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 Marché du Rialto

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Leandro di Ascani
Vicomte - Ca'Adorasti
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Nombre de messages : 21
Date d'inscription : 08/04/2007

MessageSujet: Re: Marché du Rialto   Jeu 31 Mai - 5:53

Quoi opposer à l’interrogation farfelue de son interlocuteur sinon un franc éclat de rire?
Leandro ne savait si l’intention de ce dernier était bel et bien de le divertir, mais il lui aurait été impossible de conserver son sérieux devant l’expression attentive de son vis-à-vis, qui lui rappelait immanquablement son vieux maître de lettres. Le cher homme, combien de fois s’était-il retrouvé enfermé à double-tour dans la salle d’études, son élève s’étant volatilisé, clé en poche?
Ainsi se comportait l’aventurier envers les théoriciens et autres remueurs d’aphorismes. Non pas qu’il fut totalement dénué d’estime pour ceux qui avaient fait de la réflexion leur profession. Il éprouvait même quelque admiration pour certains libres penseurs, dont les vues épousaient les siennes. Les contemplations profondes d’autres exaltés n’arrivaient cependant qu’à susciter son amusement.
Qu’on le consulte quant à la signification métaphysique du mouchoir dont il s’était servi comme chiffon faisait justement partie de ces méditations trop obscures pour être éclairées par la raison.

Avant qu’il ne puisse émettre sa théorie sur la question, on s’en chargeait à sa place et d’une fort gracieuse façon.
Se tournant à demi pour mieux considérer la nouvelle arrivante, il eut tôt fait d’apprécier les charmes qui lui étaient présentés avec autant d’esprit que de beauté. L’odeur mêlée de sel, de sang et de poudre à canon lui ferait peut-être défaut d’ici la fin de sa retraite. Pour l’instant, du moins, Venise, son pain, ses jeux et ses femmes lui accordaient beaucoup plus qu’il n’aurait espéré.


"Et tout comme ces châles moirés dont s’adornent les plus sublimes déesses d’Orient et dont la valeur n’attire que les plus riches et les plus puissants," fit-il, en réplique au commentaire de la jeune femme.

Il s’inclina bien bas, faisant fi du flot des passants qui n’avaient de cesse de jeter des coups d’œil en direction de leur curieuse assemblée.


"Monsieur degli Albizzi, enchanté de faire votre connaissance en des termes si généreux. Puisse ce mouchoir avoir eu pour utilité de me graver dans votre mémoire pour l’éternité, Madame," déclara-t-il, son regard audacieux soutenant le sien. "Mon nom est Leandro di Ascani, vicomte-pirate, pirate-vicomte, dépendant de mon humeur et de la direction des vents. En ce lieu, toutefois, il m’apparaît que bizarrerie exotique siérait mieux à mon rang." Un sourire illumina son visage avant qu’il ne s’enquière : "Puis-je connaître le nom de celle aux pieds de qui tout grand monarque aurait déposé un empire?"
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Iago degli Albizzi
Gentilhomme - Ca'Grazziano
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MessageSujet: Re: Marché du Rialto   Jeu 31 Mai - 18:27

Ah ! La dame Rivieri faisait son apparition, éblouissante comme toujours, même lorsqu'elle faisait des emplettes. Sa réponse était pleine de bon sens, là encore, comme toujours et ses paroles fines et intelligentes.

Iago l'avait saluée d'un signe de tête et d'un sourire avant de coller sa main blessée à son oreille, faisant mine de l'écouter avant de répondre.


"Elle va beaucoup mieux, elle vous remercie de l'honneur que vous avez de prendre de ses nouvelles..."

Durant l'échange qui suivit entre ses deux interlocuteurs, Iago ne put s'empêcher de penser qu'il y avait quelque chose d'assez semblable entre eux. Quelque chose de sensuel, d'un peu sauvage, de libre. Iago n'aurait pas été Iago, il aurait sans doute été envieux de cette liberté sans souci et sans douleur, alors que lui-même ne connaissait que le tourment des questions sans réponses.
Mais là, il se contentait de les trouver tout à fait sympathique.


"Bien ! Puisque ce mouchoir semble nouer les destinés, il me semble tout à fait juste d'en faire offrande aux divinités des canaux."

Il se retourna et jeta le mouchoir dans le grand canal.

"Accepte ce modeste présent, Ô Dieu glauque de ces eaux fétides et nauséabondes."

Il avait dit cela avec un grand naturel, et se retourna vers Leandro et Graziella comme s'il était tout à fait courant d'offrire des mouchoirs aux "divinités des canaux".

"Bien, ceci fait, cher Monsieur le Vicomte Pirate, permettez-moi de vous présenter la Cléopâtre des temps modernes, ou pour reprendre les termes d'Elio, un des miens amis et ami de la dame également, "celle dont les charmes ne sont plus à vanter, Madame Graziella Rivieri que d'aucuns nomment avec envie LA Rivieri."

J'espère Madame, que cette présentation vous convient..."

Iago était loin de se douter que "être un ami d'Elio", le point commun entre Graziella et lui-même, était une définition qui s'appliquait également à Léandro.
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Graziella Rivieri
Courtisane
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MessageSujet: Re: Marché du Rialto   Sam 2 Juin - 23:31

Graziella inclina la tête à la réplique de Leandro, lui renvoyant ses paroles en une autre métaphore habile. Elle sourit d'autant plus qu'elle entendait des commentaires en tout genre dans son dos. Dieu qu'elle aimait ça la jalousie de la foule et les regards réprobateurs.

La réponse de Iago sur l'état de sa main la fit rire. Cet homme était décidément singulier. Pas étonnant qu'Elio l'ait pour ami. Cependant, en le voyant jeter le mouchoir dans le canal avec une petite mise en scène, il était clair que ses faits et gestes étaient parfois vraiment étranges. Graziella n'arrivait pas encore à savoir s'il faisait cela pour attirer l'attention sur lui ou s'il était vraiment simple... pourtant on ne pouvait pas dire que ses réflexions, quoique alambiquées, étaient sottes.

La courtisane se retourna de nouveau vers Leandro qui se présentait. Elle inclina de nouveau la tête en souriant. Il était donc vicomte. Elle ne s'était donc pas trompée en évoquant un mouchoir précieux brodé d'or.


"Pirate..? Vraiment ? Me feriez-vous l'honneur de me conter un jour vos aventures ? Il n'y a rien de plus passionnant que l'exotisme..." dit-elle en lui lançant un bref regard dévorant.

Elle fut dispensée de se présenter à son tour car le gentilhomme le fit à sa place, et avec brio. Elle inclina la tête vers Iago pour le remercier et lui sourit.


"Oh mais c'est une présentation on ne peut plus précise, je vous remercie, monsieur degli Albizzi. A ce propos, pourrais-je vous poser une question ? J'ai compris que vous étiez un bon ami du prince Elio Lacryma Adorasti mais je suis curieuse d'en savoir un peu plus... Comment l'avez-vous connu ?"
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Leandro di Ascani
Vicomte - Ca'Adorasti
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MessageSujet: Re: Marché du Rialto   Dim 10 Juin - 21:42

Les excentricités de ce degli Albizzi laissaient Leandro profondément perplexe. Il aurait probablement envoyé le dévot rejoindre son offrande dans le canal, si cela n’avait été du nom de cet ami commun qui fut évoqué.
Assurément, Elio savait bien s’entourer : un bouffon pour le divertir et une femme à la beauté qui devait piquer bien des convoitises. Devait-il révéler à son tour son lien avec le Prince? S’il devait tenir secrètes les circonstances de leur rencontre, se manifester en tant que fidèle suivant du maître de la Ca’Adorasti n’avait par contre pas été frappé d’interdit.
Qu’avait-il à perdre en proclamant ses allégeances? Strictement rien puisqu’à priori, il se trouvait en terrain amical et que son obédience variait au gré du vent, des tempêtes et du gagnant.


"Je dirais même pirate-servant, Madame, à la disposition de Sa Grâce, le Prince Elio Lacryma Adorasti. Soyez tous deux assurés que les amis de mes amis sont mes amis et que, par la force des choses, nous voici d’ores et déjà en bonne intelligence."

Un sourire éclaira son visage avant qu’il ne s’incline devant celle qu’on lui désignait comme La Rivieri, quémandant une main à frôler de ses lèvres épanouies.

"Madame, votre réputation vous précède et voyage bien au dehors des murs de cette cité, par delà l’Italie et notre Mare Nostrum. Votre nom trouve écho jusqu’aux oreilles d’un vice-amiral que je croisai à Saint-Domingue et dont je tairai le nom par respect pour sa peine. Sachez toutefois que des années après votre première entrevue, il soupirait toujours au souvenir de votre visage. Il n’est de blessure plus vivace que celle portée au cœur."

Il n’était point aisé de déterminer s’il disait vrai, son ton comme son expression se situant à la frontière entre le grave et le pastiche.
C’était sciemment qu’il maquillait la vérité ou confirmait le mensonge avec ce sérieux comique, laissant le soin à son public de tirer leurs propres conclusions de ses improbables récits.


"Puisque les questions en chassé-croisé semblent constituer notre conversation, puis-je m’enquérir de la façon dont vous avez fait la connaissance du Prince?"


Dernière édition par le Mer 20 Juin - 17:01, édité 1 fois
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Iago degli Albizzi
Gentilhomme - Ca'Grazziano
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MessageSujet: Re: Marché du Rialto   Mer 20 Juin - 13:42

Iago s’amusait toujours à voir les regards perplexes des gens qui l’entouraient. Evidemment, la plupart des gens le prenaient simplement pour un fou, mais pour lui, dire avec le même sérieux les phrases de la vie courante et des absurdités, c’était affirmer une fois de plus la vacuité éternelle de la parole humaine.

Il allait sombrer une fois de plus dans ses réflexions sinistres lorsque la courtisane le rattrapa d’une question toute simple « comment l’avez vous connu ? ».

L’expression de son visage vacilla, le sourire ironique disparaissant au profit d’un regard presque embarrassé alors que le souvenir de sa première rencontre d’Elio remontait à la surface de sa mémoire.


« Nous… nous sommes connus enfants. Florence n’est pas une très grande ville. Nous avons pour ainsi dire grandi ensemble. Jusqu’à ce que des… circonstances familiales malheureuses m’obligent à quitter la ville. »

Sans pouvoir s’en empêcher, c’était avec une grande pudeur que Iago s’exprimait sur ce sujet. Mais c’était clairement de l’amertume qui avait percé sous sa dernière phrase.

Il resta ensuite silencieux. Il ne commenta ni l’idiotie du hasard (qui rassemblait sur une place trois êtres étrangers et étranges dont le seul point commun était d’avoir les yeux levés vers une même personne) ni les paroles du pirate (dont les élucubrations n’étaient pas si loin des siennes, remplaçant simplement le dieu du canal par un vice-amiral des Antilles…).

Il se contenta de se tourner vers Graziella, curieux de sa réponse, et se demandant si à son tour elle allait renvoyer la question au pirate-servant dont l’histoire, si elle était racontable, était sans doute un morceau de bravoure.
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Graziella Rivieri
Courtisane
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MessageSujet: Re: Marché du Rialto   Mer 27 Juin - 21:25

C'est avec une certaine retenue que la courtisane écouta la réponse de Iago. Cela l'intéressait, bien évidemment, mais elle n'aurait rien éprouvé de plus que de l'indifférence s'il avait décidé de ne rien lui dire. C'est pourquoi en le voyant répondre avec autant de simplicité et semblait-il d'honnêteté, il lui sembla que par sa question, elle avait touché un point sensible ou un souvenir douloureux de l'enfance du gentilhomme. Elle se contenta donc d'acquiescer en souriant sans rien ajouter.

Graziella eut un sourire surpris quand elle apprit que Leandro était, lui aussi, un proche du prince Elio.


"Finalement, est-ce vraiment une surprise...? J'ai toujours dit que les amis du prince Elio étaient tous.. dignes d'intérêt." dit-elle d'un air amusé, laissant glisser son regard successivement sur les deux hommes.

Elle tendit gracieusement sa main au vicomte alors qu'il s'inclinait. Un bref instant, la courtisane soutint en souriant le regard d'une bourgeoise qui commérait à son sujet avec sa voisine, juste dans le dos de Leandro.

Ses yeux bleu clair se posèrent de nouveau sur le visage halé lorsqu'il fut redressé et ses lèvres s'étirèrent lentement à ses compliments. Puis ce fut un rire franc qu'elle laissa filtrer entre les doigts de sa main gantée quand il lui conta les peines de coeur d'un vice-amiral. Peu importait si ce qu'il disait était vrai, faux ou simplement exagéré. Si ce n'était pas un vice-amiral, elle savait pertinemment que certains de ses courtisans ne l'avaient pas oubliée même après de nombreuses années... un en particulier.


"Comment je connais le Prince Elio ? Vous savez.. quand on rencontre des vice-amiraux qui voyagent par-delà l'Italie.. il serait bien malchanceux de ne point rencontrer le Maître d'au moins l'une des deux illustres familles de la Sérénissime."

Elle restait vague, façon pour elle de dire que certains détails lui appartenaient et qu'il était inutile d'insister pour en savoir d'avantage.

"Quant à vous... ne me dites rien sur la façon dont vous avez rencontré le prince Elio... je préfère vous imaginer tous deux sur un navire majestueux, battant fièrement les mers, toutes voiles déployées." dit-elle, regardant théâtralement le ciel d'un air amusé, une main sur son coeur.
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Leandro di Ascani
Vicomte - Ca'Adorasti
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MessageSujet: Re: Marché du Rialto   Dim 1 Juil - 7:56

Ses deux interlocuteurs semblant peu enclins à s’étendre sur la nature de leur relation et les circonstances de leur rencontre avec Elio, Leandro ne se sentit nullement obligé à se montrer plus volubile quant à la nature de sa relation et aux circonstances de sa rencontre avec le Prince.

"Vous n’avez pas tort en faisant mention d’un navire majestueux, Madame, puisqu’Elio et moi-même avons fait connaissance en haute mer. À défaut de vous narrer le récit complet de nos folles équipées, je me contenterai d’évoquer à votre esprit de fabuleux trésors, des contrées encore inexplorées et d’épiques combats contre des ennemis sans pitié, afin de vous dépeindre ce qui constituait le quotidien du Prince, à bord de mon navire."

Ses dires auraient indéniablement fait sourciller le second héros de ses aventures, mais il aurait été faux d’affirmer qu’ils étaient complètement inexacts. Tout n’était, au demeurant, qu’une histoire d’interprétation des faits.
Un trésor, le corsaire en avait bien découvert un au terme de son voyage. Des combats s’étaient bel et bien déroulés. Quant aux contrées inexplorées, l’illustre hoir des Adorasti avait sans aucun doute fait la visite d’endroits inconnus de lui pendant leur périple.

Une nouvelle question allait franchir ses lèvres quand un mouvement attira ses yeux, jusqu’alors plongés dans ceux de son interlocutrice, et il put surprendre un homme essayant de chaparder le contenu des paquets que portait un valet inattentif.
D’un mouvement leste, le navigateur dégaina le fleuret à sa taille et barra la route du larron pour appuyer la lame contre un poignet découvert.

"Sais-tu qu’en terre musulmane, il aurait été de mon devoir de te couper la main gauche et, puisque tu n’en es certainement pas à ton premier délit, également la droite?"

Un éclat d’acier luit dans son regard encore chaleureux un instant plus tôt, sa poigne se raffermissant sur sa rapière.
Prenant conscience de l’émoi qu’avait suscité la vue de son arme, tirée hors de son fourreau, il décida de renoncer aux lois coraniques ou à la discipline instaurée sur son vaisseau.

"Mais nous sommes à Venise, c’est pourquoi je te laisse t’enfuir en te déconseillant de marauder à nouveau les achats d’une dame de qualité alors qu’elle est en conversation avec un gentilhomme de mauvaise éducation."

Le happe-bourse eut tôt fait de s’esquiver sous le regard mauvais des passants, incertains de celui qu’il leur fallait dévisager avec le plus de méfiance. S’inclinant devant la Rivieri, le pirate raccrocha son épée à sa taille tel que l’aurait fait un chevalier-servant devant sa châtelaine.

"Madame, permettez-moi de vous raccompagner jusqu’à votre demeure. Les tire-laines me paraissent nombreux en ces lieux et les risques qu’on ne vous dérobe quelque bien de valeur le sont tout autant."
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Iago degli Albizzi
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MessageSujet: Re: Marché du Rialto   Lun 9 Juil - 14:42

Décidément, le corsaire était amusant. Il semblait avoir une facilité surprenante à partir dans de grands récits épiques. Mais peut-être y avait-il moins d’exagération dans ses dires que Iago ne l’imaginait. Du moins, on pouvait se poser la question à voir la rapidité avec laquelle il sortait son fleuret…

Il y avait quelque chose de délicieusement ironique à voir un corsaire arrêter un tire-laine. Iago retint son commentaire sur le thème de « tel est pris qui croyait prendre » et les poissons qui se mangent la queue, d’une part parce qu’il doutait que cela soit très compréhensible, et parce que son regard venait d’être attiré par un valet portant la livrée des Grazziano, qui visiblement voulait lui parler mais n’osait pas s’approcher trop.

La nuit commençait à tomber, et Léandro proposait à Graziella de la raccompagner. Quelle galanterie… Iago s’inclina légèrement.


"Cher Leandro, ce fût un plaisir de te rencontrer. Chère Madame, je vous laisse à votre chevalier servant. Il paraît qu’il y a une fête au Castello ce soir, peut-être que je vous y apercevrai…"

Dernière courbette ironique, et Iago s’éloigna de quelques pas pour retrouver le valet Grazziano et le message qui l’attendait.

Après avoir pris connaissance du message, il décida de marcher un peu dans les rues afin de réfléchir à la nouvelle.


[Le Jardin du Castello - L'allée Centrale]


Dernière édition par le Sam 4 Aoû - 12:59, édité 1 fois
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Graziella Rivieri
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MessageSujet: Re: Marché du Rialto   Mar 17 Juil - 22:04

"De fabuleux trésors ? Voilà qui est intéressant... et.. des combats épiques.. et bien, je suis heureuse d'apprendre que le prince Elio, et vous même... , avez survécu à cela sans dommage, c'eut été regrettable..." dit-elle d'un faux air détaché, son regard glissant distraitement sur le visage de Leandro jusqu'à ses lèvres.

Subitement le regard de Leandro fut attiré par autre chose et la courtisane le vit bondir de côté et sortir son épée contre ce qui semblait être un petit voleur. Attentive, elle observa la scène tout en tapotant son menton du bout de ses doigts, amusée par les cris que poussaient les dames qui s'écartaient très loin de l'agitation.

Alors qu'il revenait vers elle, Graziella lui sourit.


"Un pirate justicier au service de Sa Grâce et des dames.. que demander de mieux... ? J'accepte votre offre avec plaisir monsieur di Ascani." dit-elle en inclinant la tête quand il lui proposa de la raccompagner chez elle.

*Par ce geste, vous ressemblez plus au prince Elio que vous ne l'imaginez...* pensa-t-elle en souriant, se remémorant une scène presque identique.

Graziella se tourna vers Iago pour le saluer à son tour.


"Peut-être oui.." ajouta-t-elle à sa remarque. "Au revoir monsieur degli Albizzi."

Puis se retournant vers son chevalier servant, la courtisane prit le chemin de sa maison en sa compagnie.

[Calle Galante]
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