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 Les Danses de l'Epoque

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MessageSujet: Les Danses de l'Epoque   Sam 22 Avr - 23:41

Voici un topo assez complet sur les danses en vogue à l'époque où se déroule le jeu. Topo établi par George Ryding à son initiative et que je remercie de son implication dans le jeu.

L'Allemande
L'allemande est une danse en couple qui apparaît dans les répertoires de bal du XVIe siècle, devient une danse de théâtre au siècle suivant, et revient en force dans les bals de la fin du XVIIIe siècle
En 1589, Thoinot Arbeau la décrit comme une danse de cortège composée de trois parties musicales, dont la troisième est plus légère et plus sautillante. Au XVIIIe siècle, Raoul-Auger Feuillet et Louis Pécour la décrivent comme une danse complexe, où interviennent de nombreux « tours d'allemande », auxquels elle doit son nom. Noverre qualifie les danses allemandes de son époque de « morceaux brillants et difficiles ».
Après 1750, l'allemande devient une danse à la mode dans les salons parisiens et ses entrelacs et « tours de bras » avec le partenaire bousculent les habitudes des adeptes du menuet. Guillaume a publié plusieurs éditions de son Almanach dansant ou Positions et attitudes de l'allemande (probablement de 1768 à 1772).

La Basse Danse
La basse danse est une danse de bal de couple, lente et majestueuse, d'où son nom de danse basse, par opposition à la danse haute, plus vive et sautillante. La basse danse apparaît dans les cours européennes au début du XVe siècle et cesse d'être à la mode à la fin du XVIe siècle ou au début du XVIIe.
Décrite vers 1455 par Domenico da Piacenza, elle devient populaire en France quelques années plus tard et est abondamment décrite dans deux ouvrages principaux : le Manuscrit des basses danses dit de Marie de Bourgogne (vers 1495) et l'Art et instruction de bien dancer de Michel Toulouse (vers 1496).

La Bourrée
À l'origine, la bourrée est une danse traditionnelle de couple du centre de la France. Elle apparaît au XVIe siècle et se distingue en deux variétés : la bourrée auvergnate et celles du Bourbonnais et de l'Anjou. Le nom de bourrée provient des fagots de petit bois qui alimentaient le feu autour duquel la danse était pratiquée.
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Forme « savante »
Au XVIIe siècle, la bourrée développe une forme savante qui sera présente dans les bals et au théâtre : de Lully à Rameau, de nombreux opéras et ballets contiennent des bourrées. Mais sa grande vogue est surtout due à l'intégration du pas de bourrée dans les contredanses du XVIIIe siècle.
Au XIXe siècle, le pas de bourrée se codifie et devient l'un des principaux pas du ballet classique.

Le Branle
Au XVe siècle, le branle est l'un des pas constitutifs de la basse danse, ainsi que le nom d'une famille de danses dont l'origine remonte aux rondes du Moyen Âge.
Aux XVIe et XVIIe siècles, les branles se diversifient et désignent un ensemble de danses collectives en chaîne ouverte ou fermée, progressant latéralement à gauche, de mesure binaire ou ternaire. Ils utilisent principalement deux « pas de base » : le double et le simple.

La Chaconne
La chaconne, ou plus rarement chacone - on trouve aussi le nom italien ciacona, est un genre musical pratiqué aux XVIIe et XVIIIe siècle.
Initialement, la chaconne est une danse populaire d'origine hispanique ou hispano-américaine et la pièce musicale chantée qui l'accompagne. Transplantée dans d'autres pays d'Europe, elle y devient une danse de caractère noble puis est abordée par les instruments, en orchestre ou solistes. C'est alors une pièce de grandes proportions, en mesure binaire ou ternaire, lente et solennelle, basée sur la répétition et la variation d'un thème comprenant en général 4 ou 8 mesures avec reprise. L'origine en serait la forme "rondeau" avec refrain et couplets, ces derniers réalisant des variations du refrain, d'où l'impression de répétition.
À ce stade de son évolution, elle devient indiscernable de la passacaille, car les noms semblent interchangeables selon les compositeurs : Louis Couperin intitule une de ses pièces « chaconne ou passacaille » ; François Couperin fait de même dans sa première suite pour viole (passacaille ou chaconne) et semble éviter le problème en nommant une de ses compositions pour clavecin L'amphibie ; selon Mattheson, la chaconne est plus lente que la passacaille mais d'Alembert dit le contraire, etc.
Ces deux pièces sont construites selon trois procédés qui peuvent se combiner :
le rondeau (un refrain répété entre des couplets variés) ;
la variation mélodique ou rythmique ;
la basse obstinée (motif thématique répété à la basse).
La chaconne est utilisée de façon occasionnelle dans la suite de danses, dont elle est presque toujours la pièce finale. Elle est également souvent utilisée, en France, comme morceau final des pièces lyriques importantes : tragédies lyriques, opéras-ballets.

Les Cinq pas
Les cinq pas auraient désigné, aux XVIe et XVIIe siècles, une suite de cinq figures (et non de pas) de danse probablement dérivées de l'enseignement des maîtres d'armes. Shakespeare les nommait sinka-pas ou sinky-pace. Comme la plus grande incertitude et les légendes les plus fantaisistes pèsent sur ces cinq pas, on se contentera de reproduire ce qu'en disent quelques rares dictionnaires de danse, sujets à caution pour la plupart :
1. Pas droit (pas en avant et en arrière sur une ligne droite)
2. Pas ouvert (pas latéraux à droite et à gauche)
3. Pas rond (pas circulaires)
4. Pas glissé (pas glissés, les pieds effleurant le sol)
5. Pas tourné (un tour à droite et à gauche)
On a largement confondu les notions de « cinq pas » et de « cinq figures », à tel point qu'aujourd'hui les cinq pas sont souvent associés aux cinq positions classiques. Par extension, on a associé les cinq pas à la gaillarde ou romanesca (du fait des cinq appuis répartis sur deux mesures 6/ et à toutes les danses qui s'en rapprochaient, soit par la découpe rythmique, soit par l'étymologie. Ainsi, la danse grecque pentozali (en grec ?????????) signifiant « cinq pas », n'a peut-être rien à voir ni avec les cinq figures décrites ci-dessus, ni avec la gaillarde, hormis l'étymologie. Cependant, les cinq pas de l'escrime sont probablement les plus anciennes formes connues des cinq positions de la danse.

La Contredanse
La contredanse anglaise est née au XVIe siècle et le maître à danser John Playford (1623-1686?) lui donna ses lettres de noblesse en publiant, en 1651. La contredanse se diffuse en France à partir de 1684, grâce au maître à danser anglais Isaac et au danseur André Lorin, qui invente un système de notation dont Pierre Beauchamp et Feuillet vont s'inspirer pour fonder une écriture qui aura cours jusqu'au milieu du XIXe siècle.

La Courante
En musique, la courante est une danse, morceau de coupe binaire avec reprises, de mesure ternaire et de tempo assez vif (moins rapide toutefois que ce que suggère son nom).
Dans la suite de danses classique, la courante est ordinairement précédée par l'allemande et suivie par la sarabande.
Dans les premiers temps, la suite comprend souvent deux voire trois courantes successives, souvent de thèmes apparentés. La courante peut aussi être accompagnée d'un ou plusieurs doubles (variations rythmiques ou mélodiques du même thème).
La danse
En 1589, Thoinot Arbeau décrit ainsi la courante :
simple à gauche : pied gauche à gauche, pied droit joint
simple à droite : pied droit à droite, pied gauche joint
double à gauche : pied gauche à gauche, rapprocher pied droit, pied gauche à gauche, pied droit joint
recommencer le tout pieds et sens inversés
La courante se danse en pas sautillés, en avant ou de côté, parfois en arrière, « selon qu'il plaît au danseur ».

La Farandole
La farandole est une danse traditionnelle française en chaîne ouverte itinérante. Elle tire vraisemblablement son origine des danses médiévales : caroles des XIIIe et XIVe siècles, branles des XVe et XVIe siècles, danses aux pas indéfiniment répétés, comme ses lointaines cousines les gavottes bretonnes et les gigues irlandaises ou, plus proches de nous, les tarentelles transalpines.

La Gaillarde
La gaillarde est une danse de couple à trois temps (en mesure 3/2, 3/8 ou 6/ apparue en Lombardie vers 1480. Face à la solennelle basse danse, elle gagne rapidement du terrain et devient une danse de bal très appréciée au XVIe siècle, suivant ordinairement la pavane dans les suites de danses.
Parfois appelée « romanesca » (c'est-à-dire alla maniera di Roma), elle se répand dans toute l'Europe entre 1550 et 1650. Liée au saltarello ancien et apparentée au tourdion, dans une forme plus lente et plus élevée, elle comporte cinq pas (cinque passi) de base : trois « sauts mineurs », un « saut majeur » et une « cadence ». Fabritio Caroso (1581) et Cesare Negri (1604) furent les premiers à la décrire.

La Gigue
La gigue est une danse rapide ou très rapide, d'origine probablement anglaise (jig). Elle est de rythme binaire ou ternaire (dans ce cas en triolets ou notes pointées).
Chronologiquement, c'est la dernière danse à être intégrée comme élément de base de la suite baroque. Elle se joue en principe en dernier lieu, après la sarabande mais avec possibilité d'intercaler entre elles certaines danses optionnelles telles que : menuets, gavotte, bourrée, passepied, rigaudon, etc.
Lorsqu'elle n'est pas la dernière danse de la suite, elle précède le plus souvent une chaconne ou passacaille.
La gigue est également une des trois principales danses de la musique traditionnelle irlandaise.
C'est aussi le nom français du Jitter en électronique.

La Loure
La loure est une danse française, proche de la forlane et de la bourrée auvergnate. Elle tire son nom d'un instrument à vent normand de la famille des cornemuses qui l'accompagnait.
De rythme ternaire 6/8 et de tempo lent, elle se reconnaît à la forte accentuation du premier temps. Cette caractéristique a d'ailleurs donné le verbe « lourer », utilisé plus largement par les musiciens. Son aspect pesant en fait l'une des danses les moins prisées et les moins utilisées. Sa période s'étend de la fin du XVIIe siècle au début du XVIIIe.
Cette danse paysanne fut intégrée dans la suite instrumentale, accompagnant notamment la gavotte, la bourrée et la gigue chez Jean-Sébastien Bach (Suite française n° 5 en Sol majeur). D'autres compositeurs ont proposé des loures : Marc-Antoine Charpentier, François Couperin, Georg Philipp Telemann, Jean-Philippe Rameau, etc.
Sur le plan chorégraphique, la loure ressemble à une gigue lente, comportant deux pas par mesure, aux enchaînements complexes et aux ornements infinis. Elle a été décrite par Raoul-Auger Feuillet en 1704, dans son Recueil d'entrées de ballet de Mr Pécour.
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MessageSujet: Re: Les Danses de l'Epoque   Sam 22 Avr - 23:43

Le Menuet
Le menuet est une danse traditionnelle de la musique baroque, à trois temps et à mouvement modéré, gracieuse et noble. D'un point de vue formel, le menuet comporte deux sections avec reprise chacune. C'était une des danses préférées de Louis XIV et de sa cour.
C'est une des danses facultatives de la suite : elle s'insère généralement après la sarabande et avant la gigue. Elle est le plus souvent doublée avec répétition du premier menuet, sans reprise, après le second menuet, les thèmes des deux étant apparentés.
C'est la seule danse de la suite à avoir été conservée dans la sonate : il y aura encore des menuets dans les symphonies de Haydn, de Stamitz, mais il disparaît ensuite, remplacé par le scherzo.
Le pas de menuet
Le menuet a une métrique ternaire et se joue en mesure 3/4. Un pas de menuet s'accomplit en deux mesures et les quatre appuis sont répartis sur les six temps de manière variable, par exemple, selon Rameau :
1+2 : demi-coupé du pied droit
3+4 : demi-coupé du pied gauche
5 : pas élevé du pied droit
6 : pas élevé du pied gauche
D'autres auteurs préconisent la répartition suivante :
1+2+3 : demi-coupé du pied droit
4 : demi-coupé du pied gauche
5 : pas élevé du pied droit
6 : pas élevé du pied gauche
Les temps 4 à 6 forment alors un pas de bourrée.
D'autres enfin suggère la rythmique suivante :
1+2 : demi-coupé du pied droit
3 : demi-coupé du pied gauche
4+5 : pas élevé du pied droit
6 : pas élevé du pied gauche
Les figures
Le menuet comporte, à l'origine, les cinq figures suivantes :
la figure d'introduction
la figure principale, appelée « Z »
présenter la main droite
présenter la main gauche
présenter les deux mains.

La Passacaille
La passacaille — on trouve aussi le nom italien passacaglia — , est un genre musical pratiqué aux XVIIe et XVIIIe siècle.
Initialement, la passacaille est une danse populaire d'origine espagnole qui remonte à la Renaissance. Transplantée dans d'autres pays d'Europe, elle y devient une danse prisée par la noblesse. C'est alors une pièce de grandes proportions, à trois temps, lente et solennelle, basée sur la répétition et la variation d'un thème avec basse obstinée.
À ce stade de son évolution, elle devient indiscernable de la chaconne, car les noms semblent interchangeables selon les compositeurs : Louis Couperin intitule une de ses pièces « chaconne ou passacaille » ; François Couperin fait de même dans sa première suite pour viole (passacaille ou chaconne) et semble éviter le problème en nommant une de ses compositions pour clavecin L'amphibie ; selon Mattheson, la chaconne est plus lente que la passacaille mais d'Alembert dit le contraire, etc.
Ces deux pièces sont construites selon trois procédés qui peuvent se combiner :
le rondeau (un refrain répété entre des couplets variés) ;
la variation mélodique ou rythmique ;
la basse obstinée (motif thématique répété à la basse qui peut parfois passer aux voix supérieures dans la passacaille).
La passacaille, comme la chaconne est utilisée de façon occasionnelle dans la suite de danses, dont elle est presque toujours la pièce finale. Elle est également souvent utilisée, en France, comme morceau final des pièces lyriques importantes : tragédies lyriques, opéras-ballets.

La Passepied
La passepied ou passe-pied est une danse traditionnelle européenne, originaire de Bretagne, à trois temps, vive et gaie, proche du menuet, mais plus rustique (le menuet est souvent associé à la musique de cour). Le mot est attesté en 1532.
Il désigne également l'air de musique qui accompagne et rythme la danse.
Le passepied apparaît parfois dans la suite (souvent placé entre la sarabande et la gigue).
Exemples de passepieds :
Jean-Sébastien Bach
Suite anglaise n° 5 en mi mineur (BWV 810)
Partita pour clavier n° 5 en sol majeur (BWV 829)
Ouverture pour orchestre N°1 en ut majeur (BWV 1066)

Le Reel
Le reel est une danse traditionnelle écossaise et irlandaise, ainsi que le nom de la musique accompagnant cette danse.
Description
On croit que le reel tire son origine d'une vieille danse irlandaise appelée le Hey aux environs de 1500. De nos jours, de nombreux reels irlandais sont agrémentés de nouvelles compositions et d'airs de différentes traditions qui sont facilement adaptable au style. Il s'agit du style de musique le plus populaire du folklore dansant irlandais.
Il s'écrit en 4/4 ou 2/2. Tous les reels ont la même structure, constituée d'un mouvement de trille avec un accent sur le premier et troisième temps. La plupart des reels possèdent deux motifs (AABB) qui sont répétés. Chaque partie dure huit mesures qui sont divisées en quatre mesures puis en deux. Cette paire de mesures constitue une phrase. La structure d'un reel repose sur le principe de question-réponse dont « A » est la question et « B » est la réponse. Le groupe de 32 mesures est répété trois ou quatre fois avant qu'un nouveau reel s'amène. Cette façon de regrouper deux ou plusieurs chansons ensemble est typique des airs de danse.

Le Rigaudon
On trouve les premières traces de cette danse en Provence aux XVIIe et XVIIIe siècles où elle est la danse en vogue de haut en bas de l’échelle sociale.
Madame de Sévigné l’apprécie dans les plus hautes sphères de cette province en 1672 ; c’est une danse enseignée aux jeunes gens de la noblesse. Un autre témoignage de 1786 rappelle aussi le goût des paysannes pour cette danse.
Des compositeurs comme André Campra et Jean-Philippe Rameau en ont fait usage dans quelques-unes de leurs œuvres.

La Ronde
Dans le solfège, la ronde est une figure de note représentée par un ovale de couleur blanche, dont la position sur la portée — ligne ou interligne — indique la hauteur de la note de musique.
Le silence de la ronde est la pause, figure de durée identique.
Une ronde et une pause :

La pause peut également être utilisée de manière spéciale : placée seule au centre d'une mesure, elle indique que cette mesure est en silence, et ceci, même si le total des valeurs de la mesure en question lui est théoriquement supérieur ou inférieur.
La ronde est la plus longue de la « notation arrondie » de la Renaissance : elle symbolise une durée égale à deux blanches, quatre noires, huit croches, seize doubles croches, etc.
Par exemple, dans une mesure chiffrée 4/4, la ronde vaut quatre temps, soit, la totalité de la mesure.
La ronde est l'unité de calcul du chiffrage de la mesure, ce qui permet de toujours connaître le contenu de chaque mesure, en figures de notes.
Par exemple :
- 3/4 signifie « trois quarts de ronde », soit « trois noires par mesure » ;
- 2/2 signifie « deux moitiés de ronde », soit « deux blanches par mesure » ;
- 6/8 signifie « six huitièmes de ronde », soit « six croches par mesure » ; etc.
Lorsque le son se prolonge pendant plusieurs mesures, il est représenté par des rondes liées.
Dans les préludes non mesurés de la tradition française du XVIIe siècle, tous les sons étaient notés en rondes, indépendamment de leur durée. Il revenait donc à l'interprète de déterminer ces durées selon le caractère de la pièce, ce qui faisait de celle-ci une musique improvisée.

Le Rondeau
En danse traditionnelle, le rondeau est une danse de Gascogne — mesure à 6/8 — qui se déplace en petite chaîne (4-5).

Le Saltarello
était une danse joyeuse et vivante qui s'est développée a partir de la gaillarde de Naples, dans le courant du XIIIe siècle en Italie. Les recueils de danses de Pierre Attaignant et de Pierre Phalèse contiennent plusieurs saltarelles.
C'est une danse à trois temps, nommée a partir d'un de ses pas particulier, d'après le verbe italien saltare (sauter).

La Sarabande
est une danse lente et noble, de rythme ternaire (3/2 ou 3/4) d'origine espagnole.
Elle fait partie des quatre danses « obligatoires » de la suite classique et se joue ordinairement après la courante. Elle précède en principe la gigue, mais avec possibilité d'intercaler entre elles certaines danses optionnelles telles que : menuet, gavotte, bourrée, passepied, rigaudon, etc.
Lors du remplacement de la suite par la sonate, elle donne naissance au mouvement lent médian.

La Sicilienne
Danse traditionnelle vraisemblablement originaire de la Sicile (bien qu'aucun document ne le prouve), à caractère pastoral, souvent en 6/8 ou 12/8. Elle fait partie des danses gayes, avec la forlane et la gigue.
Attestée en Italie dès la fin du XIVe siècle, elle s'affirme aux XVIIe et XVIIIe siècles dans la musique instrumentale et vocale. Les airs utilisés dans les opéras sont plus lents que la danse d'origine.

La Suite de Danses
ou plus brièvement suite — est une forme musicale baroque en usage du XVIe au XVIIIe siècle, progressivement supplantée par la sonate.
C'est sans conteste la forme la plus pratiquée dans la musique française des XVIIe et XVIIIe siècle. Mais son domaine s'étend largement au-delà des frontières du royaume de Louis XIV et Louis XV : elle a intéressé la majorité des compositeurs allemands, de même que quelques-uns des grands noms de la musique instrumentale italienne. Il faut rapprocher cette diffusion de celle du modèle architectural de Versailles auprès des cours étrangères.

La Tarentelle
est une forme musicale traditionnelle provenant du sud de l'Italie. Connue dès le XVIIe siècle, elle a probablement des racines bien plus anciennes dans le culte des dieux antiques : certains chercheurs y voient une lointaine descendance des rites dionysiaques.
Particulièrement vivace, cette musique, accompagnée d'une danse effrénée, était jouée au cours de cérémonies qui pouvaient durer des journées entières, afin de guérir ceux que l'on croyait être victimes de morsure d'une araignée légendaire, la tarentule. Les qualités thérapeuthiques qu'on leur prêtait étaient également un prétexte afin de perpétuer des danses d'origines païennes dans l'Italie catholique
rigoriste du XVIIe siècle.

La Volte
est une danse de couple vive et tournoyante, en vogue dans toute l'Europe du XVIe siècle jusqu'au milieu du siècle suivant. Pratiquée tant à la cour qu'à la ville, répandue dans l'Italie du Cinquecento, la volte est décrite par Thoinot Arbeau dans son Orchésographie (1589), puis par Cesare Negri dans son traité Le gratie d'amore (1602) sous le nom de volta.
Certains prétendent qu'elle est à l'origine de la valse.
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