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 Le Couloir desservant les Appartements Privés

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Danilo della Lonza
Gentilhomme - Ca'Adorasti
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MessageSujet: Re: Le Couloir desservant les Appartements Privés   Ven 30 Mar - 10:42

L’homme semblait agréable, et ses manières mirent rapidement le musicien à l’aise. Pour le moment, il n’était tombé que sur des gens plutôt désagréables -mis à part la charmante Gabriella et la fugitive Cinzia- qu’il s’agisse de Di Lorio, de Delgi Albizzi ou du cousin Adorasti. Trouver quelqu’un de franchement aimable lui faisait du bien. Lorsque le médecin se fut présenté, il le fit à son tour :

« Ces noms ne me sont pas familiers, car je viens d’arriver à la Sérénissime, mais je me souviendrai de la Calle Bardini si besoin s’en fait sentir. Danilo Della Lonza, claveciniste de salons fraîchement revenu de France, pour vous servir. »

Suite à quoi, les possessions de Muzio semblant avoir toutes à peu près rejoint la sacoche de leur propriétaire, Danilo se redressa. Il commença doucement à tirer les doigts de son gant droit, un à un, pour se préparer à l’ôter. Pendant qu’il s’appliquait sur cette tâche, il reprit la parole, exposant son cas au praticien.

« Oh, pas grand-chose en vérité. Voyez vous, il se trouve que dans des circonstances que j’aimerai garder pour moi, ma main eut la fameuse idée de rencontrer la glace d’un miroir, miroir qui eut la fameuse idée de se briser en milles morceaux. La blessure est fraîche, mais elle devrait déjà avoir arrêté de saigner. Or, cela n’est pas le cas. Je crains donc qu’elle soit plus profonde que je ne l’ai d’abord cru, et je voudrais votre avis sur la chose. »

Tirant doucement sur le cuir du gant, qui accrochait un peu là ou du sang avait séché, il finit de le retirer et présenta la main en question. Les jointures des doigts avaient souffert, et deux d’entre elles étaient écorchées, mais c’était surtout le dos qui saignait, coupé en deux endroits par des éclats vicieux. L’une des coupures ne saignait presque plus, mais de la seconde le sang continuait à dégoutter lentement. Alors qu’il la tendait à Muzio pour qu’il lui dise ce qu’il en était, il réfléchit quelques instants. L’homme était visiblement médecin des puissants. Mais était-il seulement cela, ou pouvait-il aussi consulter pour les petites gens ? Il n’avait pas l’air particulièrement prétentieux, ce qui aurait pu être le cas s’il s’était réservé à l’élite. Il y avait donc des chances qu’il soigne aussi des gens de basse naissance. Or, Della Lonza s’intéressait aux pauvres, au contraire de beaucoup de personnes de son milieu. Et puis, en ce moment même, tout particulièrement à un type de miséreux. Peut-être que le médecin pourrait l’aider.

« Dites moi, Maître Barrozi, vous m’avez dit remplacer ce… Trevino. Seriez-vous à Venise depuis peu de temps, vous aussi ? »

C’était la première étape, amener le sujet en question de manière détournée et sur le ton de la conversation badine pour sonder le médecin. La patience est la meilleure des armes dans certaines situations. C’était déjà ce qui l’avait poussé à ne pas questionner Muzio sur les raisons de sa présence Ca’Adorasti alors qu’il en brûlait d’envie. Pour ne pas risquer de le brusquer, et laisser une certaine confiance s’instaurer. Cela amenait plus facilement aux confidences…
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Muzio Barrozi
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MessageSujet: Re: Le Couloir desservant les Appartements Privés   Sam 31 Mar - 17:41

L'homme était donc musicien. A vrai dire... Oui, il avait les traits d'un musicien. Mais pas la taille d'un claveciniste. Un claveciniste devait être plus petit s'il ne voulait paraître trop haut par rapport à son instrument. Mais d'où sortait-il de telles idées saugrenues ? Muzio eut un sourire; il aimait les musiciens. Même grands, finalement.

Son sourire s'estompa au cours des explications de Della Lonza. La main. Il était blessé à la main. Fraîchement. Les sourcils du médecin se froncèrent, brièvement. Mais on pouvait le mettre sur le compte de l'attention. En réalité, mille idées tournoyaient dans son esprit. Le Prince. Raffaele. L'indiscret. Et maintenant ce musicien. Mais que faisait un musicien dans un complot nocturne ? Et où placer le malaise de la Princesse ?

Il effaça les interrogations de son visage et prit la main qu'on lui tendait. Fine. Longue. Bon, d'accord pour le claveciniste. L'homme se changea imperceptiblement en médecin, et Muzio se pencha sur la blessure. Les blessures, en vérité.


« Effectivement, c'est embêtant pour un claveciniste. » acquiesça-t-il aimablement.

Les bords n'étaient pas nets. Pas une lame, plutôt des éclats. Un miroir, oui par exemple. Ou autre chose. Le miroir ne s'intégrait pas vraiment à la thèse du complot.


« Vous permettez ? »

Il n'attendit pas spécialement une autorisation. Della Lonza le lui avait fournie dès lors qu'il avait entamé une consultation en plein couloir. Muzio approcha un doigt du bord de la coupure la plus large, et l'effleura délicatement. Des éclats avaient été fichés là. Le médecin se baissa, rouvrit sa trousse et en ressortit le linge humide qui avait servi à essuyer ses outils.

« Absolument, Monsieur. Je suis en poste depuis une quinzaine de jours. Je commence juste à me repérer dans ce dédale de canaux, de ponts et de ruelles... Attention, je dois nettoyer les bords des plaies... »

Il fit ainsi qu'il disait, lava le dos de la main et prit garde de ne laisser de fragment de verre dans aucune des coupures. Il marmonna quelque chose qui ressemblait à « Anthyllis vulneraria », se pencha de nouveau et fouilla jusqu'à trouver un petit flacon étiqueté avec soin d'une encre qui avait jauni. Il en mélangea une partie du contenu avec un peu de farine, sortant tout ce dont il avait besoin de sa trousse. Cette trousse contenait tout. D'où son attachement pour elle, évidemment.

« Evidemment, la plante aurait été fraîche... »

Il hocha la tête d'un air entendu, et laissa la pâte se former pendant quelques instants. La mixture sentait bon, ce qui compensait sa couleur indéfinie. Muzio l'appliqua soigneusement dans les blessures.

« C'est un cataplasme très efficace. Veillez simplement à ne pas trop mouiller votre main pendant quelques heures. Voulez-vous de la gaze de pansement ? »

Il attendit la réponse en lavant son matériel et en le rangeant de nouveau.

« J'y pense... Je ne sais si la réputation de mon locataire aura atteint les oreilles françaises, mais peut-être connaissez-vous un violoniste talentueux du nom de Demetrio Catanei ? »
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Danilo della Lonza
Gentilhomme - Ca'Adorasti
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MessageSujet: Re: Le Couloir desservant les Appartements Privés   Sam 31 Mar - 23:25

Danilo s’étonna quelque peu du court changement de physionomie qu’arbora le médecin alors qu’il évoquait sa blessure. Sans doute devait-il trouver étonnante son histoire de miroir. Il fallait dire à sa décharge que ce n’était pas tous les jours que l’on devait venir le consulter pour avoir passé ses nerfs sur une glace. Mais cette impression de soupçon diffuse ne dura pas longtemps, et le musicien n’y pensa rapidement plus.

Muzio examina la plaie, puis bavarda un peu, répondant à la question du gentilhomme. Quinze jours, c’était bien peu, mais le mot ruelles rassura un peu le musicien. Après tout, les ruelles étaient rarement fréquentées par la noblesse. Le médecin s’était donc sans doute déjà un peu aventuré dans les bas quartiers. C’était une bonne nouvelle. Il sursauta un peu lorsque le médecin nettoya les plaies et en sortit les morceaux de verre, mais se contrôla bien, quoi qu’il n’aimât aucunement que l’on touche à ses blessures. Puis, Maître Barrozi y appliqua un cataplasme fraîchement préparé, et donna quelques recommandations.


« D’accord, j’éviterai l’eau si possible. Si vous me faites un pansement de gaze, je pourrais remettre mon gant sans soucis par-dessus ? Je n’aime pas trop afficher ce genre de stigmates, surtout lorsqu’ils ont une origine quelque peu risible. »

Toujours dans son bavardage léger, le médecin évoqua un locataire à lui. Catanei. Ce nom ne lui disait pas grand-chose.

« Catanei, dites-vous… Peut-être ai-je entendu ce nom une fois lors d’une de ses montées à Paris pour m’y présenter en duo. Mais rien de précis. A vrai dire, j’ai peut-être été un peu inattentif, le violon n’étant pas mon instrument préféré. Vous m’en voyez navré. »

Superbe mensonge que voilà. Il adorait le violon, du moins, avant. Mathilde en jouait comme personne d’autre. S’il négligeait les violonistes, c’était surtout qu’aucun n’avait la saveur de sa belle, qu’aucun d’eux ne pouvait faire vibrer un violon comme elle le faisait. La personne qu’on aime est toujours la meilleure musicienne du monde, si elle a un tant soit peu de talent. Et Mathilde en avait beaucoup.

Il chassa ces pensées d’un léger secouement de tête. Puis, se souvenant qu’il était sensé sourire, et qu’apparemment il avait oublié de le faire depuis que le nom de Mathilde était remonté à son esprit, il reprit sa contenance habituelle et son sourire doux. Puis attaqua, sur un sujet qu’il voulait amener depuis qu’il avait compris qui était l’homme à genoux sur le sol du couloir. Mais cette fois, son ton était franchement sérieux.


« Dites moi, Maître Barrozi… J’ai quelque chose à vous demander, qui risque de vous surprendre. C’est assez saugrenu, j’en conviens, mais figurez vous que je cherche quelqu’un qui puisse me guider dans Venise. J’ai envie de découvrir la ville. Mais pas d’aller voir la place Saint Marc, ni d’aller déambuler au Rialto. Quant aux sublimes jardins du Castello, le bal de ce soir sera un bon moyen de les visiter. J’aurai tout le temps que je souhaite pour explorer ces lieux mythiques. Et les guides ne doivent pas manquer.
Je veux voir ce qui se cache derrière le masque. Venise, comme toute ville de clinquant, doit avoir ses bas quartiers. Ses miséreux. Ces gens que les nobles cachent au vu des leurs, ces lieux où ils ne mettraient jamais les pieds, parce qu’on y respire la pauvreté.
En temps que médecin, vous avez sans doute dû être appelé, ne serait-ce qu’une fois, à intervenir dans ces quartiers. Je n’attends pas que vous me meniez au cœur des ténèbres, non, mais je voudrais… effleurer la misère, approcher un peu la crasse et le malheur.
Je ne suis pas quelqu’un qui aime vivre dans l’opulence et l’ignorance des déboires d’autrui. J’ai une nature prompte à l’empathie, et j’aime à aider mes prochains infortunés dans la mesure de mes moyens. Je veux les approcher, ne serait-ce qu’un peu, une première fois. Pour prendre la mesure du malheur qui vit derrière le masque de la Sérénissime.
J’espère que vous pourrez être mon guide, ne serait-ce que pour quelques pas. Car je doute que quiconque parmi ces beaux messieurs bien habillés qui hantent la Ca’Adorasti veuille bien s’approcher à moins de cinq cent pas d’un tel vivier. »

Danilo se tut, et regarda le médecin dans les yeux, sans détour. Il avait besoin d’une telle incursion. Besoin de repérer les lieux. Prendre contact n’était pas nécessaire, mais savoir où s’adresser le moment venu était des plus utiles. Voleurs et autres saltimbanques tire-laine devaient croupir quelque part dans ces quartiers, et s’il savait où chercher, il savait qu’il n’aurait aucun mal à les découvrir. Le jeu pouvait être quelque peu dangereux, mais cela n’avait pas d’importance. Seul son objectif comptait désormais. Et des gens de cette trempe pourraient l’aider.
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Muzio Barrozi
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MessageSujet: Re: Le Couloir desservant les Appartements Privés   Sam 7 Avr - 13:09

Muzio avait fini par panser la main du musicien, s'efforçant d'utiliser le moins de gaze possible. Il faudrait qu'il s'habitue à l'aspect esthétique et discret des soins qu'il devrait apporter. Della Lonza pourrait remettre son gant sans se soucier d'attirer les regards.

Le ton un peu froid sur lequel celui-ci déclara son indifférence au violon dérouta le médecin. Lui aimait le violon. Il appréciait les autres instruments, mais il aimait le violon. Profondément. Et peu importait l'interprète. Non, là c'était faux. L'interprète importait. Mais le violon restait. Sublimant. Transcendant. Occupé à ce sentiment, Muzio ne remarqua pas le léger trouble de son interlocuteur. Mais soudain, le ton changea et il lui accorda toute son attention, les sourcils légèrement froncés.

Comment distinguer le vrai du faux ? Comment savoir si ce beau discours humaniste sortait du cœur ou de la tête ? Pourquoi un homme si soucieux de son apparence se serait-il intéressé au sort des malheureux au point de prier le premier venu de les lui présenter ? Quelqu'un d'indifférent au violon pouvait-il aimer les hommes ? Le regard brun pouvait-il tromper ? Voulait-il tromper ?

Lorsque les derniers échos de "vivier" s'éteignirent, Muzio cligna des yeux et, tel le dormeur qui s'éveille s'étonne des images qui s'effacent doucement dans sa tête, se demanda d'où lui venaient ces interrogations. Les relents de Venise lui tournaient l'esprit. Mais les relents du haut, cette fois, les relents lourds de parfums et de cachotteries, de poudre et de secrets.

Le médecin se trouva suspicieux sans raison. Il scruta encore une fois les pupilles de Danilo, puis sourit. Petit sourire discret mais savouré, qui posait presque un défi.


« J'ai justement un homme à visiter dans l'un de ces quartiers qui vous... intéressent. »

Il tendit une main qui se referma sur l'anse de sa trousse et, faisant un pas vers l'escalier, se retourna vers Danilo.

« Venez-vous ? »

[Le Quartier de la Bouche d'Ombre - La Ruelle de l'Ours]


Dernière édition par le Mer 11 Avr - 22:33, édité 1 fois
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Danilo della Lonza
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MessageSujet: Re: Le Couloir desservant les Appartements Privés   Sam 7 Avr - 16:08

(désolé, post de transition, sorry, enschuldigen sie bitte)

Trop concentré sur ce qu'il disait, et, à vrai dire, un peu emporté par son propre propos, Danilo eut du mal à sonder le regard du médecin alors qu'il parlait. Il vit que, bien évidemment, celui-ci le scrutait. Evidemment. Lorsque l'on servait ce genre de discours, d'une telle manière, on doutait toujours de notre sincérité. Mais Danilo jugea mal la réaction du médecin. Il crut qu'il allait refuser.

Muzio le détrompa, en lui annonçant qu’un de ces clients l’attendait à l’endroit ou il voulait se rendre… E qu’il était convié à le suivre jusque là. Le musicien aurait eu un soupir de soulagement s’il avait eu la faiblesse de montrer son sentiment à ce moment là. Il se contenta de sourire en retour au médecin.


« Je vous suis. Attendez moi juste un petit instant… »

Sur ces mots, il disparut dans sa suite, à deux portes de là, pour en ressortir rapidement, sa cape de voyage sur les épaules. Comme il venait de faire le voyage depuis Rouen avec lui, le vêtement serait sans aucun doute plus discret que sa tenue habituelle de gentilhomme, même s’il se ferait certainement repérer. D’ailleurs, s’il passait totalement inaperçu, cela ne le servirait pas.

« Je suis à vous, Maître Barozzi. »

Joignant le geste à la parole, il s’engagea dans l’escalier à la suite du médecin.

[Ailleurs-je te suis et j’éditerai]
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Brunilde Gurrieri
Comtesse - Ca'Adorasti
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MessageSujet: Re: Le Couloir desservant les Appartements Privés   Sam 21 Juil - 17:24

[Place Saint-Marc – Rive du Grand Canal devant le Palais des Doges]

Une porte s'ouvrit, laissant apparaître derrière elle la comtesse Gurrieri qui ne tarda pas à arpenter le couloir d'un pas rapide. Elle s'était séparée de Danilo devant le Palais, après lui avoir fait part de ses plus sincères remerciements, espérant le revoir dans les prochaines heures lors du bal. Pourtant, le sourire qu'elle n'avait cessé de lui adresser s'était à présent effacé, et ses lèvres pincées, ainsi que ses sourcils froncés, prêtaient à croire que son angoisse grandissait. Vrai, à son retour au Palais, nulle Linda pour égayer son champ de vision, nulle Linda pour la rassurer, chacune se retrouvait définitivement seule, Brunilde en apparente sécurité et sa servante en...

« Oh ! Madame ! »

Décidément... La comtesse considéra cette apostrophe comme lui étant adressée, elle se retourna donc, bref mouvement durant lequel elle espéra naïvement tomber sur sa jeune amie à la chevelure de feu. A la place, une servante qu'elle ne connaissait point, et qui ne ressemblait en aucun cas à Linda. Soupir, sourire, soupir, sourire, que choisir...

« Le bal est déjà ouvert, vous savez !
― J'ai pris un peu de retard, oui. Ma servante est absente pour le moment et je suppose que beaucoup se trouvent déjà au Jardin du Castello... Je vous demanderai seulement de me préparer un bain, puis je vous appellerai pour m'aider à passer ma robe.
― Il en sera fait selon vos désirs, Madame. Permettez... »

Brunilde abandonna sa canne et son ombrelle à la domestique avant de l'inviter à la suivre. Elle chassa tant bien que mal ses pensées noires, s'autorisant à croire qu'elle retrouverait sa servante sous peu.

[La chambre de Brunilde]
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