Le MenuetLe menuet est une danse traditionnelle de la musique baroque, à trois temps et à mouvement modéré, gracieuse et noble. D'un point de vue formel, le menuet comporte deux sections avec reprise chacune. C'était une des danses préférées de Louis XIV et de sa cour.
C'est une des danses facultatives de la suite : elle s'insère généralement après la sarabande et avant la gigue. Elle est le plus souvent doublée avec répétition du premier menuet, sans reprise, après le second menuet, les thèmes des deux étant apparentés.
C'est la seule danse de la suite à avoir été conservée dans la sonate : il y aura encore des menuets dans les symphonies de Haydn, de Stamitz, mais il disparaît ensuite, remplacé par le scherzo.
Le pas de menuetLe menuet a une métrique ternaire et se joue en mesure 3/4. Un pas de menuet s'accomplit en deux mesures et les quatre appuis sont répartis sur les six temps de manière variable, par exemple, selon Rameau :
1+2 : demi-coupé du pied droit
3+4 : demi-coupé du pied gauche
5 : pas élevé du pied droit
6 : pas élevé du pied gauche
D'autres auteurs préconisent la répartition suivante :
1+2+3 : demi-coupé du pied droit
4 : demi-coupé du pied gauche
5 : pas élevé du pied droit
6 : pas élevé du pied gauche
Les temps 4 à 6 forment alors un pas de bourrée.
D'autres enfin suggère la rythmique suivante :
1+2 : demi-coupé du pied droit
3 : demi-coupé du pied gauche
4+5 : pas élevé du pied droit
6 : pas élevé du pied gauche
Les figures
Le menuet comporte, à l'origine, les cinq figures suivantes :
la figure d'introduction
la figure principale, appelée « Z »
présenter la main droite
présenter la main gauche
présenter les deux mains.
La PassacailleLa passacaille — on trouve aussi le nom italien passacaglia — , est un genre musical pratiqué aux XVIIe et XVIIIe siècle.
Initialement, la passacaille est une danse populaire d'origine espagnole qui remonte à la Renaissance. Transplantée dans d'autres pays d'Europe, elle y devient une danse prisée par la noblesse. C'est alors une pièce de grandes proportions, à trois temps, lente et solennelle, basée sur la répétition et la variation d'un thème avec basse obstinée.
À ce stade de son évolution, elle devient indiscernable de la chaconne, car les noms semblent interchangeables selon les compositeurs : Louis Couperin intitule une de ses pièces « chaconne ou passacaille » ; François Couperin fait de même dans sa première suite pour viole (passacaille ou chaconne) et semble éviter le problème en nommant une de ses compositions pour clavecin L'amphibie ; selon Mattheson, la chaconne est plus lente que la passacaille mais d'Alembert dit le contraire, etc.
Ces deux pièces sont construites selon trois procédés qui peuvent se combiner :
le rondeau (un refrain répété entre des couplets variés) ;
la variation mélodique ou rythmique ;
la basse obstinée (motif thématique répété à la basse qui peut parfois passer aux voix supérieures dans la passacaille).
La passacaille, comme la chaconne est utilisée de façon occasionnelle dans la suite de danses, dont elle est presque toujours la pièce finale. Elle est également souvent utilisée, en France, comme morceau final des pièces lyriques importantes : tragédies lyriques, opéras-ballets.
La PassepiedLa passepied ou passe-pied est une danse traditionnelle européenne, originaire de Bretagne, à trois temps, vive et gaie, proche du menuet, mais plus rustique (le menuet est souvent associé à la musique de cour). Le mot est attesté en 1532.
Il désigne également l'air de musique qui accompagne et rythme la danse.
Le passepied apparaît parfois dans la suite (souvent placé entre la sarabande et la gigue).
Exemples de passepieds :
Jean-Sébastien Bach
Suite anglaise n° 5 en mi mineur (BWV 810)
Partita pour clavier n° 5 en sol majeur (BWV 829)
Ouverture pour orchestre N°1 en ut majeur (BWV 1066)
Le ReelLe reel est une danse traditionnelle écossaise et irlandaise, ainsi que le nom de la musique accompagnant cette danse.
Description
On croit que le reel tire son origine d'une vieille danse irlandaise appelée le Hey aux environs de 1500. De nos jours, de nombreux reels irlandais sont agrémentés de nouvelles compositions et d'airs de différentes traditions qui sont facilement adaptable au style. Il s'agit du style de musique le plus populaire du folklore dansant irlandais.
Il s'écrit en 4/4 ou 2/2. Tous les reels ont la même structure, constituée d'un mouvement de trille avec un accent sur le premier et troisième temps. La plupart des reels possèdent deux motifs (AABB) qui sont répétés. Chaque partie dure huit mesures qui sont divisées en quatre mesures puis en deux. Cette paire de mesures constitue une phrase. La structure d'un reel repose sur le principe de question-réponse dont « A » est la question et « B » est la réponse. Le groupe de 32 mesures est répété trois ou quatre fois avant qu'un nouveau reel s'amène. Cette façon de regrouper deux ou plusieurs chansons ensemble est typique des airs de danse.
Le RigaudonOn trouve les premières traces de cette danse en Provence aux XVIIe et XVIIIe siècles où elle est la danse en vogue de haut en bas de l’échelle sociale.
Madame de Sévigné l’apprécie dans les plus hautes sphères de cette province en 1672 ; c’est une danse enseignée aux jeunes gens de la noblesse. Un autre témoignage de 1786 rappelle aussi le goût des paysannes pour cette danse.
Des compositeurs comme André Campra et Jean-Philippe Rameau en ont fait usage dans quelques-unes de leurs œuvres.
La RondeDans le solfège, la ronde est une figure de note représentée par un ovale de couleur blanche, dont la position sur la portée — ligne ou interligne — indique la hauteur de la note de musique.
Le silence de la ronde est la pause, figure de durée identique.
Une ronde et une pause :
La pause peut également être utilisée de manière spéciale : placée seule au centre d'une mesure, elle indique que cette mesure est en silence, et ceci, même si le total des valeurs de la mesure en question lui est théoriquement supérieur ou inférieur.
La ronde est la plus longue de la « notation arrondie » de la Renaissance : elle symbolise une durée égale à deux blanches, quatre noires, huit croches, seize doubles croches, etc.
Par exemple, dans une mesure chiffrée 4/4, la ronde vaut quatre temps, soit, la totalité de la mesure.
La ronde est l'unité de calcul du chiffrage de la mesure, ce qui permet de toujours connaître le contenu de chaque mesure, en figures de notes.
Par exemple :
- 3/4 signifie « trois quarts de ronde », soit « trois noires par mesure » ;
- 2/2 signifie « deux moitiés de ronde », soit « deux blanches par mesure » ;
- 6/8 signifie « six huitièmes de ronde », soit « six croches par mesure » ; etc.
Lorsque le son se prolonge pendant plusieurs mesures, il est représenté par des rondes liées.
Dans les préludes non mesurés de la tradition française du XVIIe siècle, tous les sons étaient notés en rondes, indépendamment de leur durée. Il revenait donc à l'interprète de déterminer ces durées selon le caractère de la pièce, ce qui faisait de celle-ci une musique improvisée.
Le RondeauEn danse traditionnelle, le rondeau est une danse de Gascogne — mesure à 6/8 — qui se déplace en petite chaîne (4-5).
Le Saltarelloétait une danse joyeuse et vivante qui s'est développée a partir de la gaillarde de Naples, dans le courant du XIIIe siècle en Italie. Les recueils de danses de Pierre Attaignant et de Pierre Phalèse contiennent plusieurs saltarelles.
C'est une danse à trois temps, nommée a partir d'un de ses pas particulier, d'après le verbe italien saltare (sauter).
La Sarabande est une danse lente et noble, de rythme ternaire (3/2 ou 3/4) d'origine espagnole.
Elle fait partie des quatre danses « obligatoires » de la suite classique et se joue ordinairement après la courante. Elle précède en principe la gigue, mais avec possibilité d'intercaler entre elles certaines danses optionnelles telles que : menuet, gavotte, bourrée, passepied, rigaudon, etc.
Lors du remplacement de la suite par la sonate, elle donne naissance au mouvement lent médian.
La SicilienneDanse traditionnelle vraisemblablement originaire de la Sicile (bien qu'aucun document ne le prouve), à caractère pastoral, souvent en 6/8 ou 12/8. Elle fait partie des danses gayes, avec la forlane et la gigue.
Attestée en Italie dès la fin du XIVe siècle, elle s'affirme aux XVIIe et XVIIIe siècles dans la musique instrumentale et vocale. Les airs utilisés dans les opéras sont plus lents que la danse d'origine.
La Suite de Danses ou plus brièvement suite — est une forme musicale baroque en usage du XVIe au XVIIIe siècle, progressivement supplantée par la sonate.
C'est sans conteste la forme la plus pratiquée dans la musique française des XVIIe et XVIIIe siècle. Mais son domaine s'étend largement au-delà des frontières du royaume de Louis XIV et Louis XV : elle a intéressé la majorité des compositeurs allemands, de même que quelques-uns des grands noms de la musique instrumentale italienne. Il faut rapprocher cette diffusion de celle du modèle architectural de Versailles auprès des cours étrangères.
La Tarentelle est une forme musicale traditionnelle provenant du sud de l'Italie. Connue dès le XVIIe siècle, elle a probablement des racines bien plus anciennes dans le culte des dieux antiques : certains chercheurs y voient une lointaine descendance des rites dionysiaques.
Particulièrement vivace, cette musique, accompagnée d'une danse effrénée, était jouée au cours de cérémonies qui pouvaient durer des journées entières, afin de guérir ceux que l'on croyait être victimes de morsure d'une araignée légendaire, la tarentule. Les qualités thérapeuthiques qu'on leur prêtait étaient également un prétexte afin de perpétuer des danses d'origines païennes dans l'Italie catholique
rigoriste du XVIIe siècle.
La Volte est une danse de couple vive et tournoyante, en vogue dans toute l'Europe du XVIe siècle jusqu'au milieu du siècle suivant. Pratiquée tant à la cour qu'à la ville, répandue dans l'Italie du Cinquecento, la volte est décrite par Thoinot Arbeau dans son Orchésographie (1589), puis par Cesare Negri dans son traité Le gratie d'amore (1602) sous le nom de volta.
Certains prétendent qu'elle est à l'origine de la valse.