’eau d’un noble alors que celui-ci prenait son bain.

Danilo ne pensa pas à s’en offusquer. A vrai dire, il était quelque peu sous le choc de l’entrée en fanfare du personnage. Et peut-être que ce manque de tact, finalement, l’impressionnait quelque peu. Se moquer ainsi des convenances en plein milieu aristocratique sans avoir déjà été tué sept ou huit fois en duel d’honneur était un exploit, et Danilo ne put s’énerver contre lui dans un premier temps. L’individu lui décocha un salut moqueur, soulevant un chapeau inexistant. Ironie pour ironie, le gentilhomme se drapa dans son drap de bain comme s’il s’était agi d’une toge romaine et s’inclina en une petite révérence irrévérencieuse. Si l’homme décidait de s’introduire de cette manière, il était tout naturel de reprendre le même ton pour lui répondre. Della lonza voulut lui demander sur un ton doucereux qui il était pour faire ainsi une entrée aussi fracassante, mais ce dernier ne lui en laissa pas le temps. L’intrus se tourna vers Gabriella, apparemment encore hébétée par l’apparition impromptue. Il l’apostropha en une tirade dont le gentilhomme ne comprit pas grand-chose, sinon qu’il était à la recherche du prince Adorasti, et que décidément, il manquait clairement d’éducation.

La servante entra dans une fureur noire à l’encontre du nouveau venu. Danilo eut un léger regret; il aurait préféré qu’elle s’amuse comme lui de l’inconvenance du personnage, et lui réplique, elle aussi, sur le même ton d’hypocrisie. L’échange aurait pu s’avérer intéressant. Mais il oublia bien vite cette pensée. La colère seyait bien à Gabriella. Ce fut cette fois vers elle que se reporta son amusement, la regardant marteler avec rage la poitrine du gentilhomme en tentant de le pousser hors de la pièce. Le spectacle s’avérait plaisant. Il ne s’y plongea pas complètement, cependant, dérivant doucement vers la pile de vêtements qui trônait sur la petite chaise, espérant que Gabriella puisse sortir l’individu de la pièce assez longtemps pour qu’il puisse se refaire une tenue plus décente qu’une simple serviette tenue à la main.


[La chambre de Danilo]
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