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 Le Grand Salon

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Muzio Barrozi
Médecin
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Date d'inscription : 14/05/2005

MessageSujet: Re: Le Grand Salon   Sam 3 Fév - 18:21

Avant d'avoir pu recueillir la réponse de la bouche de Romana, Muzio assista avec les autres à l'entrée d'une nouvelle protagoniste. Assista, c'était tout à fait le mot. La jeune femme avait fait entrer avec elle un vent de fraîcheur et d'énergie, et son interpellation spontanée et familière de la Princesse avait comme brisé un voile. Elle tempéra d'elle-même son flot de paroles et fit preuve de plus de réserve pour les saluer, mais le regard restait particulièrement vif, et l'ensemble de la nouvelle venue rayonnait de vitalité.

La Princesse Bianca, quant à elle, ne semblait pas au meilleur de sa forme. Son époux, bien sûr, mais y avait-il autre chose ? Muzio se demanda soudain s'il n'avait pas négligé le malaise de la veille. Les paroles d'Ugo lui revinrent une fois de plus en mémoire; le frère était inquiet, le médecin devait-il l'être ? Ou la lassitude de la Princesse n'avait-elle que des causes psychologiques ? C'était d'ailleurs le plus probable. Un mari qui ne passe pas la nuit à la maison, un Prince qui plus est... Les langues iraient bon train. L'honneur de la jeune femme serait peut-être même entaché, on rirait dans les soirées et les bons mots ne manqueraient point. La ville ne laissait pas passer une occasion de jaser, ni les gens celle de libérer leur jalousie.

D'ailleurs, la soeur entraîna le frère et elle irait soulager son coeur auprès de son aîné. Muzio eut envie de les rattraper en leur prenant le bras, de crier à l'enfant faite femme que ce n'était pas sa faute, que le Prince était blessé, qu'il n'avait passé la nuit dehors que pour cacher sa plaie, que... Non, il n'aurait pas tout dit. Certain regard coulant de l'ambre au bleu, il l'aurait gardé secret. Mais il devait tout garder secret. Révéler la blessure, c'était exposer les Adorasti au danger, un danger qui prenait l'absence de forme d'une ombre riant sous cape, frappant la nuit et qui, peut-être, s'appelait Vengeance, Trahison, Politique, Haine. Qui pourtant devait avoir visage humain. Révéler la blessure, c'était aussi trahir Elio. Et, si Muzio n'était pas persuadé que le Prince méritait son épouse, il n'en restait pas moins qu'il n'avait pas eu le choix, qu'un homme reste un homme et donc que de là il méritait le respect de sa parole, et que le coeur ne s'adapte pas comme l'obéissance aux décisions familiales. Sans compter sans doute un manque de tact qu'on ne pouvait pas réellement condamner.

Tout ceci formait un ensemble serré de mailles-pensées embrouillées dans l'esprit du médecin. Il regarda Bianca et Ugo sortir de la pièce tandis que lui qui savait restait là, mais il savait aussi que c'était le seul choix qu'il pouvait faire, et que sa conscience ne pouvait l'en culpabiliser. Une fois pour toutes.

La cousine di Grazziano, puisqu'elle l'était, semblait faite pour le rôle qu'Ugo venait de lui attribuer. Dissiper le malaise, en rajouter un peu, passer rapidement sur les présentations et les excuses, annoncer sa situation, entamer la conversation. C'était parfait.

Il aurait été cruel de ne pas entrer avec sa vivacité dans le cercle qu'elle esquissait. N'ayant rien à reprocher à la jeune femme, un peu reconnaissant même de l'énergie qu'elle jetait sur ses cousins, Muzio lui offrit un sourire aimable. Il y avait suffisamment de maussades et de corrompus pour ne pas freiner un naturel affable lorsqu'on en trouvait un.

La question d'Ines l'amusa. C'était celle d'une jeune fille que l'on autorisait à sortir dans le monde. Que cette jeune fille soit feinte pour l'occasion ou réelle, cela importait peu.


« Je ne suis peut-être pas le mieux placé pour vous répondre, Madame, étant moi-même nouveau venu ici. Cependant je crois pouvoir vous rassurer: vous pourrez trouver à Venise des mystères, des dangers et du faste si vous en avez envie... »

Le médecin fit mine de réfléchir un instant, le regard un brin espiègle. Histoire de compléter le tableau du tuteur face à sa romanesque pupille.

« Des amoureux ? Oui, sans doute aussi. Il faudra peut-être creuser plus loin que vous ne pensez, mais on doit pouvoir en dénicher. »

Il sourit un peu, sa voix garda un ton léger, mais son regard noir se durcit. Il sembla lui faire une confidence:

« En cherchant bien, derrière les belles façades, peut-être même découvrirez-vous les aspects répugnants de la Sérénissime. » Le nom avait été prononcé avec un soupçon d'ironie. « Mais ceci est réservé à ceux qui voient. Eux ont le privilège de plonger au coeur de la misère. Mais sans aller si loin, vous pourrez toujours sentir les relents de jalousie et de perversion qui traînent un peu partout... »

Sa voix n'avait plus rien d'amusé. Il n'était pas fait pour le jeu. Sans le vouloir vraiment, il avait laissé ses pensées s'exprimer et son dégoût était sorti face à la cousine Grazziano qui n'en avait sans doute pas attendu tant. Le médecin réalisa qu'il avait été parfaitement impoli. Il ne regrettait pas ses paroles, non, puisqu'il les croyait justes. Mais il aurait pu peut-être mieux choisir son moment ou son interlocuteur.

Un sourire contrit ne changerait rien à l'affaire mais Muzio l'esquissa.


« Pardonnez-moi, je suis un piètre conteur. Vos mystères se sont changés en complots, vos fastes en luxure et vos saltimbanques en miséreux. Tout cela pour dire que Venise... Venise est... hétéroclite. Voilà, hétéroclite. »
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Gaetano
Invité



MessageSujet: Re: Le Grand Salon   Mar 6 Fév - 1:22

Spectateur silencieux de ces scènes de retrouvailles, Gaetano gardait une mine de circonstance, imperturbable. Son rôle dans l’affaire n’était pas encore déterminé. Sans doute était-ce à lui de forger le caractère de son personnage. Mais avant d’exécuter sa tâche il lui fallait collecter suffisamment d’informations pour être certain de ne pas se fourvoyer et d’amener l’embarras sur sa personne et par-là de son employeur.

Il vit ainsi le frère rejoindre la sœur, le souci et l’inquiétude pour l’autre imprégnants leurs voix malgré l’expression affable qu’ils affichaient tous les deux. Il contempla la cousine arriver tel la cavalerie sur un champ de bataille et tirer de gros boulets de joie sur l’assistance un peu trop guindée. Néanmoins le sourire amusé et sincère de Gaetano resta caché dans son esprit, son visage ne reflétant qu’un intérêt de circonstance quand la princesse les introduisit, le médecin, sa dame d’honneur et lui.

Un murmure en guise de salutation s’échappa de sa bouche, trop bas pour être entendu mais tout de même présent afin que personne ne puisse s’offusquer d’une quelconque impolitesse.

Le prince et la princesse s’éloignèrent et leur cousine combla le silence de la salle d’une foule de mots succédant les uns aux autres en une cacophonie pleine de bonne humeur et d’entrain. Là encore, Gaetano se tut, laissant Muzio faire les frais de la conversation. Le moment ne lui avait pas parut opportun pour prendre la parole. Plus tard peut-être.

Le prince Grazziano et sa sœur s’éclipsèrent pour de bon. Le groupe était à présent composé de quatre personnes. La cousine du prince, la dame d’honneur de la princesse, le médecin et lui. En un tel comité il serait grossier de continuer à se taire. Gaetano se décida à appuyer la conversation d’un intérêt plus approfondi et s’avança d’un demi-pas pour être à côté du médecin.

Néanmoins il ne parla pas immédiatement. Il écouta plutôt Muzio leur faire part de ses impressions de Venise. Et ces dernières n’étaient pas des plus joyeuses vu le ton qu’il employait. Gaetano retint une grimace. Nombreux étaient les gens qui percevaient la puanteur derrière les jolis atours de la ville et de ses principaux acteurs. Qu’est-ce qui les décidaient à rester ? Même lui pouvait partir quand il voulait. Le temps du servage était aboli.


« Venise fascine sinon nous ne serions là » murmura-t-il à la suite du docteur.

« Cette ville ressemble à une dame de la plus grande beauté qui aime à berner ses prétendants jusqu’à leur faire perdre la tête. »

Le secrétaire sourit à la jeune femme, un sourire chaleureux sans être séducteur, un sourire prudent.


« Je ne doute pas que vous soyez à même de vous en attirer les bonnes grâces, Madame. »

Son visage s’était départi de la crispation accumulée depuis le départ de la Ca’Adorasti et cela redonnait une certaine fraîcheur à ses traits légèrement tirés par la fatigue.


« Je ne vis ici que depuis un an, j’ai eu la chance d’y accompagner le Prince Elio, mais j’ai eu l’occasion d’y découvrir des endroits merveilleux. Venise est une ville où le quattrocento a laissé une empreinte fort marquée. La plus humble église ravit le cœur du plus difficile des chrétiens. »

N’étant pas expert en art, le toscan espérait qu’on ne l’interrogeât pas plus en avant sur les fresques ornant les différentes maisons du Seigneur. Il était également incapable de donner la localisation originelle des plus belles sculptures de Venise.
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Annavera de Luca
Comtesse - Ca'Grazziano
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MessageSujet: Re: Le Grand Salon   Mar 6 Fév - 21:41

[Caffé Florian]

Finalement, cette petite promenade sur les canaux lui avait fait du bien. Après avoir payé son dû au gondolier, elle confia ses affaires à l’un des jeunes valets du Palais, celui-là même qui s’était fait terroriser la veille à deux reprises par son arrivée et celle du frère du Prince. D’ailleurs en parlant de lui, elle était bien curieuse de savoir sur quel personnage elle allait encore tomber. Un homme railleur ? Un débauché ? Un jeune galant passant ses heures à écrire de la prose ?

Avisant l’immense demeure, elle eu soudain envie de la visiter. Détaillant les ornements et la décoration, elle déambula un moment dans les couloirs avant de pousser les portes du Grand Salon.

Une fresque colorée s’offrit alors à ses yeux. Quatre personnages devisaient sur les charmes de Venise. Annavera retint de peu une grimace : elle avait presque eu la même conversation la veille avec Inès di Grazziano qui… se tenait justement là devant elle.


« Mademoiselle di Grazziano… Madame, Messieurs » les salua-t-elle en s’avançant de quelques pas.
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Ines di Grazziano
Cousine du Prince - Ca'Grazziano
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MessageSujet: Re: Le Grand Salon   Mer 7 Fév - 0:14

Inès avait eu un peu peur de ne rencontrer qu’une froide indifférence, priant pour que le prince Elio, qu’elle avait décidé de classer jusqu’à nouvel ordre dans la catégorie des satrapes cruels et égocentriques, ne soit parvenu à déteindre sur toute sa maisonnée. Comme pour illustrer ses craintes, la jeune dame d’honneur ne pipa mot, pas plus que le secrétaire, certainement désespéré par le départ de la douce Bianca.
Elle fut cependant rassurée par le regard bienveillant du médecin et accueillit sa réponse avec l’air passionné de l’enfant impatient d’apprendre. Sans doute le praticien aurait-il fait un excellent tuteur. Il avait le ton sûr et doux d’un homme patient, sachant être indulgent face aux facéties de ses contemporains et sévère face à leurs abus.

L’intonation de maître Barrozi changeait, presque imperceptiblement, alors qu’il poursuivait son discours, ses paroles prenant l’accent de la confidence, ses yeux s’assombrissant alors que, sous ses mots, Venise devenait peu à peu la ville de contrastes et de trahisons dont elle avait la réputation.

Inès plissa légèrement les yeux, suivant avec intérêt l’évolution des propos du médecin autant que celle de son expression. L’homme n’était peut être pas depuis bien longtemps en ville, mais il semblait cependant en avoir déjà expérimenté l’envers du décor, et manifestement, ce qu’il y avait vu ne lui avait pas plu.
Sa tirade prit fin, laissant le praticien légèrement confus, et manifestement dépassé par les sentiments qui s’étaient exprimés à travers ses paroles. Ce semblant de malaise ne dura cependant pas bien longtemps puisque la voix posée du secrétaire particulier résonna pour la première fois dans un murmure.
La cousine Grazziano se tourna imperceptiblement vers lui, presque surprise qu’il s’anime enfin, et rencontra un sourire chaleureux auquel elle répondit spontanément, penchant la tête pour l’inviter à poursuivre.


« On m’a dit en effet, que cette cité était magnifique. Je n’entends cependant que peu de chose à l’art, j’espère trouver quelqu’un pouvant m’instruire sur les merveilles architecturales de Venise. Qu’en pensez-vous ? » Questionna-t-elle en soutenant le regard de Gaetano, fortement amusée à l’idée que, peut être, son vis-à-vis, n’était guère plus instruit qu’elle à ce niveau.

Sa distraction fut cependant de courte durée puisque la conversation fut interrompue par une voix claire et féminine qui entraîna l’attention du petit groupe vers la nouvelle venue, qui ne semblait, étrangement, avoir trouvé personne pour se faire annoncer. Inès esquissa un sourire mi-figue mi-raisin face à l’assurance posée dont ne semblait vouloir se départir la jeune femme qu’elle avait reconnue pour l’avoir rencontrée la veille.


« Mademoiselle Di Luca, c’est un plaisir de vous revoir. » Répondit-elle avec un hochement de tête. « Voulez-vous vous joindre à nous ? »

La question n’attendait pas réellement de réponse, aussi la Napolitaine ne marqua-t-elle qu’une courte pose avant de se retourner à moitié vers le reste de l’auditoire pour faire les présentations.

« Je vous présente Annavera di Luca, qui réside actuellement au Palais.
Romana Lacryma Baldini, dame d’honneur de madame Bianca di Grazziano, Monsieur Gaetano Reverti, secrétaire particulier du Prince Adorasti et Maître Barrozi.» Conclut-elle avec un petit mouvement vers les concernés, remerciant intérieurement sa mémoire de ne pas lui avoir fait défaut.

Elle attendit quelques instants, que chacun puisse faire les salutations protocolaires, avant de relancer la conversation en rebondissant sur l’entrée d’Annavera, souhaitant éviter les abîmes d’un silence prolongé.

« Vous disiez hier au soir, Mademoiselle Di Luca, que Venise avait peu de chance de vous lasser, à moins qu’elle ne fasse quelque chose pour vous déplaire ; j’espère que votre première impression ne va pas dans ce sens.
Je suis donc la seule qui n’ait eu le temps de découvrir, au moins en partie, la Sérénissime. Voila quelque chose qu’il me faudra rectifier au plus vite.»
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Coriolan
Invité



MessageSujet: Re: Le Grand Salon   Mer 7 Fév - 21:49

[La Bibliothèque]

Coriolano réapparut, suivi de Bianca.

"Et telle que je vous connais, Cousine, il n'est rien que vous ne dites et ne faites pas !
Nous allons passer à table, nous n'avons que trop tardé, et le chef n'hésitera pas à me transformer en ragoût si je suis la cause de la plus infime perfection dans ses plats. Et pourtant je ne pense pas être très comestible..."

Il remarqua enfin Annavera et lui adressa un sourire amusé.

"Madame de Luca, vous êtes de retour... J'imagine que Monsieur degli Albizzi ne vous accompagne pas, il a du fuir à l'autre bout de la terre en apprenant que nous avons du monde ici.
Vous devez être fatiguée... Si vous le souhaitez, vous pouvez rester ici en compagnie de Madame Lacryma Baldini et de Monsieur Reverti, une collation vous sera apportée tout de suite..."

D'autres Princes d'une tradition plus ancienne aurait sans doute demandé à ce que dame de compagnie et secrétaire restent debout à le regarder manger. Mais Coriolano était un prince moderne qui souhaitait respecter tout le monde. La chère serait aussi bonne au salon que dans la salle à manger.

"Maintenant, Maître Barrozi, Cousine, si vous voulez bien me suivre... Notre frère nous rejoindra quand il arrivera."

Car visiblement il n'était pas là. Coriolano jeta un dernier regard autour de lui et se dirigea vers la Salle à Manger.

[La Salle à Manger]


Dernière édition par le Lun 20 Aoû - 1:11, édité 1 fois
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Muzio Barrozi
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MessageSujet: Re: Le Grand Salon   Ven 9 Fév - 22:07

Sans aucun doute, Gaetano avait plus d'éducation que lui. La voix calme du secrétaire était agréable, et balaya la légère amertume que Muzio avait jetée dans la pièce. La comparaison de Venise avec une femme ne l'avait jamais tout à fait satisfait cependant. Peut-être parce qu'il aimait attribuer aux femmes des qualités qu'il ne trouvait pas à la Sérénissime. Ou peut-être parce qu'il répugnait à rapprocher la Bouche d'Ombre de l'idéal féminin. En fait, il ne savait pas pourquoi. Il n'aimait pas cette comparaison, sans se donner de vraie raison. C'était comme un gant neuf qui démange: personne ne se demande pourquoi cela dérange. Trêve de comparaisons, ce n'était pas son fort et Monsieur Degli Albizzi le lui avait aimablement rappelé la veille.

Le médecin salua la jeune femme qui entrait, qu'il enregistra avec le nom 'Mademoiselle di Luca', et sur ce Ugo et Bianca lui succédèrent le pas sur le seuil de la porte. La bonne humeur du Prince ne semblait pas altérée, quelles qu'aient pu être les confidences de sa soeur.

Il nota qu'Ugo faisait allusion à un degli Albizzi, mais une pensée plus forte s'imposa. Il venait de prendre conscience que le déjeuner était intime. Un brin impressionné, il suivit ses hôtes en adressant un signe de tête poli à ceux qui étaient aimablement conviés à attendre là. Juste avant de passer la porte, son regard se porta involontairement sur sa trousse restée posée dans un coin. Un jour il aurait du mal à différencier ce sacré objet de lui-même.


[La Salle à Manger]
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Annavera de Luca
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MessageSujet: Re: Le Grand Salon   Mar 20 Mar - 0:39

Après avoir été présentée à la petite assemblée par la demoiselle di Grazziano, celle-ci enchaîna sur le fait de n’avoir pas encore eu l’occasion de visiter Venise… Le médecin la salua courtoisement tandis que le Prince venait de faire son apparition.

Hochant la tête à ses paroles, elle n’eut qu’un léger haussement de sourcils à la mention de degli Albizzi. Elle ne le portait décidément pas dans son cœur. Puis il passa en compagnie de sa cousine et du médecin dans une autre salle pour un dîner « en famille ».

Par la suite, un jeune valet vint apporter une collation dont elle put grignoter quelques morceaux. Elle constata que Monsieur Reverti n’était guère loquace, sans doute pour une bonne raison. Elle ne chercha donc pas à entamer une conversation qui serait sans aucun doute entrecoupée de silence. Mais de toute façon, elle n’avait guère envie de s’éterniser dans cette pièce.

Prenant congé du visiteur, elle le salua et reprit son exploration du Palais.


[La Roseraie]
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