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 L'Allée Centrale

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Pourpre
Du Bout des Doigts
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Nombre de messages : 557
Statut : Admin
Date d'inscription : 11/04/2005

MessageSujet: L'Allée Centrale   Mer 14 Fév - 20:50

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Moa Giac
Invité



MessageSujet: second et dernier post moa   Ven 24 Aoû - 20:41

[L'Atelier]

Le vent soufflait dans le dos de l'artiste. Brise légère. Il appréciait ces instants fugaces qu'il considérait comme des moments de saine communion avec la mère nature. La démarche nonchalante, les yeux levés vers le ciel, il se souvenait. Il avait réussi à trouver un logement, de l'argent grâce au prince Grazziano. Autour d'un café, le prince avait passé un accord avec Moa. En échange de quelques tableaux, il logeait, certes modestement, mais mieux que ce qu'il pensait en arrivant dans la ville. Mais il n'avait jamais eu comme patron qui le respectait réellement que lui-même. Il ne pouvait pas se résoudre à être décent avec tout le monde et en plus sacrifier son art, son âme. Il voulait peindre ce qui lui plaisait. Sans plaisir, il savait qu'il n'arriverait pas au sommet de son art.
Mais avant de penser à une élévation artistique, il lui fallait vivre.


*Il me faut trouver une muse. Un paysage exceptionnel, un regard chaleureux, des couleurs fantastiques. Ca ne doit pas être si dur à trouver*

Empli de pensées aussi absurdes que terre à terre, tant joyeuses que problématiques, il se dirigeait lentement vers des lieux qui lui feraient retrouver une inspiration. Le premier lieu auquel il pensait fût étrangement la taverne. Avant de penser à ce rassasier le gosier desséché il lui fallait marquer son territoire...

A y réfléchir plus longuement, explorer les lieux serait une meilleure idée avant de laisser une mauvaise impression.
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Mila Scarlatti
Maître d'Armes - Ca'Grazziano
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Nombre de messages : 51
Date d'inscription : 02/09/2007

MessageSujet: Re: L'Allée Centrale   Mer 23 Avr - 17:52

[Place Saint Marc - Sud]

Il ne s’étonna pas, et ne chercha pas à nier l’existence du carnet, sans, cependant, s’éterniser sur ce sujet que Mila devinait brûlant.

Il savait feindre…

Pour la première fois depuis leur rencontre, elle se demanda s’il savait se battre fer en mains. Elle étudia donc la silhouette qu’elle devinait solide et vigoureuse malgré le tissu ample qui l’habillait et qui en dissimulait le détail. Arrivés aux mains, ses yeux s’emplirent de désapprobation et de contrariété.
Des gants !
Elle fut un instant tentée de lui demander de les ôter, mais se retint. Elle éprouvait une frustration certaine à ce que cette partie de son anatomie lui soit cachée. Comment pouvait-elle juger de sa capacité à manier un fleuret s’il ne lui dévoilait pas ses mains ?!

Après un soupir résigné, elle se réinstalla dans la conversation engagée…


« En effet, je connais votre nom... Et vous ignorez le mien, ce qui devrait me donner l’avantage…et pourtant… »

Elle tut volontairement la fin de sa phrase qui aurait du être : « Et pourtant, vous me devinez mieux que je ne parviens à le faire avec vous… », mais cela aurait été trop lui céder et Mila n’aimait pas flatter l’orgueil d’un mâle. Surtout un mâle comme Marciello. Avec celui-ci, le jeu consistait davantage à ébranler son assurance, à troubler sa quiétude. Le voir se courber sous le poids de l’étonnement, le sentir perdu…Quelle délectation cela devait être…

« Quant à la fascination que j’éveille en vous… »

Son regard croisa le sien. Gourmand. Non, ce n’était pas le terme. Plutôt vorace, affamé. Comme si d’un seul coup de croc, il aurait pu la dévorer toute entière.
Mila frissonna.


« Rien ne la justifie, croyez moi. Je suis aussi transparente que de l’eau de source. » souffla t elle de sa voix rauque et chaude, laissant, avec amusement, le soin à Marciello de démêler le vrai du faux.

L’allée centrale de la ca’Grazziano se profilait devant eux. Mila s’arrêta.

« Nous voici arrivés à destination.»

Elle fit un pas en avant, Marciello se tenant dans son dos. Après un instant d’immobilité et de silence, elle se tourna, une étincelle malicieuse pétillant dans son regard.

« Mila Scarlatti. » dit elle simplement, sans détacher ses yeux de ceux du Négociant, curieuse d’y découvrir ses réactions quant à son lien évident avec les Grazziano ou encore devant le mystère de son nom enfin dévoilé…
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Marciello Veterellini
Négociant en Epices
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Nombre de messages : 38
Date d'inscription : 13/12/2007

MessageSujet: Re: L'Allée Centrale   Jeu 24 Avr - 2:14

[Place Saint Marc - Sud]

Elle n'était décidément pas prête de répondre à la seule question qui lui importait vraiment. Il aimait cette façon qu'elle avait de retourner la situation à son avantage.
Le jeu, elle aussi s'y prêtait, avec peut-être plus d'entrain qu'elle ne le laissait paraître. Du moins le soupçonnait-il.

Il fut surpris de voir la jeune femme le détailler ainsi. Et il ne manqua pas le léger tressautement qui marquait la désapprobation quand elle s'attarda sur ses mains.
Les gants... Très pratiques pour ne pas se salir les mains, mais aussi pour dissimuler des mains habituées à tuer. Marciello n'était pas très expressif, mais il savait que ses mais parlaient pour lui, et elles étaient très bavardes. Il préférait les savoir muettes, c'était une précaution qui en évitait bien d'autres...

Tous les deux pas, il sentait un légère pression sur son bras, quand elle s'y retenait pour ne pas montrer sa sandale manquante. Fière et fougueuse. Toucher le coeur d'une telle femme tait une tâche ardue, car elle avait appris à le protéger aussi bien qu'un homme, on pouvait s'y brûler les doigts.

Quand elle lui dit qu'ils étaient arrivé, il réalisa qu'ils avaient marché jusqu'à la Ca'Grazziano. Ainsi dont la demoiselle était une domestique du prince? C'était bien étrange...
Les Grazziano aimaient à être bien entourés, quelque chose ne collait pas avec l'allure de la jeune femme. Si elle ne lui avait pas tourné le dos à ce moment, elle aurait eut une chance d'intercepter le très bref éclair de d'incertitude qui traversa les yeux de Marciello.

Mais quand elle se retourna, il avait repris son éternel sourire amusé et détaché, et son regard perçant.
C'est alors qu'elle mis fin à son supplice. Elle lui dévoila son nom, presque à la manière des enfants qui se font de petites cachoteries. Ce nom lui disait vaguement quelque chose, mais ce n'était pas vraiment étonnant si elle appartenait aux Grazziano.

Mila... Un nom agréable, qui sonnait comme un nom de fleur. Et pour les fleurs, il s'y connaissait. Il allait la laisser s'en retourner à la Ca'Grazziano avec un simple au revoir, quand les informations se regroupèrent d'un coup pour former un évidence.
Une rumeur courrait sur le maître d'arme des Grazziano, il semblait qu'il fût question d'une femme qui fasse le travail d'un homme...
Se pouvait-il?
Il était clair que tout concordait, l'absence d'artifice, le port irrévérencieux, et ce corps athéltique. Ainsi donc Mila Scarlatti était la maître d'arme de la Ca'Grazziano, intéressant...

Intéressant, car la rumeur ne s'arrêtait pas à ce seul fait, on la disait aussi très proche du prince... Marciello perdit un peu de son ardeur intérieure. Il n'était pas très sage de s'intéresser de trop près à la maîtresse d'un prince, tout jeune idiot fusse-t-il.
Il continua de sourire, et pris enfin la parole, ayant laissé un long silence après la révélation de Mila.


"Ma Dame, vous m'honorez... Je ne vais donc point vous retenir plus longtemps. J'ai idée que le Prince attends avec impatience sa leçon d'escrime..."

Son regard en disait long, et il n'hésita pas à en faire profiter la jeune femme. Longuement. Pour lui faire comprendre qu'une rumeur en valait une autre. Puis il s'approcha, et entamant une courbette, tout en attrapant la main de Mila et la rapprochant de sa bouche, sans pour autant la toucher.
Puis il releva la tête, sons sourire toujours accroché aux lèvres.


Je vous attends en fin d'après-midi, dans mon office. J'ai toujours pour vous une teinture de valériane..."

Puis il fit demi-tour et disparut dans la foule avec une rapidité déconcertante.
Rester mystérieux, intriguant, c'était là tout l'astuce pour venir allécher la curiostié d'une femme. Ne jamais aller vers elle, mais tout faire pour qu'elle ait envie de venir vers vous...
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Mila Scarlatti
Maître d'Armes - Ca'Grazziano
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Date d'inscription : 02/09/2007

MessageSujet: Re: L'Allée Centrale   Jeu 24 Avr - 14:48

Ainsi donc, il écoutait les rumeurs…Mila soutint le long regard de Marciello, un sourire audacieux et insoumis caressant ses lèvres. Cependant, une lueur presque attristée perça dans ses yeux. Ils allaient se séparer…Déjà ?

Rares étaient les compagnies qu’elle appréciait, mais celle-ci lui fut des plus délectables, même si elle la devinait dangereuse. Un mot prononcé de travers aurait pu la condamner. Elle réalisa alors à quel point elle aimait badiner avec le danger et à quel point il lui manquait. Depuis qu’elle était à Venise, elle s’était vautrée dans la quiétude, et s’était assoupie. Marciello venait de la réveiller. D’une œillade vénéneuse, d’une parole énigmatique, il l’avait arrachée à sa torpeur. Avec calme et volupté, sans fracas.

Lorsqu’il saisit sa main, elle eut un mouvement de recul, tel un petit animal farouche qui redoute le piège, qui craint qu’on le possède. Elle ferma un instant les yeux afin de dérober les émotions qui la tenaillaient à l’œil expert du Négociant, puis, lentement, sa main s’enfonça dans celle qui lui était offerte. Elle sentit le cuir du gant frémir sous ses doigts, et rouvrit les yeux, les égarant dans ceux de son interlocuteur. Une longue minute s’écoula. Silencieuse et pourtant fort loquace.

Quand elle sentit que la main voulut lui échapper, elle la retint en la serrant.


« Toutes les rumeurs ne sont pas exactes… »

Sa voix était douce et lente. Elle aurait pu agir comme un charme envoûtant.

Elle libéra enfin le Négociant, acquiesçant d’un sobre hochement de tête quand il lui rappela que le remède l’attendrait chez lui en fin de journée, puis regarda l’épaisse silhouette s’éloigner.

Elle se détourna alors et s’enfonçant dans l’allée principale, leva la main qu’il avait étreinte jusqu’à ses yeux. Un sourire enthousiaste flatta ses lèvres. Le Maître d’armes avait eu le temps de savoir ce qu’il y avait à savoir. La main était prometteuse…



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