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 Etage Inférieur - Le Salon-Bibliothèque

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Du Bout des Doigts
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MessageSujet: Etage Inférieur - Le Salon-Bibliothèque   Jeu 28 Avr - 0:16

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Salvatore Chiavelli
Conseiller-Astrologue
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MessageSujet: Re: Etage Inférieur - Le Salon-Bibliothèque   Dim 18 Nov - 18:28

[Premier post du Jeudi 5 mars 1744]


Salvatore Chiavelli rangeait lentement ses affaires et papiers posés négligemment sur le bureau de sa bibliothèque. La matinée avait été très propice pour ses affaires, et il avait déjeuné avec beaucoup d'enthousiasme... Ses petites affaires marchaient pour le mieux et il savait que désormais il avait sa place dans Venise, et qu'il s'en sortait même très bien. Il s'offrait une pause, il n'aurait normalement plus de client avant la fin de l'après-midi, et comptait bien profiter du délicieux soleil qui filtrait ses rayons à travers les vitres de sa maison en allant errer par dessus les canaux pour célébrer d'une promenade le retour des beaux jours. Il avait presque classé tous ses documents quand la servante frappa à la porte, l'ouvrant aussitôt pour lui annoncer qu'il avait un visiteur en la personne de son voisin, le médecin Barrozi. Le comte souleva un sourcil. Il n'était nullement prévu qu'ils dussent se voir aujourd'hui, et la visite de cet homme qui ne s'était jamais permis d'entrer dans sa demeure le surprenait un peu, et l'amusait. Il était certes en accords courtois avec lui, et les quelques conversations vives et intéressantes qu'ils avaient partagées en se croisant sur la Calle Bardini lui avaient plu, mais il ne doutait pas qu'elles étaient simplement le résultat d'un respect courtois entre les deux hommes au métier similaire dans des branches différentes, pour ne pas dire opposées.

Il se leva donc tranquillement, lissant son habit noir et vérifiant que le noeud de cette même couleur sombre tenait correctement ses cheveux, malgré quelques mèches rebelles qui lui pendaient au devant du visage. Il s'adressa à sa servante avec un sourire aimable et poli, tel qu'il était la plupart du temps...


« Faites-le donc entrer, je e recevrai ici même, au salon... »

Salvatore se déplaça jusqu'à l'endroit où trônaient quelques sièges de cuir bordeaux, passant à côté de sa lunette télescopique en l'effleurant simplement de la main. Il s'arrêta face à la porte de la pièce, à une distance raisonnable de celle-ci, et attendit que la servante revint avec son hôte. Lorsque la porte s'ouvrit, il orna son visage d'un sourire de circonstance et avec un geste quelque peu exagéré de bon accueil, levant les mains au ciel pour montrer à son invité qu'il était le bienvenu, il accueillit le médecin en ses murs...

« Monsieur Barrozi, bien le bonjour à vous! Que me vaut le plaisir de votre visite, cher voisin? »

Puis après un instant, reprit d'une voix plus paisible:

« Installez-vous, voyons, prenez un siège... Voulez-vous quelque chose à boire? »

Et il laissa s'installer le docteur, et le laissa aussi répondre à ses questions, s'installant à son tour dans un siège, souriant toujours, mais doté d'un air curieux...


Dernière édition par le Dim 18 Nov - 20:23, édité 1 fois
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Muzio Barrozi
Médecin
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MessageSujet: Re: Etage Inférieur - Le Salon-Bibliothèque   Dim 18 Nov - 20:12

[Extérieur - Le Ponton]

Juste avant que la servante n'ouvre la porte qui devait le mener à l'astrologue, Muzio eut la vision de ce dernier mettant au point sa scène d'accueil. Aussi ne fut-il guère surpris lorsqu'il se retrouva face à son voisin en grande tenue d'hôte affable et exubérant. Il lui adressa à son tour un sourire, moins large sans doute que l'astrologue mais tout le monde n'avait pas les zygomatiques aussi en forme que ceux de Salvatore Chiavelli.

« Bonjour, bonjour monsieur Chiavelli. »

Il s'installa, croisa les jambes. Une étincelle amusée pétilla dans son regard tandis qu'il répondait. Il avait pris l'habitude de plaisanter un peu son voisin sur ses activités.

« Non je vous remercie, je ne tiens pas à lire la date de ma mort dans ma tasse de thé. »

Il décroisa les jambes et se pencha légèrement en avant.

« Mais je vois que ma visite a éveillé votre curiosité. Eh bien, je ne vous ferai pas attendre.
Il se trouve que j'ai reçu ce matin un homme fort respectable. Un homme que rien ne prédestinait - il insista sur ce mot - à recevoir une tabatière en porcelaine sur la tempe. »

Il laissa planer les mots quelques instants. Ses paroles pouvaient être risibles, si toutefois on ne remarquait pas le sérieux du regard du médecin.

« Ce monsieur néanmoins a semblé dans mon cabinet trouver la chose prévisible. Je vous conte l'affaire ? »

Sans attendre de réponse, il poursuivit aimablement:

« La semaine dernière, cet homme vous consulte. Vous lui apprenez que son épouse, avec laquelle il entretient les meilleures relations du monde, ne tarderait pas à devenir une ennemie. Il s'en est allé assez incrédule, selon ses dires. Hier soir cependant, revenant à son logis et pensant y retrouver la femme charmante qu'il adore, il tombe sur une affreuse mégère hors d'elle qui l'accable de reproches scabreux et finit par lui lancer l'objet à la figure. De sordides accusations d'adultère. »

Il se tut un instant, n'ayant pas l'habitude de parler autant. Puis:

« Mais en quoi cette histoire vous concerne-t-elle, vous demandez-vous ? Mais c'est que cet homme vous tient maintenant en haute estime, et le clame à qui veut l'entendre: Salvatore Chiavelli est le meilleur des devins ! J'ai pensé que l'opinion enthousiaste que vous suscitez vous intéresserait. » acheva-t-il en souriant.

Son sourire s'éteignit lentement, sans que son ton ne perde en amabilité:


« Cet évènement m'a également fait réfléchir, je vous l'avoue. Vous connaissez maintenant mon esprit scientifique; je me suis interrogé sur les rapports liant votre prédiction à l'hystérie soudaine de cette pauvre femme. Et si, me suis-je dit, et si monsieur Chiavelli avait le pouvoir de faire naître les évènements autant que de les prévoir ? »

De nouveau un sourire étira ses lèvres, plus poli qu'autre chose. Il ne tenait pas non plus à briser les relations de bon voisinage qu'ils avaient établies.

« Si vous pouviez m'éclairer un peu, je vous en serais très reconnaissant. Je ne demande qu'à apprendre. »
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Salvatore Chiavelli
Conseiller-Astrologue
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Date d'inscription : 06/10/2007

MessageSujet: Re: Etage Inférieur - Le Salon-Bibliothèque   Lun 19 Nov - 12:50

Le médecin ne tarda pas à pénétrer dans le salon et à répondre par la négative, et non sans un trait d'humour qui fit sourire aimablement Salvatore, qui avait appris à apprécier l'humour pinçant et cynique de son voisin, Muzio Barrozi. Ce dernier avait néanmoins pris un siège et le Comte de Camastra s'était assis à côté de lui pour écouter ce que le docteur avait à lui entretenir.

Il parla alors d'un homme, un de ses patients, à qui il était arrivé une mésaventure plutôt troublante qui fit intérieurement rire moqueusement le conseiller astrologue sans qu'il le montre pour autant. Il raconta toute l'affaire, qui au début, n'interpella pas Salvatore dans la mesure où il n'était nullement impliqué dans l'affaire, et se demandait ù voulait en arriver son voisin... C'ets alors que celui-ci avoua le fait que cet homme, ce bourgeois ayant été sérieusement amoché par le coin d'une tabatière en porcelaine, dont il ne doutait pas de la qualité et de la solidité pour que celle-ci ait poussé un homme à consulter son médecin.

Il précisa aussi que cet homme faisait désormais une grande publicité positive sur les talents du Comte de Camastra, et que partout et sur tous les toits, il criait qu'il était le meilleur devin qui soit, et que c'était un grand bonheur de l'avoir en cette ville... Hélas, la perplexité avouée du médecin, qu'il dit à demi-mot en accusant implicitement Salvatore Chiavelli d'avoir manigancé l'affaire lui-même en 'créant' cette situation auprès de l'épouse de ce charmant bourgeois.

L'astrologue ne se dépareilla pas de son sourire courtois et répondit d'une voix légèrement mielleuse à son voisin incrédule...


« Je suis honoré de cette nouvelle dont vous me faites part, monsieur. J'aime avoir un retour de mes prédiction, ce qui n'est que trop rarement le cas... En particulier quand je prévois la mort, comme vous semblez savoir faire dans les tasses de thé...Même si vous-même annoncez bien plus souvent que moi je ne le fait de funestes nouvelles... »

Salvatore avait relancé la pique humoristique au médecin non sans un brin d'ironie, et poursuivit ses paroles sans laisser le temps à l'homme d'intervenir, toujours paré de son plus beau sourire, sans trop le forcer, cependant...

« Je me dois cependant de vous décevoir, car si je sais prévoir les actes futurs de certaines personnes, je ne peux en aucun cas interférer sur cet avenir, sans quoi, je serais avec la sincère pitié et l'altruisme démesuré qui me caractérisent intervenu afin que nul événement fâcheux n'arrive à ce brave homme. Vous me confiez, et avec tort, des pouvoirs qui ne sont pas de mon ressort, permettez-moi de vous le préciser... »

La servante apporta un plateau avec deux tasses fumantes remplie d'un thé au jasmin dont l'odeur sucrée envahit la pièce. Salvatore s'en empara d'une, et après avoir soufflé sur le liquide brulant, proposa une nouvelle fois à son invité, alors que la femme de charge s'approchait de lui avec son plateau...

« Vous êtes bien sûr que vous n'en prenez pas? C'est un produit que j'ai expressément ramené des Indes, son goût est exquis... »

Puis, tournant doucement avec une petite cuillère en argent dans la tasse de porcelaine, il poursuivit la conversation.

« Monsieur Barrozi, je ne saurais expliquer ce qui s'est passé au sein de ce couple si équilibré... Les histoires de ménages sont bien souvent incompréhensibles... Deux hommes seuls tels que nous ne pouvons comprendre les trames secrètes de cette vie qui nous est fermée... »

Et il but une gorgée de thé, savourant pleinement le goût suave qui envahit de plaisir ses papilles gustatives...
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Muzio Barrozi
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MessageSujet: Re: Etage Inférieur - Le Salon-Bibliothèque   Lun 19 Nov - 21:25

L'oeil ironique de Muzio avait suivi autant que son oreille le discours de l'astrologue. Il ne crut pas un instant à sa réponse mais préféra ne pas insister. L'orgueil et le goût du spectacle permettraient toujours à Chiavelli de s'en sortir.

« Me voilà rassuré, alors. Je vous avoue que l'idée de vous savoir tout-puissant sur l'avenir me paraissait un peu... inquiétante.
Quoi qu'il en soit, il serait fâcheux que vous ne prédisiez que des futurs troublés à vos clients, car j'imagine qu'alors l'engouement que vous suscitez serait moins durable, n'est-ce pas ? » conclut-il aimablement.

« Dans tous les cas, je me suis découvert un avantage sur vous ! » annonça Muzio joyeusement. « Mon action peut agir sur l'avenir, elle. Quoique... après tout, si je vous consultais entre chaque patient, je m'économiserais sans doute bien des interventions inutiles... »

C'était précisément cela qui l'empêchait le plus d'adhérer aux pensées de Chiavelli. L'absolue impuissance de l'homme face à son destin. Cette idée le hérissait.

Muzio résolut de cesser d'attaquer son voisin pour l'instant, et se tourna vers la servante qui apportait le thé.


« Des Indes, vraiment ? Alors je ne saurais refuser. Je serais ravi d'entendre un jour vos récits de voyage, monsieur Chiavelli. »

Parsemés de fabulations, sans doute. Enfin...

Il remercia la jeune fille et saisit la deuxième tasse. Il goûta le breuvage avec curiosité. C'était un peu trop sucré pour lui, mais pas désagréable. Cela changeait de ce qu'il avait l'habitude de boire, en tout cas.


« Goûteux. C'est au jasmin ? »

Son intérêt pour le thé fut brusquement interrompu par l'astrologue et ses histoires de couple. Les pauvres hommes seuls face aux mystères de la vie conjugale ? Muzio se raidit instinctivement, son regard vacilla une seconde, il répondit prudemment.

« Je ne vois pas la vie conjugale sous l'angle d'un lancer de tabatière, il est vrai... Mais je pense que nos activités, notre âge, nous permettent de ne pas rester totalement ignorants de la réalité maritale. »

Ce sujet de discussion n'était vraiment pas l'idéal et ne lui inspirait rien d'intelligent, vraiment. Muzio but une nouvelle gorgée de thé qui se fraya tant bien que mal un passage dans sa gorge. Ecouter des récits de voyage était donc un prétexte destiné à être utilisé plus tôt que prévu.

« Ainsi, vous nous venez des Indes ? Ce doit être passionnant d'appréhender le monde par les voyages... Les gens étaient-ils friands de vos prédictions, là-bas ? »

La curiosité était réelle, et le ton ne renfermait aucun élément de nature à relancer la polémique.
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Salvatore Chiavelli
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MessageSujet: Re: Etage Inférieur - Le Salon-Bibliothèque   Lun 26 Nov - 15:06

Le comte de Camastra avait prêté une oreille attentive à son hôte, accordant ses paroles de quelques hochements de tête approbateurs. Il décida de répondre dans l'ordre aux dires sensé d'un homme de science qui semblait ne pas croire en les pouvoirs du conseiller-astrologue... Il aurait été encore un incrédule à convaincre, sans doute, si il n'avait pas un grand respect pour le médecin, son voisin, ainsi qu'un intérêt tout particulier pour les longues conversations argumentées qu'ils avaient parfois la chance d'avoir, se croisant par le plus pur des hasards sur la Calle Bardini, si tant est que le hasard existe en ce monde dont les puissants tiraient les ficelles, et eux-même étaient manipulés par d'autres qui ne voyaient pas l'intérêt de se faire connaître comme puissant... Il but une nouvelle gorgée dans sa tasse de thé avant de répondre avec un sourire convivial.

« Je ne choisis pas les prédictions que je fais, cher médecin! Elles viennent à moi, et qu'elles soient bonnes ou mauvaises, je ne me permettrais de les changer ou de les édulcorer afin d'attirer une plus grande clientelle... Voyez-vous, mon voisin, je me dois de retranscrire avec le plus de précision possible l'avenir qu'il m'est donné de voir... C'est une des choses que l'on me demande le plus souvent... »

Il n'avait pas poussé ses paroles jusqu'à dire que la sincérité était prédominante dans son métier, puisque cela aurait pu, avec raison, éveiller les doutes du sieur Barrozi... Il poursuivit néanmoins...

« Un avantage sur moi, monsieur Barrozi? Je ne crois hélas pas qu'il s'agisse de cela! Comme le dit si bien ce proverbe populaire, mieux vaut prévenir que guérir! Moi je préviens, et vous guérissez... N'est-il pas préférable de prédire le mal afin de pouvoir l'éviter, ou le cas échéant se préparer à le recevoir? Et cela rejoint bien entendu ce que vous me disiez à l'instant, si vous me consultiez, vous auriez peut-être plus de précision sur un diagnostic qui vous semblerait peut-être ombrageux en d'autres circonstances... Le mal n'est pas toujours physique, comme vous le savez certainement... Et le mental est un peu mon domaine, je dois le confesser... »

Le médecin dévia alors la conversation sur le thé et les voyages de Salvatore...

« Monsieur, c'est bel et bien de l'authentique thé au Jasmin en provenance d'Inde. Vous n'en trouverez pas de meilleur à Venise, je le crains... Quant à mes nombreux voyages... Je pense que le temps qui nous est octroyé aujourd'hui est trop peu long pour que je puisse m'étaler sur des détails, fussent-ils croustillants et très intéressant! Je serais donc ravi que nous nous revoyions à un autre moment, à une autre époque, pour que vous puissiez prendre le temps de vous poser pour écouter ces récits que je vous promets d'ores et déjà palpitants... Tant de souvenirs étranges dans ces pays lointains... Vous en douteriez même de votre art, cher médecin... »

Le Comte de Camastra fit volontairement l'impasse sur le sujet du mariage et de la vie en couple... Il ne tenait pas à s'étendre sur cette institution qui pour lui n'était qu'une satire ridicule de très anciens rituels où deux amants se liaient corps et âmes dont il avait lu quelques détails dans un livre rare d'une bibliothèque Londonienne portée sur les rites et légendes anciens.
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Muzio Barrozi
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MessageSujet: Re: Etage Inférieur - Le Salon-Bibliothèque   Ven 30 Nov - 22:00

Muzio se jura bien qu'il ne ferait jamais appel à l'astrologue pour faire la lumière sur des symptômes étranges. La science et la mystification devaient être tenues éloignées l'une de l'autre.

« Eh bien Monsieur, je ne vais pas vous retenir plus longtemps. Je serais enchanté de vous entendre parler de vos voyages et de leurs bizarreries scientifiques; arrêtez-vous chez moi un de ces jours pour m'en faire profiter. »

Il finit sa tasse de thé, reposa la soucoupe sur un guéridon et se leva.

« Je vous remercie pour votre accueil. Espérons que les astres seront favorables aux Vénitiens, et que vos clients ne deviendront pas tous mes patients... Enfin, je suis certain que vous ne manquerez pas de me tenir au courant si je peux moi aussi prévenir quelque mal. Avec... comment disiez-vous ? Votre altruisme démesuré. »

Il sourit à son voisin, bien que le message qu'il voulait lui adresser était sérieux, et s'inclina pour prendre congé.


[Ca' Grazziano - La Salle d'Armes]
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Salvatore Chiavelli
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MessageSujet: Re: Etage Inférieur - Le Salon-Bibliothèque   Mar 4 Déc - 15:58

Muzio Barrozi, visiblement soudainement pressé de partir, prit rapidement congé du Comte de Camastra en finissant sa tasse de thé. Il lui proposa même de passer à un autre moment chez lui pour poursuivre cette intéressante conversation hélas un peu écourtée par notre manque de temps... Salvatore opina sobrement de la tête pour affirmer qu'il passerait lui parler de ses nombreux voyages parcourus d'anecdotes croustillantes, bien qu'il n'avait pas pour habitude de présenter devant un public si réduit la narration de ses exploits aventuriers qui pour une fois, n'étaient presque pas exagérés, juste à peine théâtralisés et quelques peu améliorés pour que l'auditoire ne s'ennuie jamais...

Salvatore finit à son tour sa tasse de thé au Jasmin alors que le médecin lui disait au revoir, souhaitant bonne fortune aux Vénitiens, non sans une pointe de sarcasme que l'astrologue releva avec un sourire surpris et amusé.


« Bon vent, voisin! Je ne manquerai pas à vous prévenir si les astres s'accordent à me faire prédire à l'une de vos relation un funeste destin... Je me ferai une joie de vous bénir de mon altruisme démesuré, puisque telle est la formule que vous avez retenue... »

Et il laissa le médecin se faire conduire à l'extérieur par la servante, restant un instant posé tranquille dans son fauteuil, savourant les dernières effluves de jasmin qui flottaient dans la pièce. Il resta ainsi quelques minutes, profitant simplement du confort de sa demeure, perdu dans ses pensées... Ce médecin était quelqu'un de tellement banal que ça aurait pu lui paraître étrange... Le cynisme bien utilisé était quelque chose que Salvatore appréciait peu quand il était dirigé vers lui, et il doutait de la sincérité de son hôte, bien que ce fut un compagnon cordial pour une ballade ou un thé amical...

Après s'être perdu dans ses songes, il remarqua un fin rayon de soleil filtré par les vitres de sa maison, sur le noir de sa veste en velours. Il était désormais temps de profiter du retour des beaux jours. Ajustant son col, il se para d'un tricorne noir allant de pair avec des habits sombres, et se saisit d'une cane à pommeau d'argent finement ouvragé avant de se diriger vers la porte, se demandant déjà où il irait se promener...


[Jardin du Castello - Roseraie]
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