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 Etage Privé - La Chambre Bleue

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Graziella Rivieri
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MessageSujet: Re: Etage Privé - La Chambre Bleue   Dim 10 Déc - 22:35

[Chambre de la Courtisane]

Sans un bruit, Graziella rouvrit la porte de la chambre bleue. Elle pensait que peut-être le prince s'était rendormi. Une telle blessure devait l'épuiser. Dans tous les cas, il était allongé, les yeux fermés. Sa respiration était régulière mais son front était de nouveau couvert de sueur. Elle pria pour que la fièvre ne soit pas trop forte et espéra que Lea revienne vite.

La courtisane s'approcha de la grande fenêtre et tira un peu le rideau pour empêcher les rayons du soleil de taper directement sur le visage du prince allongé. Par contre, elle laissa la lumière et l'agréable chaleur bercer la pièce.

Toujours sans bruit, elle revint vers lui et reprit un linge propre posé sur le bord de la cuvette d'eau et l'essora avant de venir rafraîchir le visage du prince.
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Elio Lacryma Adorasti
Prince - Ca'Adorasti
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MessageSujet: Re: Etage Privé - La Chambre Bleue   Jeu 14 Déc - 23:18

Une sensation de fraîcheur apaisante et le changement d'intensité de la lumière. Elio sourit, les yeux clos.
Graziella savait faire preuve de réconfort sans prononcer un mot, ce dont il lui sut gré. Il n'avait pas envie de parler, pas envie non plus d'entendre un quelconque bavardage.
La présence calme de la jeune femme lui faisait du bien. Eloignant pour un temps les responsabilités, elle le prenait en charge et de cela il était reconnaissant.

Un instant, le visage encore arrondi d'enfance de Bianca s'imposa à son esprit. Il espérait que le message qu'il lui avait fait parvenir avait été remis et qu'elle ne se croirait pas obligée d'agir de façon inconsidérée. Il émit le souhait silencieux qu'elle se rende chez son frère sans agitation malvenue et dans la mesure du possible sans pleurs ni jérémiades.

Quelques coups discrets frappés à la porte le tirèrent de ses pensées et il entr'ouvrit les yeux.
La même petite bonne qu'il avait chargée un peu plus tôt de transmettre son message venait d'entrer porteuse d'un plateau qu'elle surveillait d'un oeil inquiet s'essaya à une maladroite courbette. Sur un geste de Graziella, elle déposa son fardeau sur une petite table et apres un regard au prince ressortit de la piece précipitamment
.

"Il semble que j'effraie votre personnel."
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Graziella Rivieri
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MessageSujet: Re: Etage Privé - La Chambre Bleue   Jeu 14 Déc - 23:44

Glissant le linge humide sur son front et ses tempes, Graziella vit un sourire se dessiner sur les lèvres du prince. Ainsi, il ne dormait pas, mais il se reposait, c'était déjà ça. Il avait besoin de calme, de repos et de chaleur. En silence, elle reposa le linge sur le bord de la bassine.

Elle se demanda qui aurait eu le rôle qu'elle tenait alors si Elio avait décidé de rentrer au palais Adorasti plutôt que de venir chez elle. Son épouse ? Une servante ? Elle sourit doucement, fière et touchée qu'il soit venue la voir elle plutôt que ceux de sa maison. Elle ne put tout de même s'empêcher de se demander ce qui s'était passé la nuit dernière et qui avait attenté à sa vie. Mais ce n'était pas le moment d'en parler. Si le prince voulait se confier à elle sur cela, il en parlerait de lui-même.

La courtisane tourna son regard vers la porte quand quelques coups y furent frappés. C'était la petite bonne qui apportait la tisane qu'elle lui avait demandée. Elle lui fit signe de poser le plateau près d'elle, ce qu'elle fit avant de s'en aller rapidement. Graziella eut un petit rire discret aux paroles du prince et lui répondit.


"Effrayer est un bien grand mot, je suis sûre qu'elle vous trouve impressionnant... Ce n'est pas tous les jours qu'elle voit un prince dans sa maison."

Elle lui sourit puis se tourna vers le plateau, réprimant un léger baillement dans sa fine main. Elle toucha la tasse de l'infusion pour s'assurer qu'elle était chaude sans excès puis se tourna de nouveau vers le prince.

"Vous devriez boire ceci pour apaiser votre douleur. Pouvez-vous vous redresser un peu ?" demanda-t-elle en prenant un grand coussin qu'elle s'apprêtait à glisser dans son dos pour l'aider.
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Elio Lacryma Adorasti
Prince - Ca'Adorasti
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MessageSujet: Re: Etage Privé - La Chambre Bleue   Ven 15 Déc - 23:15

Elio se redressa ainsi qu'elle le lui demandait et accueillit l'appui du coussin avec gratitude.
Il fit tourner un instant le liquide, qu'il identifia à son parfum âcre et qu'il savait insupportablement amer, dans la tasse puis en but lentement quelques gorgées. Il tendit la tasse à la jeune femme qui s'était détournée pour étouffer un bâillement révélateur de la fatigue qu'elle tentait de lui dissimuler.
Il posa la main sur son poignet, caresse légère.


"Vous devriez vous reposer ma belle amie."

Il se laissa aller en arrière et reposa sa tête dans les oreillers sans la quitter des yeux et reprit, la voix douce.

"Quelles que soient les obligations qui vous appelleront aujourd'hui, il serait dommageable que l'on vous trouve les yeux battus. La fraîcheur de votre teint est l'un des principaux atouts que l'on vous envie.."

Il ferma les yeux, un sourire en coin étirant ses lèvres.

".. et qu'avec amertume on vous reproche d'ailleurs."

Sa main n'ayant pas lâché le poignet de la courtisane, le prince resserra très doucement sa prise.

"Venez près de moi."
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Graziella Rivieri
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MessageSujet: Re: Etage Privé - La Chambre Bleue   Sam 16 Déc - 0:34

La courtisane aida le prince à se redresser pour lui épargner une douleur supplémentaire et glissa le grand coussin dans son dos pour l'aider à garder une position adéquate afin qu'il puisse boire la tisane. Elle lui mit la tasse entre les mains et le regarda boire un instant. Elle savait que la tisane d'écorce de saule n'avait pas un goût très agréable mais elle lui permettrait de soulager un peu la douleur et de l'apaiser afin qu'il se repose le plus possible.

Elle reprit doucement la tasse pour la reposer quand la main d'Elio vint se perdre et glisser un instant sur son poignet. Son regard bleu glace vint se poser sur le visage pâle du prince. Ses paroles la firent sourire et elle répondit calmement.


"Oui je sais bien Elio, mais je voulais m'assurer de votre confort avant le mien."

Il resserra alors doucement sa prise, l'invitant à s'approcher de lui d'avantage. La courtisane vint alors s'asseoir au bord du lit puis, se penchant pour poser un baiser sur le front d'Elio, vint coucher sa tête près de la sienne sur l'oreiller.

"Cela me plaît que l'on me reproche ce genre de choses..." murmura-t-elle en fermant les yeux.

"Je vais m'occuper de vous, Elio... et ..je me reposerai ensuite..."

Son souffle régulier contre le cou d'Elio, elle ne bougeait plus, paupières closes... elle s'était endormie, enfouie dans un sommeil sans rêves.
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Elio Lacryma Adorasti
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MessageSujet: Re: Etage Privé - La Chambre Bleue   Ven 29 Déc - 22:16

Alors qu'enlaçant la taille fine de la courtisane, Elio s'endormait le nez dans sa chevelure rousse, il fut tiré d'une amorce de rêve par un vacarme à la porte d'entrée.
Il se redressa comme la petite bonne surgissait dans la chambre après avoir frappé plusieurs coups précipités à la porte.
Rouge et les yeux paniqués sous son bonnet de travers elle semblait au bord des larmes et c'est d'une voix hachée qu'elle annonça qu'un homme qui n'avait pas dit son nom cherchait Maître Barrozi et voulait voir Madame.
Le prince, qui trouvait que la petite était décidément bien craintive, la congédia d'un geste et posa la main sur l'épaule de la courtisane
.

"Vous avez de la visite ma chère."

Il se leva et alla se poster près de la fenêtre, sur le coté. Dissimulé par le rideau, il avait une vue imprenable sur le ponton et de fait, sur le visiteur.

"Iago !"

La surprise se peignit sur les traits lisses du prince tandis qu'il observait son ami. Pourquoi Iago cherchait-il Maître Barozzi ici ? La discrétion de l'homme était à reconsidérer.
Iago s'assit sur une des bornes d'amarrage du ponton et Elio sentit le coeur lui manquer. L'homme sous ses yeux pansait sa main blessée. Le prince ferma un instant les paupières et posa les doigts sur son bandage. Il tenta de se raisonner, ce ne pouvait être qu'une coïncidence. Pourquoi Iago l'aurait-il pris à partie dans cette ruelle ?
Il repoussa l'évidence qui s'imposait à son esprit. Iago faisait partie de la Maison Grazziano. Iago vivait chez Ugo di Grazziano. Et pour que le prince supporte son caractère particulier, il fallait qu'ils soient proches
.

Elio fit un pas en arrière et se tourna vers la courtisane.
Que lui dire, elle l'avait vu en compagnie du gentilhomme et savait bien les liens qui les unissaient même si elle ne l'avait rencontré en personne que la veille.
Passerait-il pour fou s'il lui faisait part de ses soupçons ?


"Ne lui dites rien de ma présence."

Elle était loin d'être stupide et il sourit pour qu'elle ne voit pas son inquiétude que trahissait pourtant sa voix basse.

"Mais.. s'il vous plait, informez-vous de sa blessure.. des circonstances.. Je vous sais habile."

Il savait qu'elle ferait passer cela par le bavardage, sans avoir l'air d'y toucher.
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Graziella Rivieri
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MessageSujet: Re: Etage Privé - La Chambre Bleue   Sam 30 Déc - 1:45

Enfouie dans un premier sommeil, la courtisane ne fut pas réveillée par les coups portés à la porte d'entrée. Blottie contre l'oreiller et le corps d'Elio, elle entendit à peine la petite bonne entrer et annoncer quelqu'un.

Ce n'est que la main du prince sur son épaule et sa voix qui lui parlait qui réussit à la sortir du sommeil. Inconsciemment en alerte de la santé d'Elio, son regard se posa immédiatement sur lui.


"Hm ?" fit-elle en relevant la tête.

En quelques secondes, ses idées se remirent en place. Elle se redressa tout à fait, s'asseyant sur le bord du lit avant de se lever pour s'approcher d'un miroir et vérifier son apparence. Elio aussi s'était levé pour regarder à la fenêtre. Il venait de prononcer un prénom.


"Iago ? N'est-ce pas votre ami qui m'a hier soir si habilement complimentée sur ma robe ?" demanda-t-elle en replaçant une boucle rousse derrière son oreille. Comment oublier la comparaison avec un morceau de viande ?

Occupée à lisser sa robe qui avait pris quelques faux plis d'avoir dormi habillée, Graziella ne remarqua pas le trouble qui saisit le prince à ce moment là.


"C'est entendu, il ne saura pas que vous êtes ici." répondit-elle d'un ton rassurant.

Elle répondit à son sourire mais sa dernière requête la surprit un peu. Il avait apparemment vu par la fenêtre que son ami était blessé à la main et il lui demandait d'en savoir plus et de façon discrète. Une phrase d'Elio qu'il avait prononcée la veille lui revint en mémoire.

"Où est mon épée ! Je l'ai touché à la main, je le retrouverai !"

La courtisane fronça légèrement les sourcils mais ne montra rien de sa déduction. Si elle ne se trompait pas, Elio l'avait également faite. Pourquoi diable un homme qui lui semblait si proche aurait tenté de le tuer ?


"Je le ferai." promit-elle.

"Vous pouvez vous enfermer dans la chambre si vous en ressentiez le besoin, la clef est sur la porte. Reposez-vous Elio et ne restez pas trop longtemps debout. Je ne voudrais pas que votre blessure se rouvre."

Elle lui sourit d'un air entendu et sortit de la chambre, refermant silencieusement la porte derrière elle.

[Extérieur - Le Ponton]

Quelques coups frappés à la porte pour annoncer son retour et la courtisane entra de nouveau dans la chambre tendue de bleue. Elio était toujours près de la fenêtre. Il avait dû suivre l'échange, ce qui indiquait que cela devait l'intéresser grandement.

Elle s'approcha calmement de la fenêtre pour se mettre face à lui. La lumière du soleil faisait rougeoyer sa chevelure rousse. Lentement, elle glissa son regard dans celui ambré du prince.


"Sa blessure est insignifiante." répondit-elle simplement.

Que pouvait-elle dire d'autre ? Elle lui disait uniquement ce dont elle était sûre. Echafauder des hypothèses et les exposer à tort et à travers ne mèneraient à rien. Elle ne savait pas ce qui s'était passé cette nuit là. Il lui avait dit qu'il avait touché son ennemi à la main, mais l'avait-il touché cruellement ou effleuré ?

S'il voulait se confier sur les évènements de la nuit, s'il voulait parler de ses doutes quant à celui qu'il avait présenté comme son ami, c'était le moment. Elle était là pour l'écouter, et l'aider à comprendre s'il le fallait. Elle ne voulait pas le lui demander elle-même mais elle estimait qu’elle avait maintenant le droit d’en savoir un peu plus.
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Elio Lacryma Adorasti
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MessageSujet: Re: Etage Privé - La Chambre Bleue   Sam 6 Jan - 22:06

Un peu en retrait, le rideau de dentelle écarté du bout des doigts, le prince avait suivi l'échange. Bien sûr, il n'avait pas entendu les paroles, mais avait regardé les gesticulations de Iago sur le ponton. Il était égal à lui-même. Le gentilhomme n'avait pas cherché à entrer, il s'était comme à l'accoutumé enivré de ses propres mots et n'avait pas une fois levé les yeux vers la fenêtre. L'aurait-il fait que le prince serait resté invisible, mais cela l'aurait conforté dans l'idée que Maître Barozzi avait parlé.
Mais Iago, pour une raison trés certainement loin de toute évidence, s'était emporté et était reparti.
Il ne savait rien.
Et Elio à cet instant précis ne savait plus rien non plus.

Il accueillit sans sourire le retour de Graziella et hocha la tête à ses paroles.
De ce qu'il avait vu, le gentilhomme n'avait pas eu l'air troublé par ses interrogations. Et il n'avait pas souvenance d'un quelconque talent de dissimulation le concernant. Iago disait tout, tout de suite et avec force démonstration. On n'avait en général pas besoin de le pousser beaucoup pour connaître ses sentiments.
Rien de tout cela ne collait avec le soupçon qui habitait l'esprit d'Elio. Et cependant, il ne pouvait s'en défaire
.

"Je dois rentrer Ca'Adorasti, mon amie. Je ne peux me permettre une longue absence et celle-ci a assez duré. Je trouverai de quoi expliquer ma blessure, bien que je doute que quiconque s'en soucie ce qui me va très bien. La réputation dont on m'affuble me met fort heureusement à l'abri des sollicitudes."

Il avait conscience des questions non formulées qui tournait dans la jolie tête rousse levée vers lui. Sans doute aurait-il dû lui offrir certaines réponses mais il craignait de l'inquiéter d'avantage. Il y avait autre chose aussi dont il ne pouvait parler à personne, pas même à elle qui lui était si chère. Non qu'il doutât qu'elle comprenne, mais il répugnait à se livrer entièrement. Il enroula entre ses doigts une des boucles flamboyantes de la courtisane et lui sourit enfin.

"Aidez-moi à m'habiller, s'il vous plait."
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Graziella Rivieri
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MessageSujet: Re: Etage Privé - La Chambre Bleue   Mer 10 Jan - 23:04

A voir l'expression d'Elio à ce moment là, même juste son regard, il n'était pas difficile d'assurer qu'il était encore troublé et perdu dans de sombres réflexions. Il n'était pas difficile de comprendre un peu ce qu'il ressentait s'il en venait à soupçonner son propre ami.

Quant à ses propres interrogations, Elio ne répondit à aucune. Elle soupira discrètement mais ne chercha pas à en savoir d'avantage. S'il ne voulait pas parler, c'était qu'il avait certainement ses raisons et elle respectait cela. Peut-être même qu'il voulait la protéger ou elle ne savait quoi d'autre. Elle en resterait donc à son rôle, pourtant pas des moindres : l'avoir recueilli et l'avoir fait soigner.

C'est alors qu'il annonça qu'il était temps pour lui de rentrer au palais Adorasti. Elio enroulait une mèche de ses cheveux autour de son doigt en souriant mais Graziella ne souriait pas. Cela l'ennuyait qu'il veuille déjà repartir.. cela l'ennuyait et l'inquiétait aussi. C'était beaucoup trop tôt et sa blessure trop fraîche.


"Si personne se soucie de votre blessure, ce n'est pas mon cas. Cela ne fait même pas une journée que je vous ai recueilli presque mourrant devant ma porte. Laissez-vous encore une journée de repos." commença-t-elle, son regard perdu dans le sien.

Elle soupira, voyant à son regard qu'il ne cèderait pas. Elle s'approcha d'une armoire de la chambre qu'elle ouvrit. Comme la chemise d'Elio était irrécupérable, elle en sortit une autre qui lui paraissait, à son oeil avisé et connaisseur, de sa taille et vint se placer dans son dos pour la lui enfiler, prenant garde de ne pas trop lui faire lever les bras.


"Lea n'est même pas encore revenue du marché ! Comment comptez-vous guérir sans les remèdes prescrits par Maître Barrozi ?" poursuivit-elle en revenant face à lui pour fermer les boutons de sa chemise et nouer son jabot de dentelle à son cou.

"Et en parlant de Maître Barrozi, il doit revenir ce soir ici pour vous revoir. De quoi vais-je avoir l'air de vous avoir laissé repartir dans cet état ? S'il vous arrivait quelque chose j'en serais responsable, avez-vous pensé à cela ?" continua-t-elle en retournant près de la cheminée prendre le pourpoint du prince pour revenir le lui enfiler avec les mêmes précautions que pour la chemise.

"Je ne peux même pas vous faire accompagner d'un de mes valets sinon on saura que vous revenez de chez moi" ajouta-t-elle en le faisant asseoir sur le lit pour lui remettre ses bottes. Visiblement, Graziella maniait l'art de l'argumentation aussi bien que la séduction. D'ailleurs, ces deux choses allaient souvent de paire et se complétaient. Mais Elio était un adversaire rebelle et têtu.

Une fois qu'il fut habillé, elle soupira de nouveau et le regarda dans les yeux, capitulant.


"Je pense que j'aurais beau dire que vous n'êtes pas raisonnable, vous ne m'écouterez point, ai-je tort ?"
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Elio Lacryma Adorasti
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MessageSujet: Re: Etage Privé - La Chambre Bleue   Ven 12 Jan - 23:18

Elio écouta les réprimandes de la jeune femme d'une oreille distraite. Elle était des rares qui pouvaient se permettre de lui parler de la sorte sans crainte. Il suivait souvent ses avis, la trouvant fine et avisée. Pourtant pour cette fois, il ne pouvait s'abandonner.
Il se laissa faire tandis qu'elle l'aidait à s'habiller sans répondre à ses remontrances.
Certes, il était encore loin d'être rétabli et il reconnaissait le bien-fondé des paroles de la courtisane. Mais le devoir l'empêchait de rester là à se laisser cajoler. Même s'il lui en coûtait de devoir la quitter si vite.

Assis au le bord du lit, il se pencha vers elle à ses genoux qui venait de l'aider à enfiler ses bottes. D'un geste trés doux, il lui pris le menton et du pouce caressa ses lèvres
.

"shhhut ma douce. Il me coûte de vous quitter déjà et vous le savez bien. Je ferai venir Maître Barozzi au palais, je suivrai ses ordonnances à la lettre et je vous ferai donner de mes nouvelles au plus tôt. N'ayez aucune inquiètude mon amie, nous nous reverrons très vite."

Se penchant un peu plus, il déposa un baiser sur les lèvres carmin.

"Vous savez comme votre affection m'est précieuse."
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Graziella Rivieri
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MessageSujet: Re: Etage Privé - La Chambre Bleue   Mer 17 Jan - 1:32

A genoux, aux pieds du prince Elio, elle vit celui-ci se pencher vers elle pour lui prendre délicatement le menton entre ses doigts et caresser ses lèvres qu'elle entrouvrit à peine sous la douce caresse. Ses yeux d'eau claire levés vers lui, elle le regarda résumer en quelques mots la conclusion qui mettait fin à sa propre argumentation qui se révélait sans succès.

Elle lui sourit tout de même et hocha la tête, acceptant sa défaite. Il lui coûtait aussi qu'il s'en aille déjà mais il était prince et avait des responsabilités qu'elle aurait aimé qu'il oublie encore pour quelques heures. Il n'était pas parti qu'elle espérait déjà de ses nouvelles, voulant s'assurer de son état de santé.


"Je l'espère bien." répondit-elle à sa dernière phrase avant de recevoir son baiser auquel elle répondit avec la sincérité qu'elle avait toujours face à lui.

Se relevant, elle aida le prince à faire de même et l'accompagna jusqu'au hall d'entrée dans lequel elle s'arrêta pour lui faire de nouveau face, un sourire au coin des lèvres.


"Je serais ravie de vous revoir chez moi une fois prochaine..." dit-elle, en remontant le col de son pourpoint.

"... en pleine forme cette fois." ajouta-t-elle le regard malicieux en posant son tricorne sur sa tête.

Elle ouvrit la porte et l'accompagna jusqu'au ponton.


[Le Ponton]
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Orfeo Ciriaco
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MessageSujet: Re: Etage Privé - La Chambre Bleue   Dim 18 Mar - 21:50

[le Salon puis les Affaires Discrètes]

Orfeo repoussa la courtepointe et se penchant vers la jeune femme alanguie, déposa un baiser dans le creux chaud de sa gorge.

"Vous m'avez offert le plus charmant des présents, Madame."

Il ne souriait pas, son regard clair était grave. Bien sûr, il savait que tout ceci n'était pas autre chose qu'une autre sorte d'épreuve, cependant, il ne pouvait s'empêcher de penser que la courtisane s'était prétée au jeu avec plaisir.
Il ne s'était jamais fié aux signes extérieurs que donnent les femmes d'un plaisir éprouvé. Il les connaissait suffisamment pour savoir qu'elles mentaient tout autant alongées que debout. Et ceux qui se vantaient de les satisfaire le faisait toujours rire.

Mais les signes cette fois, lui semblèrent évidents, la peau satinée de sueur, les joues délicatement rosies et les yeux étincelants de Graziella ne laissaient guère de place au doute, il sourit doucement
.

"Je sais à présent pourquoi les princes se pressent à votre porte. Et rien de ce qu'ils peuvent vous offrir ne peut égaler votre beauté ou mériter votre habileté. Et je crains de le mériter encore moins."
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Graziella Rivieri
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MessageSujet: Re: Etage Privé - La Chambre Bleue   Lun 19 Mar - 0:01

[Le Salon puis les Affaires Discrètes]

Des boucles rousses éparpillées couronnaient sa tête nonchalamment posée sur l'oreiller, faisant rayonner d'avantage son visage radieux et réjoui de ce nouveau petit test qu'elle venait de lui faire passer.

Ses doigts blancs vinrent se perdre un instant dans la chevelure brune du garçon lorsqu'il vint embrasser sa gorge. Elle sourit à son compliment mais ne fit pas de commentaire. Un "ravie que ça vous ait plu" n'aurait pas été très raffiné. Son sourire suffisait.

Le jeune homme semblait encore tout concentré alors qu'elle-même se laissait voguer encore quelques instants sur les vagues de bien-être qu'elle ressentait. Il fallait avouer qu'il s'était bien défendu. Comme quoi, certaines aptitudes ne sont pas relatives au rang social. Il lui était arrivé de s'ennuyer avec un marquis voire un comte qui pourtant avaient mis, semble-t-il, aux vues de leur visage essoufflé et rougi, toute leur énergie pour la combler, mais sans grand succès.

Non, décidément, Orfeo collait parfaitement à l'image du petit chat sauvage qu'elle s'était établie dès le départ.


*Et Dieu sait que j'adore les félins* pensa-t-elle en se mordillant la lèvre inférieure, un sourire étirant le coin de sa bouche.

La courtisane dégagea une mèche de cheveux qui collait à sa tempe et regarda le jeune garçon, se délectant de ses compliments comme une chatte devant une jatte de lait.


"T-t-t-t... sornettes. Vous venez de me prouver que vous méritez bien plus que ce que vous prétendez. Je ne regrette pas de m'être heurtée à vous dans ce couloir... j'aurais raté quelque chose, c'est évident."

Elle lui sourit et repoussa à son tour la courtepointe avant de se lever. Elle ouvrit une armoire et enfila un déshabillé orné de dentelles pour couvrir sa nudité. Elle tira doucement le cordon qui pendait le long du mur. A cette heure-ci les domestiques sauraient d'emblée ce qu'elle désirait.

Toujours le sourire accroché aux lèvres, elle s'étira élégamment et s'approcha des nouveaux vêtements qu'elle donnait à Orfeo.


"Pour vous aider à mener à bien votre mission." expliqua-t-elle en souriant doucement, glissant une petite bourse de cuir dans une des poches du pourpoint.
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Orfeo Ciriaco
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MessageSujet: Re: Etage Privé - La Chambre Bleue   Sam 24 Mar - 23:15

Orfeo resta un instant immobile à regarder le délicieux spectacle que lui accordait la courtisane. Elle était ce qui s'était offert à son regard de plus somptueux. Et même après le doux moment qu'ils venaient de partager, il savait qu'il ne la possédait pas. Que personne ne la posséderait jamais. Bel animal aux courbes sensuelles, à la volonté farouche et aux gestes sûrs qui prenait plutôt qu'elle ne se donnait.
Puis il quitta la couche moelleuse et vint auprès d'elle. Il l'enlaça un court instant et posa ses lèvres sur les siennes avant de s'emparer de la chemise de coton fin et de la culotte. Il les enfila et son sourire ravi montrait la joie enfantine qu'il avait à se parer ainsi de neuf
.

"J'accepte avec plaisir la mission que vous me confiez, Madame. Murmura-t-il en se débattant avec le jabot, incapable de le nouer. "J'espère être à la hauteur de vos attentes pour qu'ensuite vous me disiez les réels motifs de tout ceci. Vous m'offrez beaucoup, et je ne sais toujours pas quelle sera ma part de l'échange."

Il la fixa d'un regard scrutateur, délaissant pour un instant la dentelle de sa chemise et enroula avec douceur une des boucles rousses entre ses doigts.

"Parce qu'il s'agit bien d'un échange, n'est-ce pas. Je ne croirais jamais que vous ne faites que vous amuser, j'ai pu apprécier la détermination de votre caractère."

Il sourit et son ton se fit plus enjoué.

"Vous verrai-je au Bal du Castello ? Ne croyez pas que j'ai l'intention mal avisée de venir vous tenir compagnie, mais vous y appercevoir me ravirait."
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Graziella Rivieri
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MessageSujet: Re: Etage Privé - La Chambre Bleue   Mer 28 Mar - 22:04

Graziella se laissa enlacer par le jeune garçon avec plaisir, appréciant à sa juste valeur ce petit témoignage affectif. Il ne fallait pas croire, mais n'étant qu'une amante d'un soir, la plupart des hommes, après avoir obtenu ce qu'ils voulaient, soit dormaient comme des bienheureux, soit se rhabillaient et s'en allaient repus sans rien demander d'autre. Orfeo était un petit être délicieux dans tous les sens du terme.

Elle le regarda se vêtir, un sourire presque maternel sur les lèvres de le voir si joyeux et excité par de simples vêtements neufs. Son sourire s'étira quand il accepta en termes clairs la mission qu'elle lui avait donnée. Elle se retint de rire, pour ne pas le vexer, en le voyant batailler avec le jabot de dentelle de sa chemise et s'approcha de lui pour l'aider à le nouer.


"Comme je l'ai dis, je suis persuadée que vous serez à la hauteur. Votre tâche ne sera qu'une confirmation de vos capacités..." dit-elle pour expliquer sa confiance et le mettre à l'aise.

Ayant terminé de nouer le jabot, son regard de glace glissa dans celui du garçon qui la scrutait, lui exprimant ses interrogations mais aussi ses inquiétudes. Un sourire rassurant s'afficha sur ses lèvres tandis qu'elle le regardait enrouler une mèche de ses cheveux roux autour de son doigt.


"Cessez donc de vous tourmenter, monsieur Ciriaco. Je puis vous assurer que vous aurez plus à gagner qu'à perdre, croyez-moi. Mon intérêt n'est pas de vous attirer des ennuis, mais plutôt de vous préserver..." le rassura-t-elle.

Elle s'apprêtait à répondre à sa question concernant le bal quand une petite bonne frappa à la porte puis entra après en avoir reçu l'autorisation. Voyant la tenue de la courtisane et la présence d'un autre homme dans la pièce,ses joues se tintèrent d'une vive couleur vermeil. Elle posa le plateau sur lequel étaient disposés des mets appétissants et s'en alla précipitamment après quelques courbettes maladroites.


"Elle ne s'y fera jamais !" dit-elle, prise d'un léger rire.

"Servez-vous, je vous en prie." dit-elle en désignant le plateau. "Pour répondre à votre question, sachez que je ne raterai ce genre d'amusement pour rien au monde..."
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Orfeo Ciriaco
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MessageSujet: Re: Etage Privé - La Chambre Bleue   Jeu 19 Avr - 4:47

Orfeo se laissa sagement faire quand la jeune femme repoussa ses mains pour nouer elle-même le jabot récalcitrant.
Il soupira, la mine contrite
.

"Je n'entends rien à ces pièces de vêtement tellement compliquées."

Son regard clair glissa sur le visage appliqué de la courtisane et il sourit.

"Je ne suis pas inquiet. Je ne suis qu'un saltimbanque, quel serait votre intérêt à me causer du tort ? Un amusement ? Je pense que vous avez le moyen de trouver votre plaisir ailleurs. Mais j'aime bien savoir ce que l'on veut exactement de moi et le pourquoi des choses."

Une servante entra à ce moment, porteuse d'un plateau de victuailles. S'il ne s'était retenu, Orfeo serait tombé sur la nourriture comme la misère sur le monde. Cependant, son estomac eut moins de correction et un grondement des plus significatifs se fit entendre.
Le garçon eut une grimace qui chiffona son nez et tendit une main hésitante vers un petit paté chaud, puis se décida brusquement et s'en saisit pour y mordre aussitôt tout en reculant vers le lit pour s'y assoir.
La bouche pleine, les yeux brillants, il agita la tête
.

"Je serais bien content de vous admirer ce soir, alors. Et je ne vous décevrai pas. Ce serait incorrect, n'est-ce pas ?"
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Graziella Rivieri
Courtisane
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MessageSujet: Re: Etage Privé - La Chambre Bleue   Jeu 17 Mai - 15:05

"Nouer un jabot n'est pas si compliqué qu'il n'y paraît, je vous apprendrai... Si vous deviez revêtir corset et paniers, là vous auriez du souci à vous faire..." fit-elle remarquer amusée.

Les hommes avaient bien de la chance de porter des vêtements si peu contraignants, même si tout le monde dans l'entourage de la courtisane savait déjà qu'elle adorait les tenues complexes.

Un coup d'oeil sur l'ensemble de la mise d'Orfeo lui permit d'apprécier encore plus sa silhouette. Il avait du potentiel, beaucoup même... il serait très plaisant que de tenter de mettre en valeur son charisme en partie dissimulé par ses tuniques peu seyantes.


"En effet, je n'ai aucun intérêt à vous causer du tort, et cela ne m'amuserait pas du tout." dit-elle sans pour autant, une fois de plus, donner au jeune homme la réponse qu'il attendait.

Il devait apprendre à être patient et à lui donner sa confiance. Mais s'il remplissait sa mission avec succès, elle ne le laisserait pas mijoter trop longtemps car elle-même était impatiente de la suite des évènements. Avoir rencontré ce petit bijou sur son chemin lui avait fait germer des idées bien croustillantes.

Un rire, cette fois sans retenue, lui échappa lorsqu'elle entendit la protestation bruyante de l'estomac d'Orfeo. A voir comme il mordit avec enthousiasme dans le petit pâté chaud, elle comprit que soit leur petite étreinte lui avait particulièrement ouvert l'appétit, soit qu'il n'avait pas pris de repas correct depuis un certain temps. C'était bien, très bien même. Tout collait parfaitement avec ce qu'elle avait prévu.

Elle hocha la tête à sa question et se dirigea vers une commode, sortant une brosse à cheveux et un ruban de velours. Elle revint près d'Orfeo, le laissant se rassasier à sa convenance, et se plaça derrière lui, à genoux sur le lit. Il avait de beaux cheveux, quoiqu'un peu indisciplinés. Elle fit glisser la brosse entre ses mèches, prenant garde de ne pas aplatir ses jolies boucles brunes qui lui plaisaient déjà.

Elle se pencha légèrement à son oreille et lui répondit.


"Ce serait incorrect... et j'en serais fort contrariée." dit-elle en rassemblant sa longue chevelure brune dans le ruban de velours.
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Orfeo Ciriaco
Saltimbanque
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MessageSujet: Re: Etage Privé - La Chambre Bleue   Mer 23 Mai - 21:38

Un petit paté chaud dans une main, un pilon de poulet dans l'autre, le saltimbanque échappa aux mains de la courtisane et secoua la tête. Le ruban le génait, il aimait à dissimuler son regard trop brillant derrière ses boucles brunes et dansantes.

D'un mouvement rapide, il se leva et vint se planter devant le haut miroir. Il tourna sur lui-même, souriant de toutes ses dents devant le spectacle qu'il offrait. Belle illusion que les vêtements. Voici un tour que Flavio, tout habile qu'il soit dans son art, ne réussirait pas sans aide.

Après s'être admiré pendant quelques secondes en silence, il se tourna vers la jeune femme assise sur le lit
.

"Je garderai ces vêtements, même si j'échoue."

Il n'y avait rien à répondre, il avait déjà calculé combien il pourrait tirer de la vente des différentes pièces et ne comptait pas se faire souffler le profit d'une quelconque manière.

Il hésita un instant, devait-il quitter cette nouvelle tenue et reprendre ses hardes ? Un coup d'oeil sur la courtisane et il se décida. Il garderait ce qu'on lui offrait, il n'allait pas tenter le diable, les femmes changeaient trop souvent d'humeur pour qu'on si fie. Ce qui était valable sur l'instant risquait de ne plus l'être d'ici quelques minutes. Il ne prendrait pas le risque de tout perdre
.

"Je reprendrai mes affaires demain, si vous le voulez bien. Pour l'heure, je dois vous quitter."

Il sourit et s'inclina.

"J'ai bien hâte de vous revoir, Madame."

Déjà, il n'était plus temps de lui répondre, il avait filé.

[Place St Marc - Nord]


Dernière édition par le Mer 1 Aoû - 19:24, édité 1 fois
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Graziella Rivieri
Courtisane
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Date d'inscription : 03/09/2005

MessageSujet: Re: Etage Privé - La Chambre Bleue   Ven 25 Mai - 18:29

Graziella comprit très vite que les vêtements suffiraient et qu'il faudrait se passer d'une coiffure visiblement trop contraignante pour Orfeo. Le voir se secouer comme un petit chien à qui on aurait attaché un noeud entre les oreilles, l'amusa beaucoup.

Sans un mot et caressant du bout des doigts le ruban qui était retombé sur le lit, elle le regarda s'admirer dans le miroir. Elle imaginait un peu ce qu'il devait ressentir de se trouver si soudainement dans pareille toilette. Dans tous les cas, il semblait ravi et c'était le principal.

Lorsqu'il se retourna vers elle pour lui annoncer qu'il garderait ces vêtements, la courtisane inclina la tête avec un léger sourire. Il n'avait pas posé la question, il avait affirmé ses propos. Il savait ce qu'il voulait et ce n'était pas pour lui déplaire.


"Bien entendu, ils sont à vous. assura-t-elle. Je suis flattée qu'ils vous plaisent à ce point."

Alors qu'il prenait congé, Graziella demanda à une petite bonne de le raccompagner, mais déjà il avait filé comme un vrai félin.

"Antonio ? Approche." dit-elle à un valet qui s'approcha de la fenêtre où elle se trouvait.

Antonio avait été embauché pour sa carrure semblable à une armoire. Il était chargé de mettre à la porte tout courtisan un peu trop pressé ou quiconque importunait la courtisane. La jeune femme écarta légèrement le rideau et lui montra Orfeo s'éloignant de la maison.


"Je ne pourrai pas le surveiller constamment ce soir... ne le quitte pas des yeux. Je veux que tu sois capable de me raconter le moindre de ses faits et gestes... Et veille à ce qu'il ne lui arrive rien."

[Marché du Rialto]
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